<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462</id><updated>2011-11-23T10:48:02.377+01:00</updated><category term='Inde'/><title type='text'>e-znogood</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://eznogood.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>114</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-6817520112840291497</id><published>2011-11-23T10:46:00.001+01:00</published><updated>2011-11-23T10:48:02.382+01:00</updated><title type='text'>Arbeit macht frei</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le cinquième suicide européen&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’Allemagne et la France se sont trouvées à quatre reprises en un siècle, chacune à son tour, en situation de pouvoir, par des décisions absurdes, ou honteuses, transformer l’Europe en un champ de ruine. Et elles l’ont fait. En 1914, toutes les deux ont participé à l’engrenage qui a conduit à la première guerre mondiale. En 1919, c’est la France, qui a pris la mauvaise décision en exigeant de l’Allemagne qu’elle paie le prix de la guerre. En 1933, c’est l’Allemagne qui a pris le mauvais chemin en choisissant Hitler comme chancelier . En 1936, c’est la France qui commit l’erreur de laisser le Führer réoccuper la Ruhr, ouvrant la voie à la deuxième tragédie siècle. A chaque fois, une autre décision était possible, qui aurait fait du vingtième siècle un temps d’abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est de nouveau au tour de ’Allemagne de tenir dans sa main l’arme du suicide collectif du continent le plus avancé du monde : Si elle refuse d’accepter le chemin étroit qui passe par le rachat par la BCE des obligations arrivées à maturité, suivi de l’émission d’une dette souveraine européenne, remboursée par deux points de tva européenne et d’une réforme des traités permettant de mieux contrôler les laxismes des uns et les égoïsmes des autres, la catastrophe aura lieu.&lt;br /&gt;Pour que Berlin ne soit pas, une fois de plus, responsable d’un suicide européen, l’Allemagne doit sortir de trois illusions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Elle n’est pas le bon élève de l’Union, qui refuse de payer pour les erreurs des autres. Sa dette publique est de 82% du PIB, pratiquement égale à la dette française ; dix de ses banques, toutes publiques, qui fournissent 20% des crédits au secteur non financier allemand, sont en tres mauvaises situation. Sa consommation d’énergie dépendra de plus en plus du gaz russe, qui représente 37% de ses importations. Sa démographie est catastrophique au point que , en 2060, il y aura moins d’Allemands que de Français et que 44% de la population allemande aura plus de 65 ans contre seulement 35% en France, ce qui rendra particulièrement difficile le remboursement de la dette publique allemande. Enfin l’avenir de l’industrie allemande n’est pas si prometteur qu’elle le croit : selon une récente étude anglaise, sur les 100 entreprises les plus innovantes du monde, 11 sont françaises et seulement 4 sont allemandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Elle est le premier bénéficiaire de l’Union européenne , qui a financé en partie sa réunification, et lui a permis de gagner près de 15 points de parts de marché à l’intérieur de la zone euro et de devenir le premier pays exportateur de produits agroalimentaires en recrutant du personnel venu de l’Est de l’Europe au tarif de ces pays, ce que la France ne veut et ne peut faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Elle a tout à perdre à sortir de la zone euro, qui ruinerait son système bancaire et lui couterait, selon une étude suisse, de 20 à 25% de son PIB la première année et la moitié chacune des années suivantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Elle croit à tort qu’un soutien provisoire de la BCE à la liquidité des banques et des Etats européens entrainerait une inflation massive, qui ruinera ses vieux, majoritaires , alors qu’il ne peut y avoir d’inflation massive quand le chômage est aussi élevé et quand la financiarisation de l’économie freine la transmission de la monnaie vers l’économie réelle.&lt;br /&gt;Lueur d’espoir : à lire les toutes dernières déclarations de la Chancelière, et le programme de son parti approuvé le 15 novembre, (souhaitant une évolution vers un fédéralisme européen, et laissant entendre qu’elle pourrait accepter de faire de la Banque centrale Européenne le garant de dernier recours) il semble que l’Allemagne se prépare à reconnaitre ces évidences. Il appartient maintenant à la France de la prendre au mot. Tout est encore possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Jacques Attali http://blogs.lexpress.fr/attali/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-6817520112840291497?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6817520112840291497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6817520112840291497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2011/11/arbeit-macht-frei.html' title='Arbeit macht frei'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8413408826495805452</id><published>2011-09-05T09:22:00.005+02:00</published><updated>2011-09-05T09:51:13.758+02:00</updated><title type='text'>poetic</title><content type='html'> &lt;iframe width="400" height="255" src="http://www.youtube.com/embed/x4JIXC2LmB0" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-8413408826495805452?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8413408826495805452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8413408826495805452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2011/09/poetic.html' title='poetic'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/x4JIXC2LmB0/default.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3477455620855867132</id><published>2009-12-11T17:23:00.002+01:00</published><updated>2009-12-11T17:29:23.361+01:00</updated><title type='text'>Le travail du temps</title><content type='html'>Au lieu de supprimer la rareté, une surabondance d'informations ou de biens ne fait que mettre en évidence à quel point c'est le temps qui nous manque toujours, constituant notre bien le plus précieux et le plus rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps, c'est la vie, c'est l'existence même, la durée qui nous est impartie dans ses limites matérielles. Nous ne sommes pas pour autant spectateurs passifs de ce passage du temps. Privés certes d'éternité, en tant que simples mortels, nous nous projetons activement malgré tout dans le futur d'une vie qui ne s'épuise pas du tout dans l'instant de la présence mais imprime sa marque dans les mémoires. Le temps, c'est d'abord le temps du désir, finalité qui s'introduit dans la chaîne des causes et configure un monde où le temps vient à manquer par construction, dans l'écart entre le subjectif et son objectif, entre la triste réalité et son idéalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a donc rien de plus normal que de faire du temps de travail la mesure de la valeur et l'on comprend fort bien que le moteur du capitalisme soit le gain de productivité, c'est-à-dire la réduction du temps de travail par unité produite. Seulement, il y a un hic à l'ère du numérique ! C'est que le travail immatériel n'étant pas linéaire, au contraire du travail de force ou du temps machine, il ne peut plus se mesurer par le temps dès lors que sa productivité n'est plus proportionnelle au temps passé. Ce n'est pas accessoire et entre en opposition frontale avec le salariat comme temps de subordination au profit du travail autonome et de contrats de projet. On devrait bien assister à une totale reconfiguration des rapports de production, des modes de distribution et des protections sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas pour autant l'abolition du temps, évidemment, surtout pas qu'il nous manquerait moins, bien au contraire. Ce n'est même pas la disparition de la valeur-travail qui garde une bonne part de sa pertinence. C'est seulement, mais ce n'est pas rien, que le temps ne suffit plus à mesurer la production immatérielle, ce dont il faut essayer d'évaluer toutes les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le temps de travail&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans la valeur-travail une équivalence générale postulée entre n'importe quel temps de travail, équivalence qui ramène toute marchandise à sa valeur d'échange. L'indifférenciation de l'argent, pour qui tout s'achète et se vend, rejoint l'indifférenciation d'un travail quelconque réduit à sa durée moyenne. C'est ce qu'on retrouve d'ailleurs dans la "monnaie-temps", liée plus qu'on ne croit au salariat. C'est aussi l'utopie, impensable autant dans les sociétés d'ordre que dans une économie du savoir, de l'abolition de la division du travail, comme si toutes les compétences se valaient et que tout le monde les possédaient sans apprentissage aucun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, non seulement il n'y a pas équivalence entre les savoirs et les spécialisations mais il y a aussi différentes temporalités et si l'on peut dire que le temps nous manque immanquablement, cela n'empêche pas qu'il y a pourtant du temps en trop, celui de l'ennui sans désirs ou de l'attente mais aussi le temps de la souffrance et... le temps de travail lorsqu'il est temps de subordination, travail forcé et non travail choisi. Le travail, c'est ce que l'économie libérale appelle une "désutilité" ! Cependant, ce temps de trop reste du temps perdu, et qui nous manquera d'autant plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouveauté, qui brouille les cartes, c'est que le chômage lui-même dure trop longtemps pour celui qui ne trouve pas d'emploi et que de ce fait, le travail, jadis si maudit, est devenu ouvertement désirable. Certes, pas n'importe quel travail, mais y compris pour les riches qui ne cherchent plus autant l'oisiveté qu'avant. On ne va pas vers une civilisation de loisirs frivoles mais vers la valorisation de nos compétences dans un travail choisi, abolissant la séparation du travail et de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps n'est pas une dimension qui s'ajoute à l'espace et dans lequel on se déplace, il est notre existence même dans son historicité et sa négativité. C'est le temps de l'action plus que de la jouissance. Gagner sa vie, c'est gagner du temps puisque le temps, c'est de l'argent. Economiser, c'est en grande partie économiser du temps. Böhm-Bawerk définissait l'investissement comme "détour de production", ce qui veut dire perdre un peu de temps au début pour en gagner beaucoup ensuite. Cela ne s'applique pas seulement à la production industrielle mais tout autant à une part de nos investissements personnels dans l'électroménager ou les moyens de transport, machines domestiques sensées nous faire gagner du temps même si Ivan Illich a montré qu'on pouvait atteindre le stade de la contre-productivité. Les outils numériques également sont la plupart du temps destinés à nous faire gagner du temps, notamment les outils de recherche comme Google, mais... ils sont gratuits ! C'est, en effet, la deuxième remise en cause de la valeur d'échange, par la gratuité numérique cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut se garder cependant de raisonnements trop simplistes. Certains en font trop, comme si le numérique changeait absolument tout, plus rien ne subsistant dans la "nouvelle économie" de la simple logique ! Beaucoup font comme si cela ne changeait presque rien. Il faut essayer de donner la bonne mesure d'une véritable rupture anthropologique qui commence à peine, mais ce n'est pas parce qu'une part de plus en plus grande du travail ne se mesure plus par le temps qu'on ne donnerait plus aucune valeur à ce qui nous fait gagner du temps, au contraire de plus en plus pressé par le "temps réel". Le capitalisme industriel existera sans doute toujours, basé sur l'automatisation et l'augmentation de la productivité, mais le coeur de l'activité productive va se délacer vers un tout autre modèle avec lequel il devra cohabiter. Aussi difficile à croire que cela puisse paraître, ce modèle imposé par le travail immatériel et les contraintes écologiques devra être basé sur le développement humain, le travail choisi, la coopération des savoirs, les échanges locaux et la gratuité numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La grande transformation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une nécessaire alternative au productivisme à construire en s'appuyant sur les transformations en cours, mais qui ne saurait représenter le tout de la production, très modestement même au début. En tant qu'écologiste, je me suis presque exclusivement intéressé jusqu'ici à cet aspect, à l'indispensable relocalisation de l'économie, y compris par des ateliers numériques se substituant à certaines productions industrielles, mais surtout au développement du travail autonome et donc à la sortie du salariat grâce au revenu garanti, aux coopératives municipales et aux monnaies locales. Il n'est pas sans intérêt malgré tout d'essayer de penser la transformation du capitalisme concomitante, pas seulement du "capitalisme cognitif" mais du salariat et des entreprises commerciales qui perdureront dans cette économie plurielle à l'ère de l'information, de l'écologie et du développement humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il faudrait réserver le terme de capitalisme à l'industrie où, grâce au marché financier, l'investissement privé accroit la productivité du travail pour dégager une plus-value et faire de l'argent avec de l'argent. La limite à ce modèle industriel, c'est l'usine complètement automatisée où l'essentiel du travail est dans la construction de l'usine et la mise au point des automatismes. Cependant, dans ce sens spécifique, le capitalisme est loin de représenter le tout de l'économie (même s'il s'étend à l'agriculture industrielle ainsi qu'à la grande distribution). Ce n'est même pas non plus le tout de l'économie de marché. Un grand nombre d'activités marchandes ne répondent pas à cette logique, en particulier dans le secteur des services, du divertissement ou des médias (qui rencontrent d'ailleurs pas mal de problèmes). On parle alors de "business model" pour indiquer justement la différence avec le modèle industriel standard. Désormais, il faut innover dans la façon de faire du profit, dans la valorisation de ressources inexploitées et dans la communication plus que dans les systèmes techniques. Il ne suffit pas de vouloir rapatrier ou garder ses industries pour continuer à l'ancienne, c'est le mode de production qui se transforme donnant une place de plus en plus grande au travail immatériel et à l'investissement initial. La destruction des emplois industriels est inévitable, il n'y aura pas de retour en arrière, malgré qu'on en ait. Il faut juste organiser la transition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire que depuis l'an 2000 au moins, les caractéristiques de la "nouvelle économie" sont assez bien connues, le krach de 2001 se chargeant de renvoyer aux poubelles de l'histoire les théories délirantes auxquelles elle avait donné lieu aussi, et qui avaient d'ailleurs nourri la bulle internet. L'immatériel d'André Gorz, sorti en 2003, est un livre lumineux mais pas aussi novateur qu'il n'y paraît en ce qu'il ne fait que reprendre en grande partie des analyses précédentes, en particulier celles de Yann Moulier-Boutang. Que cela paraisse encore si nouveau en 2009 montre le retard des idéologies sur la réalité, à quel point il est difficile d'intégrer des transformations déjà effectives pourtant depuis plus de 10 ans, à quel point il nous faut du temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces analyses se situent bien au-delà d'une crise qui commence à peine et de la question du néolibéralisme ou du protectionnisme, des marchés financiers ou de la réduction des inégalités. Il y a de fortes divergences malgré tout entre les interprétations que peut tirer Yann Moulier-Boutang de ce qu'il appelle le "capitalisme cognitif" et l'exil de la société salariale annoncé par André Gorz. Il se pourrait bien que les deux aient raison pourtant et que les conséquences économiques du numérique ne soient pas univoques mais jouent sur plusieurs tableaux à la fois. Ce serait à n'en pas douter prendre ses désirs pour la réalité de croire que le numérique sonnerait inévitablement la fin du capitalisme et du salariat, mais ce serait une plus grande illusion encore de croire qu'il n'en serait pas profondément affecté, l'obligeant à se recycler dans ce qui n'est plus tout-à-fait un "capitalisme" avec une bien plus grande part de travailleurs autonomes, sans cesser d'être soumis à une logique marchande et à la recherche du profit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une économie de valorisation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une entreprise n'est pas forcément capitaliste. Dans certains domaines, elle peut consister simplement dans une coopération de travailleurs sans grand investissement de capital, même s'il y a toujours un minimum. Ce qu'il faut, c'est que la somme des compétences assemblées produise une synergie suffisante pour obtenir une meilleure productivité globale que les capacités individuelles (le tout est plus que la somme des parties). Cette logique de gain d'échelle peut mener à une concentration qui n'est pas forcément capitalistique dès lors qu'elle n'est pas déterminée par le marché financier mais par la productivité sociale, l'organisation des complémentarités et des circuits d'information. Au lieu de concentration, on pourrait même parler plutôt de monopole tant les tendances monopolistiques sont renforcées dans les réseaux de communication et l'univers numérique (le premier rafle toute la mise). Sauf que le monopole est quand même temporaire et fragile, exigeant des innovations constantes pour garder son avance (en temps gagné). Sa propriété peut être privée, avec une organisation hiérarchique, ou bien sociale et démocratique (associative ou municipale) mais les monopoles privés sont difficilement justifiables (sinon peut-être que le critère du profit permet du moins de se régler sur le résultat?). L'entreprise se fonde en premier lieu sur la division du travail, sur le fait qu'on ne peut pas tout savoir faire mais qu'on se complète et, qu'en particulier on n'a pas en même temps le savoir-faire et le faire savoir, ce pourquoi les services des ressources humaines et de formation devraient avoir une importance grandissante