22.4.08

Quand on ne sentira plus la rose…

Lorsqu’on parle de pollution atmosphérique, on pense à ses répercussions sur la santé humaine. Mais qui pourrait imaginer de telles conséquences sur les plantes ?

La fleur est un peu le joker de la plante : une façon efficace d’attirer les insectes vers elle, car sans eux, la reproduction végétale ne serait pas ce qu’elle est. Voilà pourquoi la fleur est si jolie, colorée et parfumée, qualité qui en a visiblement pris pour son grade ces derniers temps. C’est ce qu’annonce José D. Fuentes, biologiste à l’Université de Virginie aux États-Unis, dans son étude publiée dans la revue Atmospheric Environment.

Les nouvelles ne sont pas bonnes donc : le parfum des fleurs serait très perturbé par la pollution atmosphérique ! Résultat, quand des molécules odorantes libérées dans l’air pouvaient parcourir 1000 à 1200 mètres dans le sens du vent au début du XIXe siècle, elles n’en font plus aujourd’hui que 200 à 300 dans les grandes villes… Pourquoi ? Parce qu’elles sont très volatiles et se lient rapidement aux polluants (ozone, radicaux hydroxyles et nitrés).

Une association fatale pour la diffusion du parfum des fleurs ! Évidemment, les régions à forte activité industrielle et forte densité humaine, les plus polluées, sont les plus touchées. Résultat, les petits pollinisateurs – dont les abeilles qui disparaissent mystérieusement - ont de plus en plus de mal à localiser les fleurs pour butiner. Un vrai problème aussi bien pour les plantes que les insectes…


Source : Sur la toile

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