dans la performance des entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe fondamentalement d'une économie d'investissement et d'exploitation, puis, dernièrement, d'opportunités et de spéculation, à une économie de développement et de valorisation ; valorisation des compétences à l'intérieur de l'entreprise et valorisation des richesses inexploitées à l'extérieur (assimilables pour Locke à des épaves). C'est ici que la gratuité numérique peut servir de ressource primaire pour des entreprises commerciales. La "longue traîne" ne fonctionne pas toute seule, il y faut des relais, des intermédiaires qui peuvent être issues de communautés ou d'un profilage commercial, fonction de sélection se substituant à la publicité indistincte, ce qui est aussi un gain de temps. Cette fonction peut être rémunérée par un droit d'accès mais le modèle dominant, car touchant beaucoup plus de monde, reste malgré tout le paiement d'un service gratuit par la publicité, c'est-à-dire qu'on paie les informations cherchées par des informations non désirées (même si elles se veulent de plus en plus ciblées et cherchent à rencontrer un désir). Tout cela n'empêche pas que le temps devient de plus en plus précieux à mesure que se multiplient les sollicitations et les possibilités à disposition, temps d'autant plus rare qu'il y a surabondance d'informations ! C'est le facteur limitant de l'économie immatérielle dont la croissance se heurte à ce qu'on a pu appeler un "krach de l'attention". Il y a saturation, mais ce manque de temps est aussi le moteur principal de l'économie du savoir, ce qui fait la valeur de bons spécialistes et ce qui justifie le prix payé pour une ressource gratuite à l'origine (comme les distributions Linux payantes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit qu'on est loin d'avoir une disparition de la valeur-temps, ni même de la valeur-travail en tant que valeur de reproduction. Non seulement le paiement au temps passé, et donc le salariat, reste prégnant dans l'industrie, la surveillance, un grand nombre de services ou de permanences, mais on le retrouve sur le versant consommation dans les "forfaits" et abonnements (au mois ou à l'année). Il y a simplement une part de plus en plus grande de prestations pour lesquelles la mesure du temps de travail perd toute pertinence et pour laquelle le statut salarial se révèle inapproprié, le problème étant que c'est la part qui devient la plus stratégique et sur laquelle repose largement le succès des entreprises, que ce soient les stars de la programmation, de la finance ou du sport qui captent une bonne part du profit qu'elles génèrent, ou la grande masse des travailleurs intellectuels (informaticiens, etc.) qui s'en voient dépossédés et reportent leurs investissements hors de l'entreprise. On peut être tenté de se dire que tout cela reste marginal et que ce n'est pas quelque chose de vraiment nouveau puisque la recherche ou la création artistiques, entre autres, échappaient déjà à leur évaluation par le temps passé (remplacé par la réputation ou le nombre de citations dans les revues pour les scientifiques, un peu comme Google!) sauf que cela touche désormais le coeur de la production et l'essentiel de la valeur-ajoutée, accentuant la volatilité de la valeur, ce que Jean-Joseph Goux a pu appeler "la frivolité de la valeur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut y insister, en dehors de la gratuité numérique, le changement essentiel apporté par les "nouvelles technologies" concerne le travail lui-même : c'est le travail qui devient immatériel et n'est plus travail de force, passant de la subordination salariale au travail autonome, du travail forcé au travail valorisant, voire au travail passion, créatif ou virtuose. A l'opposé du salariat, le travailleur autonome n'est pas subordonné à un patron mais à son produit dont il n'est plus séparé et qui manifeste ses compétences. Responsable de son travail au même titre que l'artisan, il en attend une reconnaissance sociale même s'il est gratuit (logiciels libres), sans commune mesure souvent avec le temps passé ni avec sa rétribution monétaire. Il ne s'agit pas de peindre en rose une réalité trop souvent si cruelle. Bien sûr, il y a comme toujours ceux qui s'en sortent bien et la grande masse qui peut en être affectée plus douloureusement qu'auparavant. Il ne suffit pas de mettre son désir au travail pour obtenir une reconnaissance sociale qui dépend du résultat effectif, le désir de reconnaissance nourrissant les rivalités et infligeant de profondes blessures narcissiques. C'est seulement la logique de fonctionnement qui change, comme lorsqu'on est passé de l'esclavage au salariat, ce qui n'était pas si idyllique et parfois même pire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ne plus être payé au temps passé mais au résultat implique comme pour les commerciaux une part fixe, représentant le coût de reproduction du travailleur, de ses capacités, et une part variable en fonction des gains effectifs. Pour les salariés à haute valeur ajoutée, l'intéressement aux résultats peut prendre la forme de stocks options abolissant la séparation entre actionnaires et salariés. Ce n'est pas généralisable et l'indexation du revenu sur le résultat ou les contrats de projet accentuent plutôt les fluctuations de revenus ainsi qu'une précarité sociale insoutenable, empêchant de se projeter dans l'avenir. Ce ne sont pas seulement les inégalités entre individus qui s'affolent mais, pour un même individu, entre différentes périodes de sa vie, loin de l'ancienne progression de la carrière avec l'âge. On ne peut laisser la situation se dégrader ainsi. Il y a donc nécessité de lisser les revenus avec d'un côté une garantie de revenu et de l'autre une taxation très progressive de la part variable. On n'évitera pas une fiscalité plus forte, surtout des revenus exceptionnels. En effet, ce que démontre l'existence des crises, c'est qu'on ne peut laisser cette sécurité sociale à l'initiative privée mais qu'elle doit être organisée et garantie politiquement, le caractère statistique de la productivité à l'ère de l'information devant être assumé collectivement. Les entreprises devront faire avec comme elles l'ont toujours fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un système de production ne peut vivre de spéculation et pour être durable doit assurer sa reproduction. Un peu comme les seigneurs féodaux ont dû passer d'une économie de prédation à celle d'une gestion de leur territoire ou, plus prés de nous, tout comme le fordisme a dû prendre en charge l'entretien de la force de travail qu'il exploitait et l'augmentation de son pouvoir d'achat, le "capitalisme cognitif" devra bien tenir compte des contraintes de reproduction et prendre en charge les "externalités positives" qui conditionnent son efficacité. En premier lieu, c'est la garantie du revenu des travailleurs qui est la condition de leur "employabilité" et du maintien voire du développement de leurs compétences. Il ne s'agit pas seulement d'améliorer les protections sociales mais bien de passer d'une logique de sécurité sociale au développement humain et d'investir dans le long terme (dans ce que Yann Moulier-Boutang appelle une "économie pollen"). Si l'initiative privée doit être encouragée cela ne va pas sans une forte taxation progressive, aussi bien pour réduire les inégalités que pour assurer la stabilité économique et la reproduction des compétences. L'entreprise elle-même devra devenir une "entreprise impresario" dont une bonne part de la valeur ajoutée viendra de la valorisation des compétences qu'elle promeut et de leur coopération qu'elle organise. C'est l'entreprise comme service aux salariés autant que service aux clients, soucieuse de cultiver ses ressources, un peu comme le passage des chasseurs-cueilleurs à l'agriculture...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est très loin du capitalisme spéculatif. Pourtant on ne parle pas ici de l'alternative écologiste ni d'une économie relocalisée, qu'il faudra construire, mais bien de l'économie marchande à l'ère du travail hyperqualifié (dans le cadre d'une "économie plurielle"). Bien sûr, le développement humain et le revenu garanti semblent d'aimables rêveries et ne se feront pas tout seuls, c'est bien le drame ! Pourtant, il ne s'agit pas d'angélisme, ni de "valeurs humanistes" opposées à l'avidité humaine mais des contraintes de la reproduction, contraintes qui sont à la fois écologiques, sociales, économiques et qui, hélas, ne s'imposent pas directement mais seulement par sélection après-coup et sur le long terme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le double aveuglement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faudrait-il, en effet, que de telles réformes soient possibles sans des circonstances exceptionnelles, étant donnée leur ampleur. On sait la difficulté qu'ont eu les écologistes à se faire entendre et la résistance opposée encore aujourd'hui à la reconnaissance du réchauffement climatique. C'est encore pire en ce qui touche à l'organisation productive qui a structuré nos idéologies, pourtant bien dépassées par les événements. La quasi impossibilité de prendre en compte ce nouveau contexte, et la nécessaire reconfiguration des rapports de production et des protections sociales, se traduit par un dialogue de sourd et le caractère absolument inaudible d'analyses et de propositions défendues depuis plus de 10 ans pourtant ! A la place on assiste à une vaine crispation sur les "avantages acquis" d'un côté et de l'autre une prétendue "refondation sociale" plutôt destructrice et véritable déconstruction sociale du programme de la résistance, sans compter des tentatives pathétiques de mettre des barrières à la gratuité numérique avec des lois liberticides inapplicables (comme l'Hadopi), tout cela pour protéger des industries culturelles obsolètes au lieu de se soucier vraiment du financement de la création, des intermittents du spectacle ou de l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproduction numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que la sortie du salariat ne concerne pas tout le monde rend presque impossible de tout remettre en cause. Personne ne veut lâcher la proie pour l'ombre, on le comprend bien, mais cela rend inévitables des moments de rupture révolutionnaire capables de redistribuer les cartes, tout comme il faut un effondrement pour changer les règles de la finance mondiale ou des catastrophes naturelles pour intégrer la contrainte écologique dans nos régulations (les régulations s'imposent de l'extérieur, après-coup et non pas immédiatement, se réglant ensuite sur le résultat par des normes, des quotas, des interdictions, des incitations, des taxes plutôt qu'en misant sur l'intention subjective et la bonne volonté des acteurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu'on sait bien qu'une bulle immobilière doit éclater à un moment ou un autre malgré les optimistes qui temporisent (comme le dollar est actuellement surévalué et ne pourra éviter sa dévaluation), il ne fait aucun doute qu'une économie ne peut continuer durablement à précariser sa population (ni à multiplier bulles et krachs). Les excès des classes dirigeantes et de la spéculation financière, emportées par un rapport de force trop favorable aux actionnaires et rentiers, sont devenus intolérables et dénoncés par tous. Comme à chaque crise inaugurant un nouveau cycle de Kondratieff, un nécessaire rééquilibrage est en train de s'opérer en faveur des actifs et de la nouvelle génération montante. Si le patronat a besoin sans conteste de flexibilité et de contrats par projet, les salariés ont besoin d'autant plus de protections. La flexibilité sans sécurité renforcée n'a aucun avenir même si le patronat rechigne à en payer le prix, de même qu'il ne voit pas pourquoi il paierait pour toutes les autres "externalités" (infrastructures, formation, santé) dont il tire pourtant profit. Réciproquement, les syndicats de salariés ne voient pas pourquoi leur statut devrait changer et s'adapter aux nouvelles forces productives, ni pourquoi ils devraient tenir compte des travailleurs autonomes (jusqu'à ce que les auto-entrepreneurs les y obligent!). Il y a véritablement un double aveuglement (double blind!) qui ne présage rien de bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut en avertir, dans l'incrédulité générale et l'incompréhension des transformations en cours, la situation actuelle est ouverte à toutes les démagogies de droite comme de gauche, volontaristes et autoritaires, avec la prétention de restaurer un ordre antérieur par le protectionnisme, la discipline, la surveillance, la xénophobie et même la guerre sans doute, au bout d'une montée des antagonismes qui est une autre sorte de bulle et de panique collective à laquelle on ne voudrait plus croire, hélas. Le temps de l'histoire est celui de l'après-coup où l'on comprend trop tard qu'on s'était trompé, à quel point notre aveuglement pouvait être grand et notre exubérance irrationnelle devant un champ de ruines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de l'histoire c'est le temps où le sens reste suspendu, où la vérité est indécise, où il faut choisir son camp sans avoir toutes les cartes en main, où le point final n'a pas encore été mis. Si l'on doit connaître une fin de l'histoire et du temps de l'ignorance, ce serait de passer de l'histoire subie à l'histoire conçue nous dit Hegel. C'est effectivement ce qui a donné naissance aux idéologies et aux utopies se projetant dans un avenir radieux mais se confrontant à leurs oppositions entre elles comme à leurs contradictions internes dans leur idéalisation d'un "homme nouveau" conformé imaginairement à nos désirs alors qu'il n'y a d'histoire conçue qu'à prendre conscience de soi dans ses limites, à partir de l'homme tel qu'il est, avec la part du négatif et dans un monde fragile dont nous sommes devenus responsables. Ce n'est plus valeur contre valeur. Il ne peut être question de dessiner un avenir aux couleurs de nos rêves mais, bien au contraire, de réduire la casse et faire de nécessité loi. Il n'y a pas d'autre liberté, qui ne saurait être de l'ordre du caprice mais de l'épreuve de vérité. Nous devrons oeuvrer à ce qui doit être, à ce qu'on est contraint de faire, ce qui est une bonne définition de l'écologie. C'est l'enjeu de notre temps et celui pour lequel le temps nous est compté, mais ce n'est pas gagné d'avance, on le sait bien. Il y a du travail ! et absolument aucune garantie que nous ayons un avenir. C'est bien pour cela que nous sommes encore dans l'histoire en train de se faire (c'est pas fini!), où le temps n'en finit pas de nous manquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source :&lt;a href="http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/06/06/le-travail-du-temps"&gt; Jean Zin&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-3477455620855867132?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3477455620855867132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3477455620855867132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/12/le-travail-du-temps.html' title='Le travail du temps'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-581607063217905932</id><published>2009-12-10T12:00:00.002+01:00</published><updated>2009-12-11T17:22:56.981+01:00</updated><title type='text'>Une spiritualité de l’altérité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SyJxzTozssI/AAAAAAAAAIc/W4aK3bS8f08/s1600-h/sgerwn~1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 234px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SyJxzTozssI/AAAAAAAAAIc/W4aK3bS8f08/s320/sgerwn~1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414014828311458498" /&gt;&lt;/a&gt;  A première lecture, ce qui suit risque de paraître assez obscur. Si cependant on se laisse moins rebuter par cette difficulté qu’attirer par ce que l’on commence de comprendre, on en fera une deuxième et une troisième lecture ; les choses s’éclaireront alors et l’on pourra aborder l’un ou l’autre document du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esprit de la spiritualité de l’altérité, c’est ce qui permet à une conscience humaine de s’accomplir dans la dilection pour les autres consciences. Cette altérité positive est son fondement et sa fonction première, mais elle irradie vers la totalité des êtres et des choses, et elle associe toutes les capacités de la conscience de sentir, d’imaginer, de penser par intuition et réflexion, d’agir. C’est ainsi qu’elle donne de s’intéresser à toutes les formes de connaissance et d’action : aux arts et aux sciences, aux philosophies et aux théologies, aux activités sociales, politiques, culturelles…, en cherchant à les faire concerter en table ronde afin d’avancer dans la découverte du réel. Et cette recherche est mue, non par un désir de posséder et dominer le monde, mais d’y communier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’elle est fondée en raison, la spiritualité de l’altérité démythise les religions, et d’abord le christianisme, au nom de la vérité de l’être. C’est là un de ses soucis premiers ; si en effet elle reconnaît dans l’Evangile une intuition identique à celle que lui procure sa réflexion philosophique, elle l’y trouve associée à une mythologie qui l’obscurcit. Elle récuse l’élection, la révélation et l’incarnation parce qu’elles contredisent l’universalité de cette intuition. Pour elle, il n’y a pas de Jésus Christ, Fils d’un Dieu trinitaire, Rédempteur… Il n’y a que Yeshoua de Natsèrèt dont, il y a deux mille ans, la pensée intuitive a découvert en la vivant le secret dernier de l’être et fondé l’humanisme de l’autre. Et le message de Yeshoua a effacé son personnage : il ne nous reste plus que l’esprit d’Aimer qui l’a inspiré et qui inspire toutes celles et ceux qui veulent bien L’accueillir. L’esprit d’Aimer n’est ni de Kaïlash, ni de Jérusalem, ni de Rome, ni de Constantinople, ni de La Mecque…, ni du ciel ni de la terre, pas plus qu’il n’est attaché à un hier ou à un demain. En l’espace infini, son centre est partout et sa circonférence nulle part, comme en l’éternel il est de tous les temps. Il est près de chaque conscience, près de chaque être fini, présentissime. Dieu est mort, vive Aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité est une spiritualité du Don. Elle fait que l’on cherche à donner, non pour sa satisfaction, mais pour les autres, sachant que c’est ainsi que l’on répond à son propre désir essentiel, mais qu’on ne peut le faire qu’en s’oubliant. Tel est son paradoxe : c’est en se désintéressant de soi-même et de son désintéressement lui-même que l’on sert son intérêt essentiel. L’autre est son salut lorsqu’il n’est plus perçu ni traité comme un moyen de salut mais que l’on ne s’intéresse à lui que pour lui-même. Celle, celui qui accueille la spiritualité de l’altérité vit de sa sollicitude pour tout être. Elle, il trouve sa joie en se réjouissant de l’autre et invite toute conscience à la partager, dans sa certitude que la joie du Don est l’objet du désir infini caché au secret de toute conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité ne se préoccupe pas de soi, toute tendue qu’elle est vers l’autre. Elle ne s’appartient pas, elle n’appartient à personne. Les pensées qu’elle propose sont à la disposition de tous car nul ne peut se les approprier ; celles et ceux qui les expriment entrent dans l’anonymat. Ce désintéressement du Don est-il possible ? La Rochefoucauld en doutait : « Les vertus se jettent dans l’intérêt comme les fleuves dans la mer et l’humilité est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever. » Nietzsche également : «Votre amour du prochain n’est que votre mauvais amour de vous-même. » Il n’est pas possible à une conscience humaine, nécessairement centrée sur elle-même, de se centrer sur l’autre. Certes, mais le Don infini de l’Autre qu’elle accueille lui en donne la capacité. Ainsi peut-on comprendre la parole de Yeshoua : « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu », à condition de dissoudre la vieille image du dieu tout-puissant dans sa substance, l’agapè, la dilection, la sollicitude pour tout être fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La spiritualité de l’altérité est en effet fondée sur une vision de l’être comme altérité positive, sur un raisonnement dont le point de départ est la prise en compte de l’infinitude du réel, de l’infini de l’espace dont on ne peut dire qu’il puisse s’arrêter dans quelque direction qu’on l’envisage, de l’éternité du temps dont on ne peut imaginer qu’il ait pu commencer. L’infinitude du réel matériel, du temps et de l’espace, apparaît comme l’expression de l’infinitude d’un être infini. Mais si cet être est infini, il ne peut exister d’autre infini ni de néant, et les êtres finis ne peuvent exister que par participation à son être. Et l’existence des êtres finis ne peut résulter d’un désir de possession et de domination en l’être infini puisqu’il est tout. L’infini ne peut vouloir de l’autre que par pure altérité positive en faisant place en lui à des êtres qui participent à son être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa cohérence, cet enchaînement logique visant à justifier l’intuition de l’être comme altérité positive n’est pas facilement accessible ; sinon il aurait été depuis longtemps adopté et présenté par nos philosophes. Sans doute faut-il pour l’accepter avoir déjà accueilli l’intuition qu’il développe, avoir fait l’expérience de la vie qu’il justifie rationnellement. Pour acquérir les oreilles qui l’entendent, il faut avoir commencé de pratiquer la vérité qu’il dévoile. Alors peu à peu se déploie pour la conscience la munificence de l’être en l’immanence d’Aimer. Si cependant elle est abordée comme une pure hypothèse, l’idée de l’altérité positive de l’être se conforte dans sa conviction en constatant sa fécondité pour le développement de la pensée et de l’action, en politique comme en éthique, en philosophie comme en théologie, en art comme en science…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison de vivre inaliénable d’une conscience qui a reconnu Aimer, c’est de le connaître et de le faire connaître. Une conscience qui aime de l’amour d’Aimer éprouve en effet l’évidence que là est le bonheur des autres, et elle tente d’allumer et de nourrir ce feu en toutes les consciences pour leur accomplissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: http://blacklynx.unblog.fr/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-581607063217905932?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/581607063217905932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/581607063217905932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/12/une-spiritualite-de-lalterite.html' title='Une spiritualité de l’altérité'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SyJxzTozssI/AAAAAAAAAIc/W4aK3bS8f08/s72-c/sgerwn~1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1337323464740981693</id><published>2009-08-28T11:35:00.003+02:00</published><updated>2009-08-28T11:40:15.764+02:00</updated><title type='text'>Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies</title><content type='html'>« Difficile de décrire ce sentiment, c’est un très mauvais sentiment. Nous pouvons voir comment nous perdons notre terre, petit à petit » nous dit Hossam Hussein. « Je me sens comme un esclave » dit le Palestinien Musanna Khalil Mohammed Rabbaye, 21 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais je n’ai pas d’alternative » ajoute-t-il, attendant sous un soleil brûlant avec une groupe d’hommes aux chaussures de travail poussiéreuses à l’extérieur de la colonie juive de Maale Adumim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase revient sans cesse quand les ouvriers du bâtiment essaient d’expliquer pourquoi ils passent leurs journées avec le marteau et la pelle pour aider à construire les implantations juives grignotant les terres qu’ils veulent destinées à un futur Etat palestinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Rabbaye veut devenir journaliste et essaie de financer ses études.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jaffar Khalil Kawazba, 24 ans, dit qu’il a la charge de ses 10 frères et sœurs, son père étant trop malade pour travailler. Fahd Sayara, 40 ans, essaie de financer un traitement pour son enfant handicapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne suis pas le seul » dit M. Rabbaye ; « tout mon village travaille dans les colonies ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tout, toutes les colonies - et même le plus gros du Mur - a été construit pas des Palestiniens » dit-il en se référant à la barrière détestée des Palestiniens qu’Israël construit et qui serpente parfois loin dans la Cisjordanie, selon les Israéliens afin de stopper les attaques contre ses citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les colonies en Cisjordanie occupée par Israël sont illégales selon le droit international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Autorité Palestinienne refuse de négocier sauf si Israël tient compte de la pression des USA pour cesser toute construction dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël dit qu’il veut continuer à construire, au moins pour fournir des logements destinés à la « croissance naturelle » de la population de 450.000 colons juifs en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Manque d’emplois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avec quelque 30% de Palestiniens sans emploi en Cisjordanie et des salaires moyens inférieurs de moitié aux salaires israéliens minimum, le travail du bâtiment attire les Palestiniens dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ 12.000 ouvriers du bâtiment palestiniens reçoivent chaque année des permis de travail israéliens pour travailler dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous ne le tolérons pas, nous voudrions qu’ils arrêtent » dit Bassam Khoury, ministre des Finances de l’Autorité Palestinienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mais humainement, je ne peux pas leur dire ‘crève de faim’ alors que je ne suis pas capable de leur fournir un emploi » dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie cisjordanienne dépend fortement de l’aide humanitaire, entravée depuis longtemps par les postes de contrôle, les barrages et autres restrictions dont Israël dit qu’elles sont destinées à la sécurité de ses citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Khoury dit que tout cela est principalement destiné à protéger les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La première chose que nous devons faire c’est d’arrêter les colonies, les faire cesser rompra les entraves que les Israéliens imposent à l’économie palestinienne et par conséquent nous ferons redémarrer l’économie palestinienne et ainsi nous pourrons trouver es emplois pour ces gens » explique-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Israéliens, qui ces derniers mois ont rendu moins difficiles plusieurs postes de contrôle, dans le cadre de ce qu’ils appellent la « paix économique », accusent les Palestiniens de ne pas coopérer pour attirer les investissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et certains ouvriers palestiniens blâment leurs propres dirigeants. M. Rabbaye dit simplement : « Notre Président devrait nous donner des emplois ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Des salaires très bas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ouvriers palestiniens « seront les premiers atteints » si la construction cesse, dit le marchand Meir Levi en feuilletant les projets multicolores de villas familiales à 5 chambres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun nouveau projet n’a été approuvé, dit-il, et les prix ont déjà grimpé de 10 à 15% ces trois derniers mois car les acheteurs prévoient une réduction de l’offre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Levi travaille dans la construction depuis vingt ans et il se souvient des jours où des dizaines de milliers d’ouvriers venaient de la bande de Gaza et de Cisjordanie pour construire des maisons en Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le salaire était très bon, ils avaient l’habitude de construire leur maison, d’avoir une voiture, de bien faire progresser leur famille » dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis que l’Intifada, déclenchée en 2000, a entraîné une vague d’attentats-suicides palestiniens, le nombre d’ouvriers autorisés à travailler en Israël a dégringolé, de même que les salaires qui leur sont payés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A présent le prix est très bas » dit-il. « Ils ont payés 150 shekels la journée, mais je me souviens que dans les années ’90 je payais 200 shekels pour un simple ouvrier ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs des ouvriers que j’ai interviewés disent être payés moins encore - 100 ou 110 shekels (26 - 29$) par jour, soit moins du salaire israélien minimum de 150 shekels (40$).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une décision de la Cour suprême de 2007, le droit israélien s’applique aux Palestiniens travaillant dans les colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salwa Alenat, une syndicaliste arabe israélienne de l’organisation Kav LaOved, dit que payer les ouvriers au-dessous du salaire minimum est illégal - même si dans bien des cas ils sont embauchés via une chaîne de sous-traitants, quelquefois des firmes palestiniennes basées en Cisjordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il n’y a pas de mise en application. C’est comme une jungle ... l’employeur peut payer ce qu’il veut, le sous-traitant peut obtenir ce qu’il veut, et les ouvriers sont les perdants » dit Mme Alenat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autorités israéliennes disent que les Palestiniens ont des réparations via les tribunaux et que peu de plaintes ont été déposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais selon Mme Alenat, ils craignent de perdre leur emploi ainsi que leur permis de travail, qui sont souvent obtenus via les sous-traitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, les ouvriers continuent à venir, et les colonies continuent à grandir - bien que beaucoup de gens croient que Maale Adumim finira en Israël lors d’un ultime accord de paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Difficile de décrire ce sentiment, c’est un très mauvais sentiment - nous pouvons voir comment nous perdons notre terre, petit à petit » dit Hossam Hussein, 26 ans, en gâchant le mortier pour mettre la touche finale à une maison offrant une large vue de Jérusalem aux collines de la Mer Morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les ouvriers à qui j’ai parlé disent qu’ils veulent un gel des constructions, même si cela implique la perte de leurs emplois, et même si aucun ne semble avoir clairement un plan de rechange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la plupart ne croient pas que cela puisse arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous devrions faire grève » dit M. Rabbaye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un ouvrier plus âgé lui répond du tac au tac : « Et alors, de quoi vivras-tu ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href=" http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8220680.stm"&gt; BBC News &lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7186"&gt; - Info-Palestine.net&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1337323464740981693?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1337323464740981693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1337323464740981693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/le-dilemme-des-palestiniens-qui.html' title='Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8262364521999927493</id><published>2009-08-28T10:58:00.005+02:00</published><updated>2009-08-28T11:25:34.345+02:00</updated><title type='text'>Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Speh79RVGYI/AAAAAAAAAIU/5n0fbumuRbA/s1600-h/arbre.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 180px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Speh79RVGYI/AAAAAAAAAIU/5n0fbumuRbA/s320/arbre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374942731721578882" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Selon un rapport scientifique, la solution pour réduire le dioxyde de carbone présent dans l'air pourrait passer par des «arbres» fabriqués par l'homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éoliennes vont-elles bientôt avoir de nouveaux voisins ? Dans un rapport de&lt;a href="http://www.imeche.org/NR/rdonlyres/872412E4-BE9E-42D3-85EC-39F1889C74CB/0/Geoengineering_Giving_us_the_time_to_act.pdf"&gt; l'Institut britannique de mécanique avancée (IMechE)&lt;/a&gt;, des scientifiques préconisent la mise en place d'arbres artificiels pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre. Actuellement au stade de «prototypes très avancés», ces machines réaliseraient un mécanisme relativement simple. A travers un filtre, elles capteraient le dioxyde de carbone qui, une fois retraité, pourrait ensuite être stocké au fond des océans, où sa densité plus importante que l'eau lui permettrait de rester bloqué. Seuls 5% du gaz capté serviraient à alimenter la machine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inventeur de ce projet, le professeur Klaus Lackner, éminent professeur de l'université de Columbia, affirme qu'un seul arbre synthétique ferait disparaître bien plus de dioxyde de carbone qu'un arbre végétal. Selon des estimations, la quantité de CO2 éliminée serait de 90.000 tonnes par an, soit l'équivalent des émissions de plus de 20.000 voitures. Et d'après le rapport de l'IMechE, 100.000 arbres artificiels suffiraient pour capturer toutes les émissions de logements, de transports et d'industries légères de la Grande-Bretagne. Les arbres pourraient être déployés à proximité de réserves de gaz ou de champs pétroliers pour utiliser les réseaux de circulation de gaz existants, ainsi qu'au bord des axes routiers pour faciliter la capture de CO2 provenant du trafic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actions contre le réchauffement climatique dû au gaz carbonique répondent à deux catégories : la première &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/vert/2009/07/21/01023-20090721ARTFIG00463-zoom-sur-le-juteux-marche-du-conseil-en-reduction-de-co2-.php"&gt;consiste à réduire les émissions de CO2&lt;/a&gt;, la seconde à réduire le CO2 émis. Nouvelle science visant à lutter contre le changement climatique, la géo-ingénierie fait partie de la deuxième catégorie. Elle ne doit donc pas être considérée comme une «solution miracle» mais, disent les auteurs de l'étude, s'inscrire comme un complément idéal aux efforts menés contre la production de dioxyde de carbone et ses effets sur la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Coût évoqué : 13.600 euros par arbre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La grosse inconnue réside évidemment dans la volonté que manifesteront les gouvernements à investir dans de tels projets. Car contrairement aux champs éoliens par exemple, l'investissement placé dans ces arbres artificiels représenterait une perte économique nette, au «seul» gain écologique. Selon le professeur Lackner, le coût unitaire d'un arbre artificiel serait d'environ 12.000 livres (13.600 euros). En présentant leur dernière étude, les scientifiques de l'IMechE ont d'ores et déjà appelé le gouvernement britannique à investir immédiatement 10 millions de livres (11,3 millions d'euros), afin que ces projets de géo-ingénierie puissent aboutir un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imeche.org/NR/rdonlyres/872412E4-BE9E-42D3-85EC-39F1889C74CB/0/Geoengineering_Giving_us_the_time_to_act.pdf"&gt;DOCUMENT PDF - Le rapport intégral de l'IMechE (en anglais)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/vert/2009/08/27/01023-20090827ARTFIG00506-des-arbres-artificiels-contre-le-rechauffement-climatique-.php"&gt;Bastien Hugues (lefigaro.fr)&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-8262364521999927493?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8262364521999927493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8262364521999927493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/des-arbres-artificiels-contre-le.html' title='Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Speh79RVGYI/AAAAAAAAAIU/5n0fbumuRbA/s72-c/arbre.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3157189356066953526</id><published>2009-08-26T11:57:00.002+02:00</published><updated>2009-08-26T12:01:26.477+02:00</updated><title type='text'>Comment Internet transforme les habitudes de lecture</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les chercheurs lisent plus d'articles mais passent moins de temps dessus. Pour classer la somme colossale de connaissances produites chaque jour, ils utilisent des nouvelles bases de données qui préfigurent l'Internet de demain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En ouvrant les vannes de l'information à l'échelle planétaire, Internet a complètement modifié certaines façons de lire. Les changements sont déjà perceptibles mais ils sont loin d'être terminés si l'on en croit l'étude qu'Allen Renear et Carole Palmer, de l'université de l'Illinois, consacrent aux nouvelles stratégies de lecture des chercheurs (&lt;a href="http://www.sciencemag.org/"&gt;Science&lt;/a&gt;, 14 août 2009). En effet, les scientifiques sont souvent des précurseurs. Les outils qu'ils utilisent dans leur travail trouvent souvent de nombreuses applications dans la vie de tous les jours. Le meilleur exemple est celui d'Internet lui-même qui a été inventé en 1989 par le physicien britannique Tim Berners-Lee alors qu'il se trouvait au Cern, l'organisation européenne pour la recherche nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier constat d'Allen Renear et de Carole Palmer, la mise en ligne de la quasi-totalité des revues scientifiques dès 2003 et l'utilisation systématique des moteurs de recherche ont eu un impact immédiat et mesurable. Les chercheurs lisent plus d'articles qu'avant mais, comme ils passent moins de temps à lire, cela veut dire qu'ils le font de plus en plus vite. Autrement dit, ils surfent et zappent comme tous les utilisateurs d'Internet. Carol Tenopir, de l'université du Tennessee, a calculé qu'en 2005 les scientifiques lisaient 50 % d'articles de plus qu'au milieu des années 1990, au début d'Internet. Durant la même période, le temps moyen de lecture d'un article est passé de 47 minutes à 30 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre changement repéré par Carol Tenopir, les chercheurs passent quatre fois plus de temps qu'en 1977 à rechercher dans la littérature scientifique les informations susceptibles de les intéresser. Rien d'étonnant à cela car Internet a fait exploser le nombre de publications scientifiques. En effet, c'est moins cher et plus rapide de mettre en ligne une étude en format pdf que de la diffuser sur support papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;«On fait l'inverse de ce qu'on faisait avant»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le déluge d'informations est encore amplifié par le fait que chaque chercheur est évalué sur le nombre d'études qu'il publie, selon la formule anglaise publish or perish (publier ou périr). Les chercheurs ne peuvent plus suivre tout ce qui sort. Résultat, ils sont de plus en plus obligés de lire en diagonale. Ils sautent d'un document à l'autre et n'arrêtent pas de cliquer à toute allure. «Ils font un peu comme dans les jeux vidéo basés sur la vitesse», expliquent Allen Renear et Carole Palmer. Ils jettent un coup d'œil au titre puis, très vite, s'il retient leur attention, ils vont au résumé ou aux figures, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces repères leur permettent finalement de ne pas avoir à lire, comme l'explique avec un brin de provocation Allen Renear. «En surfant, ils ont d'ailleurs toujours plusieurs objectifs en tête.» Ils peuvent rechercher des informations pour savoir ce que font leurs concurrents et où ils en sont. Ce type de «descente» dans la littérature scientifique est facilité par le fait qu'il existe des sites Internet où les études en ligne sont archivées au jour le jour. C'est le cas de &lt;a href="http://medline.cos.com/"&gt;Medline&lt;/a&gt; dans le domaine de la recherche biologique et biomédicale (17 millions d'articles), tenu à jour par la Bibliothèque de médecine des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la véritable innovation est ailleurs. En effet, plutôt que de s'en remettre à Google pour pouvoir trouver rapidement des informations sur un objet précis dans une discipline donnée, les scientifiques ont mis en place ce qu'on appelle des ontologies. Il s'agit en fait d'immenses bases de données structurées sur le modèle des arborescences utilisées en informatique. «Ce sont des systèmes de classement hiérarchisés où chaque objet est décrit par un terme bien défini», explique Évelyne Duvernois, bio-informaticienne à l'Inra (Versailles). Les études étant référencées en annexe de chaque objet, elles ne sont plus la première source d'informations comme c'était le cas sous le règne du papier. «Maintenant on cherche l'info et on complète par la lecture. On fait l'inverse de ce qu'on faisait avant.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs disciplines ont déjà leur ontologie. La plus importante est sans nul doute &lt;a href="http://www.geneontology.org/"&gt;Gene Ontology&lt;/a&gt; ou l'ontologie des gènes. Elle archive et intègre au jour le jour toutes les informations nouvelles venues des laboratoires du monde entier et concernant les gènes humains, les protéines, leurs fonctions et les processus biologiques. Gene Ontology est devenue une source d'informations indispensable pour tous les biologistes et pas seulement les bio-informaticiens. Cette mise en commun du savoir est gérée collectivement par la communauté scientifique du monde entier qui respecte avec scrupule tous les codes établis. C'est la condition sine qua non pour sa pérennité. Ce monde bien ordonné fonctionne selon la logique d'Internet. Plusieurs initiatives concurrentes au départ, et à la fin c'est le meilleur qui s'impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L'utilisation des ontologies va devenir de plus en plus nécessaire pour parvenir à gérer le déluge d'informations sur Internet», assure Allen Renear. Elles peuvent se développer dans tous les domaines, aussi bien les recettes de cuisine, le cinéma que la construction.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/08/26/01008-20090826ARTFIG00236-comment-internet-transforme-les-habitudes-de-lecture-.php"&gt;Le Figaro - Yves Miserey&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-3157189356066953526?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3157189356066953526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3157189356066953526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/comment-internet-transforme-les.html' title='Comment Internet transforme les habitudes de lecture'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1989307861375894271</id><published>2009-08-26T08:46:00.002+02:00</published><updated>2009-08-26T08:51:21.160+02:00</updated><title type='text'>Internet m'a-t-il rendue plus bête ?</title><content type='html'>Pivée d'Internet, je passe un temps fou à parcourir les quotidiens, à feuilleter les magazines et à dévorer les féminins, sous les regards outrés des kiosquiers. En dehors des sempiternelles couvertures consacrées aux régimes miracles et aux vacances des politiques, une question semble obséder une partie de la presse : Internet nous a-t-il rendus plus bêtes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mission n° 2 : Essai d'appréhension critique de sa propre bêtise&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De toute évidence, l'usage quotidien d'Internet a bouleversé nos manières de penser. Le cerveau est un organe éminemment adaptable. Investi par le Web, il a sans aucun doute changé. Mais comment ? Sommes-nous vraiment plus sots que nos aînés ? Internet nous a-t-il transformés en zappeurs compulsifs ? Avons-nous troqué le savoir vrai contre l'illusion fallacieuse de l'immédiateté ? Plus nombrilistes, sommes-nous devenus plus médiocres ? Autant de questions que j'ai désormais largement le temps de me poser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la parution en 2008 dans &lt;a href=" http://www.theatlantic.com/doc/200807/google"&gt;The Atlantic&lt;/a&gt; d'un article de l'essayiste et blogueur américain &lt;a href="http://www.roughtype.com/"&gt;Nicholas Carr&lt;/a&gt;, la polémique n'en finit pas de rebondir sur la Toile. "Le Net, écrit Nicholas Carr, diminue apparemment ma capacité de concentration et de réflexion. Mon esprit attend désormais les informations selon la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, le QI, dans tous les pays qui le mesurent, est en hausse constante depuis les années 1930. A en croire les résultats de ces tests, nos facultés cognitives fondamentales, comme notre aptitude à penser de manière logique et critique ou nos capacités d'analyse et de raisonnement, n'ont pas été affectées par l'apparition du Réseau. Elles s'en trouveraient même améliorées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après Dan Tapscott, auteur de Grown Up Digital, les enfants du Net possèdent des compétences que leurs parents n'ont pas. "Les natifs numériques" sont plus aptes à travailler en commun, "plus malins, plus rapides et plus ouverts à la diversité". Il relève également que "les habitués des jeux vidéo remarquent plus de choses" et "ont des compétences spatiales très développées, utiles aux architectes, aux ingénieurs et aux chirurgiens".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'étant pas une fervente adepte de "World of Warcraft", le jeu en ligne le plus en vue, et distinguant péniblement ma droite de ma gauche, je ne me prononcerai pas sur ce dernier point. En revanche, je sais repérer les effets bénéfiques d'Internet sur mon rapport au savoir. Loin d'annihiler ma curiosité, la Toile l'a nourrie et amplifiée. Je peux passer des heures à me documenter sur un événement, un auteur ou une question de société. A force de naviguer, mon cerveau a gagné en plasticité. Je ne mémorise qu'une infime partie de ces informations, mais j'ai appris à les trier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mon esprit, reprend notre blogueur polémiste, ne disparaît pas, je n'irai pas jusque-là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. (…) Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m'agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire."&lt;br /&gt;Enfant de la télé, avant d'être une enfant du Web, j'ai toujours eu la zappette facile. Sans nuire directement à ma réflexion, cette manie affecte évidemment mes capacités de concentration. J'ai du mal à écrire quatre heures d'affilée sans consulter mes mails ou la "une" du Monde.fr. L'extension de Twitter sur Firefox s'affiche constamment au bas de mon écran. Je suis sans arrêt tentée de cliquer, perpétuellement distraite. Pis, je peux regarder trois fois de suite sans me lasser la parodie sur YouTube du clip de Bonnie Tyler, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lj-x9ygQEGA"&gt;Total Eclipse of the Heart&lt;/a&gt;, qu'un ami a eu la mauvaise idée de me montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, aussi distractives soient-elles, je ne crois pas que ces pratiques de navigation nuisent à mes habitudes de lecture. En tout cas, elles ne m'ont pas empêchée de dévorer Dostoïevski, d'adorer Duras, Hesse ou Saint-Exupéry. Je parcours quotidiennement des dizaines de journaux en ligne et imprime chaque semaine (au grand désespoir de mes amis écologistes) des pages entières du New Yorker. Bien sûr, ce n'est pas la même chose de naviguer sur le Web et de s'oublier dans un livre. Peut-être faut-il croire Mark Bauerlein – professeur de littérature à l'université d'Emory aux Etats-Unis et auteur de La Génération la plus bête – lorsqu'il dit que les enfants du Net sont moins cultivés que la génération précédente. Il avance que leurs connaissances sont moins assises, leur attention diminuée. Cela n'en fait pas pour autant des ânes. Car, pour nous, Internet agit à la fois comme un poison et un remède. Il nous distrait autant qu'il nous stimule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les partisans fervents du 2.0 et les apôtres de la lecture "à l'ancienne" peuvent donc continuer à s'écharper. Ni la radio, ni la télé n'ont tué le livre et je doute qu'Internet m'ait rendue plus bête. Ce qui est sûr, c'est que le fait de m'en priver ne me rend pas plus heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Grown Up Digital. How the Net Generation is Changing Your World (Enfants de l'ère numérique. Comment la Net génération change votre monde), de Don Tapscott (MacGraw-Hill, 2008).&lt;br /&gt;- Le mensuel &lt;a href="http://www.booksmag.fr/"&gt;Books&lt;/a&gt; a consacré un numéro spécial cet été à la question : "Internet nous rend-il encore plus bêtes ?"&lt;br /&gt;- Un article de &lt;a href="http://www.telerama.fr/techno/internet-rend-il-bete,45457.php"&gt;Télérama&lt;/a&gt; traite également du sujet dans l'édition du 22 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/08/25/internet-m-a-t-il-rendue-plus-bete_1230654_3236.html"&gt;Elise Barthet - Le Monde&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1989307861375894271?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1989307861375894271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1989307861375894271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/internet-ma-t-il-rendue-plus-bete.html' title='Internet m&apos;a-t-il rendue plus bête ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4807907254220291405</id><published>2009-08-11T10:25:00.001+02:00</published><updated>2009-08-11T10:28:00.776+02:00</updated><title type='text'>"nous devons passer au capitalisme 2.0"</title><content type='html'>Le professeur Nassim Taleb, qui dénonce une économie trop spécialisée, préconise un système avec moins de dettes où les entrepreneurs prennent des risques mais pas les banquiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vivons-nous une crise sans précédent ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La crise n'a pas commencé car le système économique, pour devenir plus robuste, doit se transformer. On peut s'inspirer de l'exemple de la nature, qui est un système complexe qui a évolué de façon robuste. Dans la nature, si quelque chose est fragile, il se brise rapidement. Par ailleurs, la mort d'un gros mammifère n'affecte pas les autres. Avec les banques, c'est l'inverse. La doctrine du "too big to fail" [trop gros pour faire faillite, Ndlr] maintient en vie des institutions qui ne sont pas adaptées et la faillite d'une grosse banque peut avoir un impact considérable. La nature est basée sur la redondance organique et fonctionnelle. Nous avons deux yeux, deux poumons, deux reins, deux oreilles, deux testicules ou deux ovaires. On peut les considérer comme des pièces de rechange. De plus, un organe a généralement plusieurs fonctions. En revanche, l'économie est organisée de manière inverse. David Riccardo nous a enseigné qu'il fallait se spécialiser. C'est bien d'être spécialisé : cela nous rend plus efficace et tout le monde en profite sauf quand le produit de la spécialisation disparaît. La nature n'aime pas la spécialisation. Dans l'économie, la dette implique de supprimer les éléments redondants d'une entreprise. On gère au plus juste et on devient beaucoup plus fragile. On peut observer ce phénomène dans les entreprises qui ont été rachetées par fort endettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le monde entier a été surpris par l'ampleur de la crise financière. Les économistes sont-ils vraiment utiles ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Sur le million d'économistes que compte la planète, il n'y en a que quelques-uns qui ont compris ce qui se passait. Il y avait un éléphant au milieu de la salle et personne ne l'a vu. Si un pilote d'avion fait une erreur et provoque un crash, vous n'allez pas lui remettre un manche à balais dans les mains. Pour Ben Bernanke, le patron de la Fed, c'est pareil. Nous devons passer au capitalisme 2.0 en supprimant la financiarisation de l'économie. Nous devons aussi apprendre à ne plus utiliser les marchés financiers comme un moyen de stocker de la valeur. Enfin, on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs. Nous devons transformer la dette en fonds propres, interdire les achats par effet de levier sur la dette, supprimer le prix Nobel d'économie, reprendre les bonus à ceux qui nous ont conduits dans cette crise et laisser les entreprises qui ne sont pas assez robustes disparaître. En un mot, nous devons apprendre à vivre dans un monde où les entrepreneurs prennent des risques mais surtout pas les banquiers !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ne fallait-il pas sauver les banques ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les traders ont fait des centaines de millions de dollars de profits pour des erreurs qui nous ont causé des milliards de dollars de pertes. Bob Rubin, ancien directeur du Trésor, ancien de Goldman Sachs et surtout ancien directeur de Citibank, a reçu un bonus de 120 millions de dollars alors que Citibank a perdu des dizaines de milliards. Finalement, l'ouvrier moyen a payé le bonus de ce monsieur. Le capitalisme ne doit pas fonctionner comme cela. Pas de capitalisme sans punition. Pas de bonus sans malus. Par ailleurs, les hedge funds ne sont pas responsables de la situation. Et quand un hedge fund saute, il n'embête personne. Quand une banque perd des dizaines de milliards de dollars, elle sollicite son gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Que vous inspire le débat sur les bonus dans les banques ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les militaires nous protègent contre divers risques, dont les agressions extérieures, et pourtant, on ne leur paye pas de bonus. Il ne faut pas verser de bonus à quelqu'un qui gère le contrôle des risques d'une banque ou d'une société. Sinon, il va essayer de cacher le risque pour être sûr de toucher son bonus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les appels à plus de régulation seront-ils entendus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons pas besoin de plus de régulation. Les régulateurs nous ont amenés dans cette situation avec leurs pseudo-mathématiques financières charlatanesques. Ils nous ont fait prendre des risques que nous ne comprenions pas en pensant les comprendre. J'ai attaqué toute ma vie ces charlatans, comme Paul Malliavin qui m'avait insulté lors d'une présentation à l'École polytechnique. Il m'avait même demandé de quitter la salle. J'ai eu raison malgré tout et j'ai gagné énormément d'argent pendant la crise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La technologie peut-elle être un rempart contre la crise ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons dans un monde qui présente beaucoup plus de valeurs extrêmes qu'il y a vingt ans. La technologie propage des rumeurs qui deviennent fort robustes et planétaires. L'Islande a été mise faillite en quelques heures par le BlackBerry. Qui dépend de la confiance des autres est trop fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bio express : Pour avoir expliqué longtemps avant la crise que les banques prenaient des risques qu'elles ne comprenaient pas, Nassim Taleb, expert en mathématiques financières, ancien trader et philosophe du hasard, est devenu un homme célèbre. Ses idées se répandent rapidement sur la planète à travers ses ouvrages, dont le dernier d'entre eux, le "Black Swan"( "Le Cygne noir") est traduit en une vingtaine de langues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/20090811trib000409273/nassim-taleb-nous-devons-passer-au-capitalisme-2.0.html"&gt;La Tribune&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4807907254220291405?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4807907254220291405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4807907254220291405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/08/nous-devons-passer-au-capitalisme-20.html' title='&quot;nous devons passer au capitalisme 2.0&quot;'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5791133966285571460</id><published>2009-02-12T08:54:00.002+01:00</published><updated>2009-02-12T09:02:27.516+01:00</updated><title type='text'>Le bon temps</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SZPXh8vxlYI/AAAAAAAAAHY/AQbXtU-5Td4/s1600-h/1245.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 221px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SZPXh8vxlYI/AAAAAAAAAHY/AQbXtU-5Td4/s320/1245.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301818164587369858" /&gt;&lt;/a&gt; On était mieux sous Chirac. Surtout les Français qui avaient de l'argent en Bourse. Ou des appartements. Les agents immobiliers et les notaires festoyaient. Les traders changeaient de grosse voiture tous les ans. Les marchands de vin ne faisaient pas grise mine, surtout ceux qui bossaient pour l'Elysée. Aujourd'hui, c'est tout juste s'ils arrivent à fourguer un petit saumur-champigny de temps en temps au sommelier présidentiel. Dans les journaux, la publicité rentrait. Les hebdos avaient l'air de catalogues de La Redoute. Maintenant, on dirait des bulletins paroissiaux. De régions pauvres : Cévennes, Nord, Auvergne. Sous Chirac, les restaurants étaient bondés. Les convives se battaient pour payer l'addition qu'ils se faisaient aussitôt rembourser par leur boîte. Désormais, les directeurs financiers renvoient les notes de frais à l'expéditeur avec un gros point d'interrogation. Ou une question sèche, comme : « Pourquoi un deuxième café ? » Ou une remarque acide telle que : « L'eau du robinet est bonne pour la santé. » Les théâtres étaient pleins, même ceux qui jouaient une pièce de Reza. Avenue Montaigne, les filles portaient tellement de paquets qu'on n'arrivait pas à les dépasser sur le trottoir pour voir quelle tête elles avaient. Aujourd'hui, elles se contentent de balancer tristement d'avant en arrière un colifichet Chanel ou un joujou Dior et on voit bien quelle tête elles ont : déprimée. Sous Chirac, les pauvres allaient en vacances. Sous Sarkozy, ils passent cinq jours chez Pierre et Vacances. Ils pouvaient acheter une maison qu'aujourd'hui ils n'arrivent plus à rembourser. On avait le droit de rater son train ou de ne pas vouloir le prendre : à présent, on perd le prix du billet. Sauf les voyageurs de première classe, qui en garderont la moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous Chirac, on n'avait pas tous les jours de président de la République à la radio et à la télévision. On ne subissait pas en permanence ses conseils, injonctions, sarcasmes, directives, menaces. Les banquiers ne se faisaient pas disputer, les syndicalistes non plus. Les moins de 16 ans n'allaient pas en prison. Il n'y avait pas autant d'avions dans le ciel. Que ce soit celui du président ou celui des immigrés clandestins ramenés dans leur pays. On ne brandissait pas le nombre d'étrangers expulsés comme un score de football ou plutôt de flipper : 22 150 ! 24 812 ! 31 645 ! Sous Chirac, les Africains avaient une histoire de l'art, puisqu'on leur avait ouvert un musée à Paris. On n'était pas obligés d'écouter chanter Bernadette. On ne se demandait pas qui était le père des enfants des femmes ministres, qui du reste n'étaient pas enceintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, avec Sarkozy, on a quelques avantages. Par exemple, on trouve toujours un taxi, même le samedi soir. On se croirait au début de la première guerre du Golfe, quand les Parisiens restaient terrés chez eux par peur des bombes sur Bagdad. Ce n'est plus un exploit d'avoir une table chez Lipp ou un box au Dôme. Il y a aussi la mise en place du service minimum. Du coup, on se rend moins compte qu'il y a des grèves. Ça nous aide à oublier qu'il y en a de plus en plus. Les hauts fonctionnaires changent souvent d'affectation, selon l'humeur du président de la République. Ça met un peu de variété dans leur vie quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-bon-temps/989/0/313977"&gt;Le Point - Patrick Besson&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5791133966285571460?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5791133966285571460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5791133966285571460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2009/02/le-bon-temps.html' title='Le bon temps'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SZPXh8vxlYI/AAAAAAAAAHY/AQbXtU-5Td4/s72-c/1245.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4439185486210923964</id><published>2008-11-14T09:07:00.001+01:00</published><updated>2008-11-14T09:08:58.881+01:00</updated><title type='text'>Saison Froide</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PeYvH483fdk&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/PeYvH483fdk&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4439185486210923964?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4439185486210923964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4439185486210923964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/11/saison-froide.html' title='Saison Froide'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2732235977103803489</id><published>2008-10-19T19:20:00.003+02:00</published><updated>2008-10-19T19:46:46.333+02:00</updated><title type='text'>Vivre en troupeau en se pensant libres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPtyfFFngQI/AAAAAAAAAFI/oLhDZtcEIQo/s1600-h/ego~1.jpe"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPtyfFFngQI/AAAAAAAAAFI/oLhDZtcEIQo/s320/ego~1.jpe" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258922868152434946" /&gt;&lt;/a&gt;L’individualisme n’est pas la maladie de notre époque, c’est l’égoïsme, ce self love, cher à Adam Smith, chanté par toute la pensée libérale. L’époque est à la promotion de l’égoïsme, la production d’ego d’autant plus aveugles ou aveuglés qu’ils ne s’aperçoivent pas combien ils peuvent être enrôlés dans des ensembles massifiés. Et c’est bien d’ego qu’il s’agit, puisque les gens se croient égaux alors qu’en réalité ils sont passés sous le contrôle de ce qu’il faut bien appeler le « troupeau ». Celui des consommateurs, en l’occurrence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre en troupeau en affectant d’être libre ne témoigne de rien d’autre que d’un rapport à soi catastrophiquement aliéné, dans la mesure où cela suppose d’avoir érigé en règle de vie un rapport mensonger à soi-même. Et, de là, à autrui. Ainsi ment-on effrontément aux autres, ceux qui vivent hors des démocraties libérales, lorsqu’on leur dit qu’on vient – avec quelques gadgets en guise de cadeaux, ou les armes à la main en cas de refus – leur apporter la liberté individuelle alors qu’on vise avant tout à les faire entrer dans le grand troupeau des consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelle est la nécessité de ce mensonge ? La réponse est simple. Il faut que chacun se dirige librement vers les marchandises que le bon système de production capitaliste fabrique pour lui. « Librement » car, forcé, il résisterait. La contrainte permanente à consommer doit être constamment accompagnée d’un discours de liberté, fausse liberté bien sûr, entendue comme permettant de faire « tout ce qu’on veut ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre société est en train d’inventer un nouveau type d’agrégat social mettant en jeu une étrange combinaison d’égoïsme et de grégarité que j’épinglerai du nom d’« égo-grégaire ». Il témoigne du fait que les individus vivent séparés les uns des autres, ce qui flatte leur égoïsme, tout en étant reliés sous un mode virtuel pour être conduits vers des sources d’abondance. Les industries culturelles (1) jouent ici un grand rôle : la télévision, Internet, une bonne partie du cinéma grand public, les réseaux de la téléphonie portable saturés d’offres « personnelles »...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision est avant tout un média domestique, et c’est dans une famille déjà en crise qu’elle est venue s’installer. On a parlé de l’« individualisation », de la « privatisation » et de la « pluralisation » de la famille, issues de la désarticulation inédite des liens de conjugalité et des liens de filiation. Certains auteurs évoquent même une « désinstitutionnalisation » qui serait à rattacher à la chute des relations d’autorité et à la montée de relations d’égalité. De groupe structuré par des pôles et des rôles, la famille devient un simple groupement fonctionnel d’intérêts économico-affectifs : chacun peut vaquer à ses occupations propres, sans qu’il s’ensuive des droits et des devoirs spécifiques pour personne. Par exemple, chacun – père, mère ou enfants – ira grappiller dans le réfrigérateur de quoi se sustenter aux heures où il lui faudra apaiser sa faim avant de retourner dans sa chambre devant la télé ou la vidéo sans en passer par le rituel commun du repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces aspects sont connus. Ce qui l’est moins, ce sont les modifications introduites par l’usage de la télévision. Celle-ci change en effet les contours de l’espace domestique en affaiblissant encore le rôle déjà réduit de la famille réelle et en créant une sorte de famille virtuelle venue s’adjoindre à la précédente. Certaines études nord-américaines l’appellent depuis longtemps déjà le « troisième parent » (2). On devrait prendre cette expression au pied de la lettre et non pas la considérer comme une simple métaphore, tant ce troisième parent occupe souvent une place plus importante que les deux premiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nouveau parent amène avec lui, dans l’espace désormais désinstitutionnalisé de l’ancienne famille, la sienne propre, qui, pour être virtuelle, n’en est pas moins envahissante. Ce troisième parent pour les enfants, qui est en même temps le meilleur ami de la famille pour les vrais parents, constitue en somme le vecteur qui permet d’abouter aux restes de la famille réelle une nouvelle famille virtuelle. Cette extension s’est d’autant plus facilement imposée que la propagation des postes de télévision s’est répandue dans tout l’espace privé : en plus du poste trônant au centre du foyer, dans le salon, comme il y a une génération, on en trouve désormais jusque dans les chambres des enfants (3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette extension virtuelle de la famille permise par le troisième parent a été peu perçue par les sciences sociales. Elle avait pourtant été parfaitement repérée par la littérature, dès les débuts du règne de la télévision. En 1953, dans son saisissant roman d’anticipation Fahrenheit 451, l’auteur américain Ray Bradbury montrait plusieurs aspects du problème dont on n’a souvent retenu qu’un seul : une société où la télévision a pris la place du livre (4). Un film, réalisé par François Truffaut en 1966, en a été tiré : l’action se situe dans un avenir proche où la société juge les livres dangereux, les considère comme un obstacle à l’épanouissement des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la question du rapport télévision/livre a bien été perçue, on a peu pris en compte la seconde question décisive que posait cette histoire : la télévision comme nouvelle famille. Cet aspect est pourtant très présent au travers du grand rôle joué dans le récit par l’épouse de Montag. Mildred (Linda, dans le film) est complètement assujettie au système de vie aseptisée et obligatoirement heureuse instauré par le « Gouvernement ». Elle consomme autant de pilules qu’il en faut pour éviter toute anxiété. Et, surtout, elle vit avec la télévision, qui se trouve dans toutes les pièces du foyer et qui couvre toute la surface du mur (le récit a un peu d’avance sur notre technologie, mais heureusement nous avons déjà des écrans plats de plus en plus grands).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces « murs parlants », comme le narrateur les nomme, représentent ce qu’elle appelle sa « famille », dont les personnages virtuels vivent tous les jours dans le salon de Mildred. L’ambition la plus significative de l’héroïne est même de se payer un jour un quatrième mur-écran pour améliorer... la vie de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force du roman est d’avoir su, très tôt, révéler ce trait : cependant que la famille réelle – avec ses codes, ses lieux et ses hiérarchies – disparaissait lentement, elle se trouvait remplacée par une nouvelle communauté immense et volatile, amenée par la télévision. Dès 1953, Bradbury avait saisi que, désertant les anciens rapports sociaux réels, les téléspectateurs se mettaient à appartenir à une même « famille » en ayant soudain les mêmes « oncles » raconteurs d’histoires drôles, les mêmes « tantes » gouailleuses, les mêmes « cousins » dévoilant leurs vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les très nombreux talk-shows et autres émissions de divertissement diffusés aujourd’hui par les chaînes généralistes fournissent toute une galerie de portraits de famille : du timide impénitent au hâbleur incorrigible, en passant par le râleur patenté, l’ex-militant recyclé en paillettes, le prof idiot, l’écolo de la bonne bouffe, le cynique un peu gaulois, la blonde pétulante à anatomie renforcée, l’éternelle idole des jeunes, le crooner du troisième âge, la star du porno en défenseur des droits de l’homme, l’homosexuel dans toutes ses déclinaisons, le handicapé rigolo, la drag-queen tout-terrain, le penseur attitré, le beur volubile, les acteurs avec leurs lubies, les sportifs au grand cœur, le défenseur des bonnes causes perdues d’avance, et même le psychanalyste plein de sous-entendus freudo-lacaniens... Soit une centaine de personnes circulant sans cesse d’une chaîne à l’autre et valant de l’or, bref, ceux qu’on appelle aujourd’hui les people, derrière lesquels courent les responsables politiques en mal d’audience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve désormais ses cousins, ses oncles et ses tantes en zappant et, en plus, ils sont drôles ou du moins supposés tels. Ce que les histoires de famille (les petites et les grandes, les comiques et les tragiques) n’apportent plus, c’est désormais la « famille » de la télévision qui est appelée à le fournir. C’est elle qui console les esseulés et anime les groupes en manque de verve. Non seulement la « télé » fournit une « famille », mais elle constitue ceux qui la regardent en grande famille. Chacun se confie à tous dans un idéal de transparence où l’on ne peut plus rien se cacher. A longueur d’émissions, les « secrets de famille » les mieux gardés sont tous éventés ; aucun ne résiste aux grands déballages. Sous le soleil de Big Brother, chacun doit tout dire à tous. Même les adolescents et les jeunes adultes en passent par le confessionnal de « Loft Story » ou de « Star Academy » (5). La nouveauté de ces émissions, c’est que cette « famille », le téléspectateur peut désormais la composer à son gré – par exemple en tapant 1 s’il veut soutenir Cyril ou 2 s’il veut éloigner Elodie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait se demander : après tout, pourquoi pas cette virtualisation des rapports familiaux ? N’est-ce pas là le cours même de l’histoire ? De sorte qu’il n’y aurait aucune raison de porter un jugement dépréciatif sur la période actuelle, surtout si c’est pour mieux valoriser celle qui n’existe plus. D’ailleurs, le temps où l’on étouffait dans les familles réelles n’est pas si loin. Le fameux : « Famille, je vous hais » d’André Gide, repris par les étudiants de 1968, ne remonte qu’à une ou deux générations. En ce sens, ne faut-il pas mieux une « famille » virtuelle qu’une vraie famille sachant que, quand on en est vraiment fatigué, il suffit de tourner le bouton sans avoir, comme autrefois, à « tuer le père » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est simple : le téléspectateur qui aime les personnages de cette « famille » ne peut évidemment pas être payé de retour car ceux-ci, étant virtuels, ne peuvent qu’être parfaitement indifférents à son sort. Sauf, évidemment, si celui-ci devient médiatisable. Dans ce cas, on fera entrer le personnage malheureux « dans » le poste, et des surdémonstrations d’amour lui seront données, comme pour faire oublier la non-réciprocité fondamentale du média.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là s’ensuivent une autre question et une nouvelle réponse. Pourquoi y a-t-il lieu de faire toute cette dépense en technologie (des caméras, des techniciens, des grilles de programmes, des satellites, des réseaux, etc.) et en investissements divers (financiers, libidinaux, etc.) si c’est pour ne pas faire vraiment exister les sujets qui regardent la télévision en y passant tant de temps ? La « famille » serait-elle le règne du pur divertissement pascalien ? On le sait, il était autrefois concentré sur le roi dans la mesure où ce dernier soutenait tout le monde cependant que personne ne le soutenait. Ainsi, pour échapper au risque majeur de mélancolisation du roi, il n’y avait d’autres moyens que de le divertir en permanence. Nous serions dans une situation similaire aujourd’hui, à la différence près que tout le monde, dans les démocraties de marché, devrait être diverti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais divertir le sujet ne suffit pas. Loin s’en faut. On peut mieux faire. Si ce n’est pas au premier chef l’existence subjective de l’autre qui préoccupe cette « famille », c’est tout simplement parce que rien ne la préoccupe, dans la mesure où elle n’est elle-même qu’un leurre. Derrière se cache la seule réalité consistante, l’audience (une audience fidélisée par le simulacre), qui se mesure, se découpe en parts afin de pouvoir se vendre et s’acheter sur le marché des industries culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il reste un esprit assez naïf pour croire que la qualité des émissions entre en ligne de compte dans la programmation, il risque fort de déchanter dès la première investigation. Seule compte l’audience, car c’est uniquement elle qui influe sur les affaires sérieuses : le prix des espaces publicitaires. Règle qu’un directeur des programmes de TF1, par ailleurs enseignant à Dauphine et à la Sorbonne, a énoncée à l’usage des apprentis programmateurs : « Il est inutile d’augmenter les coûts pour provoquer un programme meilleur que celui qu’on diffuse si vous avez déjà la meilleure audience (6). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On connaît désormais les propos tenus à l’origine en petit comité par M. Patrick Le Lay, président de TF1 : « Nos émissions ont pour vocation de rendre [le cerveau du téléspectateur] disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité (7). »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc bien cela qu’il faut élucider : la façon précise dont est obtenue cette disponibilité. Or, s’il n’existe aucune autre activité sociale qui soit plus évaluée que la consommation télévisuelle, ces mesures ne disent quasiment rien sur la subjectivité des publics. C’est pourquoi il convient d’inventorier cette vaste zone d’ombre où de l’énergie psychique est captée pour être convertie en audience. Je forme donc ici l’hypothèse que ce qui permet à cette audience de se constituer comme fidèle s’explique par le fonctionnement de la télévision comme famille virtuelle de substitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre en considération cette « famille » est indispensable à qui veut vraiment décrire et penser notre monde et ses sujets. Cela permet d’en percer la vraie nature. Ainsi Bernard Stiegler, dans un vif petit livre à propos de la télévision et de la misère symbolique, indique que «  [l’audiovisuel] engendre des comportements grégaires et non, contrairement à une légende, des comportements individuels. Dire que nous vivons dans une société individualiste est un mensonge patent, un leurre extraordinairement faux (...). Nous vivons dans une société-troupeau, comme le comprit et l’anticipa Nietzsche (8)  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille en question serait donc en fait un « troupeau », qu’il ne s’agirait plus que de conduire là où l’on veut qu’il aille s’abreuver et se nourrir, c’est-à-dire vers des sources et des ressources clairement désignées. Ce n’est pas à Friedrich Nietzsche, dont les qualités de grand démocrate restent à démontrer, que je me référerai, mais à Emmanuel Kant et à Alexis de Tocqueville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kant développe le thème de la mise en troupeau des hommes dans Qu’est-ce que les Lumières ? (1784). Elle intervient, pour lui, dès lors que les hommes renoncent à penser par eux-mêmes et qu’ils se placent sous la protection de « gardiens qui, par “bonté”, se proposent de veiller sur eux. Après avoir rendu tout d’abord stupide leur troupeau [Hausvieh, littéralement « bétail domestique »], et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent oser faire le moindre pas hors du parc où ils sont enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qu’il y aurait de marcher tout seul ». A la liste des gardiens du troupeau avancée par Kant – le mauvais prince, l’officier, le percepteur, le prêtre, qui disent : « Ne pensez pas ! Obéissez ! Payez ! Croyez ! » –, il convient évidemment d’ajouter aujourd’hui le marchand, aidé du publicitaire ordonnant au troupeau de consommateurs : « Ne pensez pas ! Dépensez ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Tocqueville, il est remarquable que cet éminent penseur de la démocratie ait envisagé la possibilité de la mise en troupeau des populations lorsqu’il s’interrogeait sur le type de despotisme que les nations démocratiques devaient craindre. La notion de « troupeau » apparaît justement, en 1840, lorsqu’il indique que la passion démocratique de l’égalité peut « réduire chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux » délivrés du « trouble de penser » (9). Et de fait, c’est vrai : dans le troupeau, nous sommes tous vraiment égaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la prolétarisation des ouvriers, le capitalisme a procédé à la « prolétarisation des consommateurs ». Pour absorber la surproduction, les industriels ont développé des techniques de marketing visant à capter le désir des individus afin de les inciter à acheter toujours davantage (10). Les théories de Sigmund Freud ont alors été mises à profit, via leur adaptation au monde de l’industrie qu’a réalisée... son neveu américain Edward Bernays. Ce dernier a exploité (d’abord pour le fabricant de cigarettes Philip Morris) les immenses possibilités d’incitation à la consommation de ce que son oncle appelait l’« économie libidinale (11)  ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le génie de Bernays, c’est d’avoir vu très tôt le parti qu’il pouvait tirer des idées de Freud. En effet, dès 1923, dans Crystallizing Public Opinion, il explique que les gouvernements et les annonceurs peuvent « enrégimenter l’esprit comme les militaires le font du corps ». Cette discipline peut être imposée en raison « de la flexibilité inhérente à la nature humaine individuelle ». Bernays indique que « la solitude physique est une vraie terreur pour l’animal grégaire [gregarious animal], et que la mise en troupeau lui cause un sentiment de sécurité. Chez l’homme, cette crainte de la solitude suscite un désir d’identification avec le troupeau et avec ses opinions ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, une fois dans le « troupeau », l’« animal grégaire » souhaite toujours exprimer son avis. Par conséquent, les communicateurs doivent « faire appel à son individualisme [qui] va étroitement de pair avec d’autres instincts, comme son égotisme ». C’est pourquoi Bernays recommande de toujours lui parler de « son » désir. Cette mise en troupeau a pour objet d’homogénéiser les comportements de façon à conquérir des marchés et par là même de maximiser la rentabilité, en s’appuyant notamment sur les médias audiovisuels de masse, dont la radio et le cinéma, puis la télévision inventée peu après, utilisés pour fonctionnaliser la dimension esthétique de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est remarquable, c’est que parler d’une société-troupeau de consommateurs prolétarisés n’est nullement incompatible avec le déploiement d’une culture de l’égoïsme érigé en règle de vie – bien au contraire : ces notions s’appellent et se soutiennent l’une l’autre. Cette vie dans un troupeau virtuel incessamment mené vers des sources providentielles pleines de sirènes et de naïades suppose en effet un égoïsme hypertrophié présenté comme accomplissement démocratique. « Sois toujours plus toi-même en participant toujours plus à la famille », « Avec nous, tu seras au centre du système » ou « au centre de la banque, du réseau et de tout ce que tu veux » – on pourrait aligner mille « pubs » fonctionnant sur le même registre, car les publicitaires sont spécialisés dans l’utilisation de ce truc (grossier, mais imparable) consistant à flatter, sous toutes ses formes possibles, l’égoïsme des individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cet « égoïsme grégaire » (rappelons que « grégaire » vient du latin gregarius, de grex, gregis, « troupeau »), nous sommes sans doute devant un type d’« agrégat » assez nouveau qu’il conviendrait d’inventorier d’autant plus vite que son versant égoïste lui interdit à jamais de se découvrir lui-même en être collectif. Nous sommes avec ces formations égo-grégaires comme devant des monstres sécrétés par la démocratie. Des monstres, car ces formations sont profondément antidémocratiques : elles fonctionnent à l’omission volontaire et au procédé artificieux constamment répétés, à l’achat des consciences, au coup d’esbroufe gagneur, au profit rapide et maximal et, de surcroît, elles contaminent de plus en plus le fonctionnement démocratique réel subsistant en contribuant notamment à la « peoplelisation » du politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie en troupeau virtuel fonctionne à partir d’une sérialisation des individus exposés à de multiples possibilités de satisfaction de convoitises égoïstes, constamment excitées et relancées. Par sérialisation, j’entends une perte du sentiment d’appartenance à une (ou à la) collectivité humaine, le surgissement d’une anomie conduisant les membres d’un groupe à vivre chacun pour soi et dans l’hostilité envers les autres. Cette sérialisation contribue à faire en sorte que chaque membre du troupeau virtuel se place librement sous le faisceau des offres de satisfaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’y inciter, une offre à regarder suffit, qui peut en principe être déclinée ou acceptée (« en principe », car les enfants sont en fait souvent placés quasiment de force devant le téléviseur par les parents afin qu’ils se tiennent tranquilles). S’il accepte cette offre, presque forcée, à regarder, le membre du troupeau sera « pris » car il regardera en croyant qu’il regarde librement la télévision. C’est alors qu’est mobilisée une des particularités de la pulsion scopique : l’inversion du sens du regard permettant qu’à la fin ce ne soit plus tant le spectateur qui regarde la télévision, mais que ce soit, de facto, la télévision qui regarde le spectateur. Ce renversement doit bien sûr être aussi indolore que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout part d’un contrat mensonger selon lequel le spectateur croit pouvoir regarder sans être vu. De là naît ce sentiment de toute-puissance égoïste qui atteint celui qui croit « faire ce qu’il veut » en regardant ce qu’il veut bien regarder. La preuve ultime étant qu’il peut zapper à sa guise. En réalité, ce spectateur n’est pas tout-puissant, loin s’en faut : il est regardé et même scruté sûrement plus qu’il ne regarde. N’oublions pas qu’aucune autre activité sociale n’est plus mesurée que celle qui a trait aux pratiques télévisuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même phénomène vaut d’ailleurs pour tous ces nouveaux ensembles égo-grégaires. En effet, de même qu’avec Internet de multiples programmes-espions résidents ou à distance enregistrent le regard du l’internaute par l’intermédiaire de ses clics de souris, de façon à dresser de lui un portrait-robot qui rendra possible de le regarder sous toutes ses coutures et sous toutes ses habitudes, de multiples boîtes noires enregistrent les moindres réactions du téléspectateur. De sorte que, quand il regarde, il est aussi regardé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision, c’est un œil dardé en direction de chaque membre ou groupe de membres du troupeau. L’habituel : « Je vais me détendre un moment en regardant la télévision » est donc bien fallacieux. Car, alors, c’est l’Autre qui vous regarde, vous, mais pas seulement vous puisqu’il regarde en même temps chaque membre du troupeau. Et, bien sûr, tous ces yeux aveugles de la télévision, dardés vers les membres du troupeau virtuel, sont interconnectés. Ce qui compose un immense réseau où chacun est constamment exposé et regardé par ce qu’il regarde. Et directement conduit vers les sources où cet Autre veut qu’il aille se nourrir et se désaltérer avec ses congénères du troupeau (et l’on sait que, pour le président-directeur général de la principale chaîne française de télévision, dont l’offre fut retenue au titre du « mieux-disant culturel », ce sont préférentiellement des sources de Coca-Cola).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision fonctionne comme une sorte de panoptique de Bentham à l’envers. Dans celui-ci, comme Foucault l’a montré, « [chacun] est vu, mais ne voit pas », de façon à « induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir (12)  ». Ici, raffinement supplémentaire (c’est ça le progrès) : personne n’est vu, mais chacun est regardé par ce grand Autre aveugle qu’il regarde. Il ne s’agit plus en effet pour lui de voir chacun des membres depuis un seul point de vue central, mais de faire regarder chacun dans certaines directions très précises, celles qui promettent le bonheur par la satisfaction généralisée et automatique de besoins, évidemment dûment répertoriés et... pré-visibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dany-Robert Dufour&lt;/span&gt;. &lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/DUFOUR/15491"&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) On doit le concept d’« industrie culturelle » à Theodor W. Adorno, dont l’analyse critique de la Kulturindustrie demeure d’une grande actualité. Cf., par exemple, Philosophie de la nouvelle musique (1962), Gallimard, Paris 1985, p. 15-17.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) L’expression figure dans le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur « La délinquance des mineurs » (26 juin 2002) : « La télévision a pénétré à un tel point la vie des familles et joue un tel rôle dans le quotidien des enfants qu’on peut, sans exagérer, parler de “troisième parent” pour la désigner ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) En Europe, entre un et deux tiers des enfants ont désormais la télévision dans leur chambre. Cf. Sonia Livingstone et Moira Bovill, Children and Young People in a Changing Media Environment, Lawrence Erlbaum, Londres, 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Ray Bradbury, Fahrenheit 451, Denoël, Paris, 1966.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) Le fait que les promoteurs de la première émission de ce type l’ait appelée « Big Brother » (aux Pays-Bas, en 2000) indique combien la virulente critique politique présente dans le roman de George Orwell, 1984, est désormais déniée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) Cf. Laurent Fonnet, La Programmation d’une chaîne de télévision, Dixit - DESS, communication audiovisuelle université Paris-I, Paris, 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(7) Collectif, Les Dirigeants face au changement, Editions du huitième jour, Paris, 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(8) Bernard Stiegler, Aimer, s’aimer, nous aimer. Du 11 septembre au 21 avril, Galilée, Paris, 2003, p. 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(9) Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Œuvres II, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1992.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(10) Cf. Bernard Stiegler, Mécréance et discrédit 1, 2 et 3, Galilée, Paris, 2004-2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(11) Bernays, neveu de Freud, faisait de son oncle le destinataire de ses livres. Il est resté en contact régulier avec lui pour la traduction des travaux de ce dernier et leur publication aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(12) Michel Foucault, Surveiller et punir, Gallimard, Paris, 1975, p. 234. Une construction pénitentiaire panoptique est celle où le gardien se tient dans une guérite maintenue dans l’obscurité, édifiée au point central d’une vaste élévation en cercle où sont distribuées sur plusieurs étages des cellules à barreaux, violemment éclairées. Ainsi, un grand nombre de prisonniers peuvent être vus par un seul gardien, sans qu’aucun ne sache si on le regarde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-2732235977103803489?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2732235977103803489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2732235977103803489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/vivre-en-troupeau-en-se-pensant-libres.html' title='Vivre en troupeau en se pensant libres'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPtyfFFngQI/AAAAAAAAAFI/oLhDZtcEIQo/s72-c/ego~1.jpe' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1297425553790711002</id><published>2008-10-16T16:45:00.004+02:00</published><updated>2008-10-16T17:37:57.511+02:00</updated><title type='text'>La fin du capitalisme, vraiment ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPdfyhLPeSI/AAAAAAAAAFA/S2LMIOUzI-E/s1600-h/Image+5.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPdfyhLPeSI/AAAAAAAAAFA/S2LMIOUzI-E/s320/Image+5.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257776411481962786" /&gt;&lt;/a&gt; La situation est grave et c'est loin d'être fini mais il faut d'autant plus raison garder : toute réussite dépend de la justesse de l'analyse. Suite à l'avalanche d'articles qui annoncent la fin du capitalisme, l'interview d'Immanuel Wallerstein dans Le Monde du 11 octobre, titré justement &lt;a href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/11/le-capitalisme-touche-a-sa-fin_1105714_1101386.html"&gt;"Le capitalisme touche à sa fin"&lt;/a&gt;, me fournit l'occasion de préciser brièvement pourquoi il ne faut pas faire preuve de trop de précipitation en l'affaire, ni prendre un peu trop ses désirs pour la réalité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup Immanuel Wallerstein, qui n'est pas responsable du titre sans doute et avec qui je partage le souci du temps long (Braudel) ainsi que des cycles mais là, il se pourrait qu'il se laisse emporter par le court terme. Si je suis d'accord avec lui que nous sortons du capitalisme, il ne me semble pas que cela puisse être de façon aussi immédiate que certains se l'imaginent, dans un lendemain de crise. D'ailleurs comparer notre moment historique avec la fin du féodalisme qui a pris plus de 2 siècles, voilà qui n'a rien à voir avec les 30 prochaines années, même si on peut admettre que l'histoire s'accélère. On serait plutôt dans un cycle libéralisme -&gt; totalitarisme -&gt; socialdémocratie -&gt; néolibéralisme -&gt; antilibéralisme ou écologie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, de façon assez orthodoxe d'ailleurs d'un point de vue marxiste, Wallerstein semble prédire la fin du capitalisme par épuisement des capacités de profit (baisse tendancielle du taux de profit), alors que les cycles démontrent que ça repart toujours : Kondratieff, cité par Wallerstein, a été justement envoyé en Sibérie parce qu'il ne voyait dans 1929 qu'une crise cyclique du système et non pas son effondrement final ! Pour moi, comme pour Gorz, la sortie du capitalisme est plutôt liée à l'économie immatérielle, ce qui est tout autre chose, transformant complètement le travail (c'est le travail qui devient immatériel plus que les produits) et se situant dans un temps long qui n'implique pas l'effondrement immédiat du capitalisme industriel mais seulement son déclin relatif, très loin de pouvoir dire qu'il touche à sa fin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas de ce qu'on peut souhaiter mais de la réalité internationale. Ceci dit il y en a d'autres qui fustigent ces déclarations prophétiques mais qui s'imaginent qu'il n'y a eu qu'un incident technique mal géré et que presque rien ne changera, ce qui est tout aussi idiot ! C'est entre ces deux extrêmes qu'il faudrait se tenir. Je pense qu'il y aura une récession (relativement courte espérons le, pas si sûr) mais aussi des révolutions sans doute, un renversement du rapport de force entre capital et travail, une refondation de nos institutions au moins, avec l'émergence d'une économie immatérielle hors salariat, le déclin du dollar roi et de l'hégémonie américaine enfin, une nouvelle "Grande Transformation" (Polanyi), un capitalisme plus régulé donc mais pas encore sa fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que Wallerstein imagine que les USA pourraient être le lieu où le conflit sera le plus aigu puisqu'il pense possible une révolte armée ! Hypothèse audacieuse et bien peu probable mais si la révolution américaine était alors victorieuse cela leur redonnerait sans doute un rôle de leadership, il faut donc être prudent quand on parle de la fin de l'Empire américain dont commence seulement le déclin, sous la forme actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plus forte raison pour le capitalisme mondial qui a encore de beaux jours devant lui, même s'il devra être mieux encadré comme au temps des 30 glorieuses et s'intégrer dans une économie mixte (ou économie plurielle). Il dépend beaucoup de nous d'accélérer son déclin, mais cela ne se fera pas tout seul, ni ne nous tombera tout cuit dans le bec. Il ne suffira pas de tout nationaliser sans rien changer au système ni laisser de place au travail autonome de plus en plus répandu pourtant. Il ne sert à rien de se faire des illusions quand, ce qu'il faut, c'est profiter des opportunités historiques ouvertes par la crise pour donner forme à un système alternatif qui ne se construira pas en un jour ! Plutôt que d'attendre un miracle il faut s'y mettre dès maintenant à partir du local et de villes franches protégées de la mondialisation marchande par des &lt;a href="http://jeanzin.fr/index.php?2007/05/24/94-les-monnaies-locales-un-outil-pour-la-relocalisation-de-l-economie"&gt;monnaies locales&lt;/a&gt;, entre autres (voir &lt;a href="http://jeanzin.fr/index.php?2008/10/03/149-la-reconstruction-du-monde"&gt;La reconstruction du monde&lt;/a&gt;). La crise peut faire qu'on soit obligé de s'y mettre (comme en Argentine) et réclamer un &lt;a href="http://jeanzin.fr/index.php?2006/04/05/41-la-revolution-du-revenu-garanti"&gt;revenu garanti &lt;/a&gt;pour tous afin d'éviter un effondrement général de la demande et de toute l'économie mais il ne faut pas s'imaginer en avoir fini pour toujours avec le capitalisme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;span style="font-style:italic;"&gt; La crise la plus récente similaire à celle d'aujourd'hui est l'effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s'effondrer l'emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C'est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par "faire système" en s'étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l'effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n'acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s'exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n'oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés... (Immanuel Wallerstein)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :&lt;a href="http://jeanzin.fr/index.php?2008/10/12/151-la-fin-du-capitalisme-vraiment#c2351"&gt; Jean Zin&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1297425553790711002?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1297425553790711002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1297425553790711002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/la-fin-du-capitalisme-vraiment.html' title='La fin du capitalisme, vraiment ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SPdfyhLPeSI/AAAAAAAAAFA/S2LMIOUzI-E/s72-c/Image+5.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1650752308866041497</id><published>2008-10-07T16:48:00.004+02:00</published><updated>2008-10-07T17:27:50.564+02:00</updated><title type='text'>A la recherche des gènes de l'hominisation</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SOt_LFiDkxI/AAAAAAAAAEw/Jqnh4xizrKc/s1600-h/site2a_jpg.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SOt_LFiDkxI/AAAAAAAAAEw/Jqnh4xizrKc/s320/site2a_jpg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254433218698122002" /&gt;&lt;/a&gt; Dans son ouvrage «Human, The Science behind what makes us unique»(1) le neuropsychologue Michaël S. Gazzaniga recense et enrichit les innombrables travaux ayant cherché à comprendre les changements survenus dans l'histoire de l'évolution des êtres vivants, grâce auxquels certains primates ont pu devenir des « humains » différents de leurs prédécesseurs, caractérisés par l'aptitude au maniement des outils, au langage et à la conscience. Nous en donnerons ultérieurement une recension plus détaillée. Retenons que, dès le premier chapitre, il s'interroge sur le rôle d'un facteur généralement considéré comme déterminant dans l'hominisation, l'évolution de la taille du cerveau ou encéphalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les « gènes de l'encéphalisation »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On considère généralement que l'accroissement des capacités cognitives a été parallèle à l'augmentation de la taille des cerveaux. Certes, il n'y a pas un rapport fixe entre le coefficient d'encéphalisation (rapport entre le poids du cerveau et celui du corps) propre à chaque espèce et leurs aptitudes cognitives. D'autres causes interviennent, notamment des différences dans les capacités de connectivité interne propres à tel ou tel type de cerveau. Par ailleurs comme il a été rappelé lors du colloque "The Sapient Mind" précédemment cité dans nos colonnes, on montre que les facteurs biologiques n'ont pas été seuls à provoquer la marche vers l'hominisation. La taille du crâne de Homo Floresiensis représente 1/3 de celle des humains actuels. Vers - 60.000 ans, la biologie et l'organisation du cerveau ont cessé de se modifier et d'autres facteurs, dits épigénétiques car résultant de l'interaction avec le milieu culturel, ont entraîné le développement de capacités telles que l'invention, le langage et le travail en commun. Il en est résulté un processus d'enrichissement croisé entre le génome, l'environnement et les êtres et outils avec lesquels chaque individu interagit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous ces réserves, c'est bien cependant l'augmentation de la taille du cerveau qui a marqué le départ de la différenciation entre les hominiens et leurs congénères primates. Or cette augmentation n'a pu résulter que de l'évolution d'un certain nombre de gènes. Plusieurs d'entre eux ont été identifiés il y a quelques années. Il s'agit notamment des gènes Microcéphalin et ASPM dont les défectuosités provoquent des désordres graves de développement physique et mental. Ces gènes et d'autres analogues étaient présents depuis longtemps dans les lignées de primates, mais ils ont évolué rapidement après la divergence entre hominiens et chimpanzés, ce qui laisse supposer qu'ils ont bien été responsables de l'explosion de la taille des cerveaux de nos ancêtres. Ils ont ainsi donné un avantage compétitif considérable à ces derniers. L'augmentation de la taille du cerveau n'a pas été uniformément répartie. Elle a favorisé le néocortex en général et certaines zones dans celui-ci, ainsi que le cervelet et la matière blanche importante pour la connectivité. Toutes ces régions sont déterminantes pour le développement des fonctions cognitives supérieures, y compris le langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait qu'une question majeure se pose alors, celle que nous évoquions dans notre article précité : pour quelle raison les gènes commandant cette augmentation de taille et les conséquences qu'elle a entraîné en matière de neurogenèse ont-ils évolué de cette façon chez les hominiens alors qu'ils ne le faisaient pas chez les autres primates ni d'ailleurs chez les autres animaux ? Il ne semble pas que des différenciations substantielles se soient produites de - 7 à - 2 millions d'années, dans les milieux géographiques, forêts et savanes, où vivaient les uns à côté des autres les ancêtres de l'homo et ceux des chimpanzés. Si les futurs hominiens s'étaient trouvés isolés dans des milieux différents de ceux des autres singes forestiers, ils auraient pu développer des mutations favorisant l'accroissement des capacités cognitives de leurs cerveaux. Mais aujourd'hui, on a tendance à penser que globalement les milieux étaient les mêmes, aux époques capitales de la divergence. Il n'est pas interdit d'imaginer cependant que les mutations favorables se soient produites au sein de petits groupes s'étant par hasard retrouvé isolés dans des éconiches très restreintes, groupes à qui elles auraient conféré rapidement un avantage compétitif considérable. Mais l'explication semble un peu « tirée par les cheveux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les gènes du langage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aptitude au langage complexe, apparue bien plus tard que l'accroissement de la taille des cerveaux, ne pose pas les mêmes questions. Il est évident depuis longtemps qu'elle possède une base génétique. Il est évident aussi que le processus épigénétique d'hominisation était déjà en cours depuis plusieurs millions d'années. Les mutations permettant aux cerveaux des humains de commencer à s'engager dans des échanges langagiers ont donc trouvé, aux alentours des années – 200.000, un environnement favorable à leur sélection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, s'interroger sur les bases génétiques du langage ne consiste pas à se demander pourquoi, subitement, les humains se seraient mis à parler mais quels étaient les gènes dont les mutations ont favorisé cette aptitude. La réponse à cette question, activement étudiée aujourd'hui, nécessite comme on le devine d'abandonner tout réductionnisme génétique. Aucun gène n'existe dont on puisse affirmer qu'il s'agit du gène du langage, brutalement apparu. Là encore, l'évolution a été longue et ses résultats complexes, d'ailleurs encore très largement mal connus à ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forme générale de la protéine FOXP2De la même façon que l'action des gènes Microcéphalin et ASPM avaient été découverte en étudiant des anomalies morphologiques, ce fut en étudiant des troubles dans l'expression langagière présentés par d'une famille britannique, les KE, que l'on identifia un gène baptisé FOXP2 dont une mutation provoquait les troubles en question. Le gène fut très rapidement baptisé «gène du langage» ou «gène de la grammaire». Plusieurs années après, il apparu que les choses n'étaient pas si simples. Ce gène avait évolué bien avant les dinosaures et se trouve aujourd'hui présent sous des versions peu différentes chez de nombreux animaux, allant des oiseaux aux chauves-souris et aux abeilles. Il a été aussi identifié chez les néanderthaliens. La protéine pour laquelle code le gène FOXP2, dite aussi FOXP2, est très peu différentes, de l'homme aux autres espèces. Cependant, on a montré qu'elle avait enregistré deux changements récents dans les 200.000 dernières années, correspondant à une évolution dans le gène FOXP2 survenue à une époque contemporaine à celle de l'apparition des premiers langages humains. Pour s'être répandue si rapidement, cette mutation devait présenter un avantage évolutionnaire important&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci ne veut pas dire cependant que le gène FOXP2 soit à proprement parler le gène du langage. Les choses sont bien plus complexes. L'étude de son rôle dans les nombreuses espèces où il est présent montre qu'il s'agit d'un gène dit de transcription qui active de nombreux autres gènes (plusieurs centaines sans doute) et en invalide d'autres, au fur et à mesure du développement. Il s'exprime durant la mise en place de nombreux organes, poumons, œsophage, cœur et cerveau. Il commande l'apprentissage et la mise en œuvre de nombreuses coordinations locomotrices permettant par exemple à l'oiseau chanteur de former des vocalises complexes ou à la chauve-souris d'utiliser son système d'écholocalisation. Chez l'homme, ses défaillances provoquent, comme l'avait montré l'étude de la famille KE, des troubles divers de la coordination des muscles et centres nerveux nécessaires au langage. Mais son action précise sur l'organisation structurelle du cerveau et la croissance des neurones, notamment au niveau des aires intervenant dans le langage humain, reste encore à identifier. Des dizaines de gènes sont impliqués par ailleurs dont plusieurs s'expriment différemment chez l'homme et chez le chimpanzé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, si le gène FOXP2 n'est pas exactement le gène du langage, tout en étant indispensable à la mise en place et au développement des aptitudes langagières, il reste à identifier les processus ayant permis voici 200.000 ans environ à nos ancêtres d'utiliser leurs potentialités locomotrices pour échanger de véritables messages à contenus symboliques. On a suggéré que les premiers langages résultaient d'une combinaison de gestes et mimiques, complétés de messages sonores du type de ceux courants chez les animaux. Probablement. Mais là encore, sous quelles impulsions et pour répondre à quelles exigences ? Rien n'empêche de penser que, comme pour l'utilisation des premiers outils, ce fut par un hasard judicieusement exploité que les premiers inventeurs du langage en ont découvert les vertus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, les philosophes de l'évolution pourront retenir de ces travaux deux conclusions très différentes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * Pour la première, l'humain est véritablement spécifique, comme souhaite le démontrer l'ouvrage de Michaël S. Gazzaniga,&lt;br /&gt;    * Pour la seconde au contraire, il existe une grande continuité dans le déploiement des gènes, qui relie en profondeur les hommes et les autres animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes&lt;br /&gt;(1) Michaël S. Gazzaniga. "Human, The Science behind what makes us unique" HarperCollins 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On trouvera sur le site &lt;a href="http://www.well.ox.ac.uk/~simon/"&gt;http://www.well.ox.ac.uk/~simon/&lt;/a&gt; un résumé des travaux sur le gène FOXP2 réalisés par le Dr Simon Fisher, de l'Université d'Oxford, qui fut l'un de ses découvreurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :   Jean-Paul Baquiast  &lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/"&gt;Automates Intelligents&lt;/a&gt;  05/09/2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1650752308866041497?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1650752308866041497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1650752308866041497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/10/la-recherche-des-gnes-de-lhominisation.html' title='A la recherche des gènes de l&apos;hominisation'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SOt_LFiDkxI/AAAAAAAAAEw/Jqnh4xizrKc/s72-c/site2a_jpg.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3855693186307053711</id><published>2008-09-02T09:59:00.003+02:00</published><updated>2008-09-02T10:18:53.220+02:00</updated><title type='text'>Ça va pas le faire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SLz23vyoe8I/AAAAAAAAAEo/K-zYfiHe4PA/s1600-h/reiser.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SLz23vyoe8I/AAAAAAAAAEo/K-zYfiHe4PA/s320/reiser.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241335503934487490" /&gt;&lt;/a&gt;Il est bien pratique ce verbe «faire». Comme tous les mots vagues, il est souple et son usage évolue saison après saison. «Ça l’fait» fut, il y a quelques années, une manière de renouveler les expressions devenues ringardes du genre «ça gaze», «ça marche», «ça roule (ma poule)», «ça baigne»… Le faire : vieilles réminiscences de l’argot des fiacres puis des typographes. «Ça fait la rue Michel» signifiait «ça fait le compte» parce qu’une rue du quartier des imprimeurs à Paris était dénommée rue Michel-le -Comte. En revanche, «je crois que ça va pas l’faire» est une vraie fin de non-recevoir. Plus forte que le «je crois que ça va pas être possible» de Zebda. Une litote pour dire «va mourir», en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette rentrée, on l’entend beaucoup. Les Français qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts, en recevant leur feuille d’imposition se la répètent. Effondrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains (jeunes) diplomates, en observant ce qui se passe en Géorgie après la signature de l’accord entre Sarkozy et Medvedev, la murmurent à la veille du Conseil européen exceptionnel de lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même soupir, même litote à La Rochelle ce week-end : «xxx, ça va pas le faire» (remplacez les XXX par, au choix, Ségolène, Bertrand, Pierre, Martine…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne nouvelle pour le verbe faire, il sert aussi à tresser des lauriers. Ainsi dansle Pointqui clame, cette semaine, que depuis qu’il s’agite sur la scène internationale, «Sarkozy fait président».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une phrase affirmant qu’il a désormais vraiment l’air d’en être un. Fais pas ton président, a-t-on envie de lui lancer (au risque de l’entendre rétorquer, selon sa rhétorique habituelle et légèrement agaçante «qu’est-ce qu’on m’aurait dit, qu’est-ce que j’aurais pas entendu, si je ne l’avais pas fait… Hein, c’est plus facile de faire un édito dans Libération que de faire la paix en Géorgie». Faire la paix… vraiment ? Ce genre de paix, ça le fait pas, non ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus jeunes disent «se la jouer» pour exprimer ça. Ils disent «il s’la joue président». Autre façon de dire qu’il en fait trop. Qu’il en fait des tonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop prise de tête, ces emplois du verbe faire ? Jetons alors un coup d’œil sur la rentrée littéraire. Là il est beaucoup question de faire l’amour, pas la guerre. «Est-ce qu’on peut ne pas baiser ? (…) Est-ce qu’on peut juste faire l’amour ?» demande la narratrice du dernier Christine Angot à son compagnon Bruno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi beaucoup question de ce faire-là dans le récit de Catherine Millet. Quoique dans ce cas il est surtout question de corps qui se frottent et s’entremêlent. Une autre écrivaine, en privé, parle couramment de «faire du sexe». Une autre encore réduit même ça au néologisme «sexer». Le faire - et le savoir-faire - disparaît alors. La question «on le fait ?» devient sans objet. Ça ne le fait pas. C’est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source : &lt;a href="http://www.liberation.fr/transversales/weekend/348299.FR.php"&gt;DIDIER POURQUERY - Libération 30 Août 2008&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-3855693186307053711?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3855693186307053711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3855693186307053711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/09/va-pas-le-faire.html' title='Ça va pas le faire'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SLz23vyoe8I/AAAAAAAAAEo/K-zYfiHe4PA/s72-c/reiser.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1544373312944051028</id><published>2008-05-13T13:51:00.004+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:01.390+01:00</updated><title type='text'>La Chine et l'Inde, condamnées à servir l'occident ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SCmGDWq0NgI/AAAAAAAAAEg/ripK5siLwM0/s1600-h/chine6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SCmGDWq0NgI/AAAAAAAAAEg/ripK5siLwM0/s200/chine6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199834636958840322" /&gt;&lt;/a&gt;Dans son livre Chine-Inde, La course du dragon et de l'éléphant, Martine Bulard compare le développement des deux géants asiatiques, et dénonce l'attitude des occidentaux, qui profitent de cette croissance sans pour autant encourager le développement humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des maharadjahs, des éléphants, le Kama Sutra et le curry pour l'une, des empereurs féroces, des plats aigre-doux et une dictature communiste à la mode chez les jeunes parisiens pour l'autre : voilà ce que l'Inde et la Chine représentaient, il y a une vingtaine d'année encore, dans l'imaginaire collectif. Aujourd'hui, les choses ont radicalement changé, puisque le mot d'ordre est «peur». Peur de l'«usine du monde», la Chine, ou du «bureau de la planète», l'Inde. &lt;br /&gt;Peur, parce que l'occident pressent que l'explosion de croissance de ces deux pays ces dernières années n'est qu'un coup de semonce et que les efforts de formation qu'ils ont entrepris vont leur permettre, à très court terme, de ne plus se cantonner aux travaux de petites mains. &lt;br /&gt;Peur, parce que s'ils en venaient à s'associer, le dragon chinois et l'éléphant indien pourraient devenir les maîtres indiscutés de l'économie mondiale. &lt;br /&gt;Peur, parce qu'à eux deux, ils représentent plus d'un tiers de la population de la planète. &lt;br /&gt;Peur, enfin, parce que sans la colonisation en Inde, ou la dictature communiste en Chine, la suprématie économique occidentale aurait été grignotée bien plus tôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hypocrisie occidentale&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Le livre de Martine Bulard, Chine-Inde, la course du dragon et de l'éléphant, s'ancre dans ce contexte d'angoisse occidentale. En comparant point par point les deux géants, il montre combien ces inquiétudes sont justifiées. Mais surtout, en se penchant sur tous les aspects de ce qu'on appelle le développement (formation, éducation, démocratie, etc), et non sur la seule croissance économique, il met le doigt sur tout ce que ces pays ont de fragile (retard agricole, démocratie inexistante ou mise à mal par le nationalisme, etc.). Tout en dénonçant l'hypocrisie des occidentaux, craintifs certes, mais aussi (et surtout) largement profiteurs, cantonnant l'Asie aux tâches ingrates, participant à la formation d'une élite manipulable au détriment du reste de la population. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;EXTRAITS &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1. L'occident a beau jeu de critiquer la fuite de la valeur vers l'Asie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quiconque en France, en Europe ou aux Etats-Unis aurait l'idée saugrenue de se passer de produits fabriqués en Chine éprouverait de sérieuses difficultés à vivre au quotidien. Toutefois – et c'est l'une des grandes fragilités de son économie –, le « made in China » ne signifie pas forcément « made by China » : 65 % des exportations estampillées chinoises sont réalisées par des sociétés étrangères qui, le plus souvent, fournissent les composants et autres produits intermédiaires. Autrement dit, le territoire chinois sert de plate-forme d'assemblage de produits parfois conçus ailleurs, et les travailleurs sont utilisés comme des petites mains disciplinées, payées au lance-pierres. Généralement, les groupes étrangers gardent la maîtrise des technologies de pointe et des circuits de distribution dans les pays occidentaux. Ils tiennent ainsi les deux bouts de la chaîne de valeur qui garantit leurs profits. Certains spécialistes estiment que, pour 100 euros de marchandises produites sur le territoire chinois, il ne reste que 20 à 25 euros dans le pays. Le reste part dans la poche des donneurs d'ordres. &lt;br /&gt;Pour autant, ce modèle de développement, promu par les dirigeants chinois dans un pays alors replié sur lui-même, sans capitaux disponibles et technologiquement retardataire, n'est pas immuable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2. L'inde gagne des places, les occidentaux empochent&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;A en croire les classiques de l'histoire économique, il existerait une sorte de calendrier immuable du décollage. Toute économie émergente développerait d'abord son industrie au détriment de l'agriculture, puis son secteur tertiaire. Bousculant ce schéma préétabli, l'Inde est directement passée à la case « services ». Ces derniers ont crû au rythme de 9,1 % l'an, entre 1993 et 2005, et leur poids dans l'économie est passé de 37 % en 1980 à 54,4 % en 2005 (39,9 % pour la Chine). Particularisme local:les services aux entreprises (informatique, télécommunications, centres d'appels...) ont grimpé bien plus rapidement que ceux destinés aux populations (commerce,restauration). Des « maharajahs de l'informatique », tels Infosys ou Wipro, ont fait leur apparition. Dans la foulée, des zones ultramodernes ont surgi de terre, tranchant avec le foisonnement chaotique des villes anciennes dont elles sont le prolongement, comme à Bangalore, célèbre dans le monde entier, à Pune, ou à Gurgaon, dans les environs de New Delhi. Les services représentent 20 % des exportations indiennes, deux fois plus que celles de la Chine. Toutefois, cette suprématie est toute relative. En valeur absolue, les exportations chinoises de service atteignent 62 milliards de dollars, contre tout juste 40 milliards de dollars pour l'Inde. Mais c'est encore le contenu qui fait la différence : plus de tourisme et de transports pour Pékin, plus de technologies de l'information et de logiciels pour New Delhi. Avec l'anglais comme l'une des langues principales – celles en tout cas des personnes formées –, l'Inde est devenue le premier sous-traitant de services au monde pour le compte des multinationales, notamment britanniques ou américaines. Ces dernières empochent l'essentiel des gains : deux tiers pour les firmes américaines, un tiers pour l'Inde, estime Diana Hochraich, chercheur associé à l'université de Paris-X. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3. Une minorité de cerveaux, une majorité d'illettrés&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Arrivant tout juste derrière Pékin pour le nombre de jeunes en troisième cycle, New Delhi affiche également un haut niveau de formation de ses élites. Une partie d'entre elles passe par les universités étrangères. Aux Etats-Unis, qui est la première destination, le nombre d'étudiants indiens menant des études supérieures ne cesse d'augmenter (114 000 en 2007). Ils ont même détrôné les jeunes Chinois (87 050), longtemps en tête des étudiants asiatiques étrangers. En outre, quelque 350 000 jeunes ingénieurs arrivent chaque année sur le marché du travail, formés essentiellement dans le pays. Seuls 10 % d'entre eux disposeraient d'un diplôme correspondant aux normes occidentales de qualification, selon le cabinet spécialisé McKinsey Global Institute. C'est sans doute vrai. Toutefois, les performances indiennes dans le domaine des technologies de l'information, ou dans celui de la pharmacie, prouvent que s'est constituée une couche de chercheurs et de travailleurs très qualifiés – fût-elle minoritaire. Une large fraction de la population, en effet, ignore tout de ces percées. Il ne faut pas oublier que, si le pays atteint l'excellence pour l'exportation de logiciels, seul un Indien sur cinq a accès à un ordinateur. Pis, l'illettrisme de masse n'est toujours pas éradiqué. C'est le handicap majeur de l'éléphant asiatique (avec celui de la santé). En effet, quatre Indiens sur dix ne savent ni lire, ni écrire, ni compter (un sur dix en Chine). La situation est encore plus dramatique pour les femmes, puisque la majorité d'entre elles (52,2 %) est illettrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;4. Même les chinois en ont marre du bas de gamme chinois&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Désormais sont également définis les domaines où les investissements étrangers « ne sont pas les bienvenus », selon la directive conjointe du ministère du Commerce et de la Commission nationale pour le développement et la réforme (National Development and Reform Commission – NDRC). Depuis le 1er décembre 2007, cette dernière entend sélectionner les «dossiers d'implantation» des multinationales. Et d'expliquer, non sans perfidie :«Confrontés à un surplus commercial exagéré et à une croissance rapide de nos réserves de change, nous ne pratiquerons plus une politique d'encouragement global des exportations. » Les résultats ne sont pas assurés. Néanmoins, ces déclarations témoignent de la volonté de changer (un peu) la nature des investissements, afin de monter en qualité la gamme des productions nationales, et de donner quelques gages (au moins verbaux) aux Occidentaux envahis par les produits «made in China», et parfois tentés par des mesures protectionnistes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chine-Inde, La course du dragon et de l'éléphant, de Martine Bulard, est publié aux éditions Fayard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source : &lt;a href="http://www.marianne2.fr/La-Chine-et-l-Inde,-condamnees-a-servir-l-occident-_a86960.html"&gt;Jérôme Sage - Marianne2.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1544373312944051028?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1544373312944051028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1544373312944051028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/05/la-chine-et-linde-condamnes-servir.html' title='La Chine et l&apos;Inde, condamnées à servir l&apos;occident ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SCmGDWq0NgI/AAAAAAAAAEg/ripK5siLwM0/s72-c/chine6.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7376131122247381621</id><published>2008-04-22T09:47:00.002+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:01.555+01:00</updated><title type='text'>Quand on ne sentira plus la rose…</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SA2ZpbLSa_I/AAAAAAAAAEQ/0Sdt8PcEx60/s1600-h/rose.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SA2ZpbLSa_I/AAAAAAAAAEQ/0Sdt8PcEx60/s200/rose.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191974882376838130" /&gt;&lt;/a&gt; Lorsqu’on parle de pollution atmosphérique, on pense à ses répercussions sur la santé humaine. Mais qui pourrait imaginer de telles conséquences sur les plantes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fleur est un peu le joker de la plante : une façon efficace d’attirer les insectes vers elle, car sans eux, la reproduction végétale ne serait pas ce qu’elle est. Voilà pourquoi la fleur est si jolie, colorée et parfumée, qualité qui en a visiblement pris pour son grade ces derniers temps. C’est ce qu’annonce José D. Fuentes, biologiste à l’Université de Virginie aux États-Unis, dans son étude publiée dans la revue &lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&amp;_udi=B6VH3-4RC6RDR-3&amp;_user=10&amp;_coverDate=03%2F31%2F2008&amp;_alid=723993995&amp;_rdoc=1&amp;_fmt=high&amp;_orig=search&amp;_cdi=6055&amp;_sort=d&amp;_docanchor=&amp;view=c&amp;_ct=5&amp;_acct=C000050221&amp;_version=1&amp;_urlVersion=0&amp;_userid=10&amp;md5=4055bc2996bb0e8d3a3535daf168585b"&gt;Atmospheric Environment.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouvelles ne sont pas bonnes donc : le parfum des fleurs serait très perturbé par la pollution atmosphérique ! Résultat, quand des molécules odorantes libérées dans l’air pouvaient parcourir 1000 à 1200 mètres dans le sens du vent au début du XIXe siècle, elles n’en font plus aujourd’hui que 200 à 300 dans les grandes villes… Pourquoi ? Parce qu’elles sont très volatiles et se lient rapidement aux polluants (ozone, radicaux hydroxyles et nitrés). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une association fatale pour la diffusion du parfum des fleurs ! Évidemment, les régions à forte activité industrielle et forte densité humaine, les plus polluées, sont les plus touchées. Résultat, les petits pollinisateurs – dont les abeilles qui disparaissent mystérieusement - ont de plus en plus de mal à localiser les fleurs pour butiner. Un vrai problème aussi bien pour les plantes que les insectes… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Source : &lt;a href="http://www.sur-la-toile.com/article-5216-Quand-on-ne-sentira-plus-la-rose%85.html"&gt;Sur la toile&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-7376131122247381621?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7376131122247381621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7376131122247381621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/04/quand-on-ne-sentira-plus-la-rose.html' title='Quand on ne sentira plus la rose…'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/SA2ZpbLSa_I/AAAAAAAAAEQ/0Sdt8PcEx60/s72-c/rose.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5607428955221524320</id><published>2008-04-07T19:59:00.000+02:00</published><updated>2008-04-07T20:00:14.215+02:00</updated><title type='text'>Humanitude</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/He7Ge7Sogrk&amp;hl=en"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/He7Ge7Sogrk&amp;hl=en" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5607428955221524320?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5607428955221524320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5607428955221524320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/04/humanitude.html' title='Humanitude'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7472057168821708968</id><published>2008-03-29T18:04:00.002+01:00</published><updated>2008-03-29T18:05:27.663+01:00</updated><title type='text'>Master class (4)</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sBKarHlP4KU&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/sBKarHlP4KU&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paco de Lucia Colombiana y Fandango&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-7472057168821708968?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7472057168821708968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7472057168821708968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/master-class-3_29.html' title='Master class (4)'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-835807543574318194</id><published>2008-03-25T19:14:00.001+01:00</published><updated>2008-03-25T19:19:11.511+01:00</updated><title type='text'>Master class (3)</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pF1p8sawWJ0&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/pF1p8sawWJ0&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stevie Ray Vaughan - Lenny&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-835807543574318194?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/835807543574318194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/835807543574318194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/master-class-3.html' title='Master class (3)'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4564781389248769333</id><published>2008-03-24T13:03:00.002+01:00</published><updated>2008-03-24T23:23:16.618+01:00</updated><title type='text'>Master  class(2)</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/aWa6aChSf1w&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/aWa6aChSf1w&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Pass - All the Things You Are&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4564781389248769333?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4564781389248769333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4564781389248769333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/guitar-tribute-2.html' title='Master  class(2)'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-6055253846282439400</id><published>2008-03-24T10:24:00.005+01:00</published><updated>2008-03-24T23:23:41.190+01:00</updated><title type='text'>Master class(1)</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WI5P9REpiPM&amp;hl=fr"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/WI5P9REpiPM&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bireli Lagrene Guitar Solo- Vienne Song&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-6055253846282439400?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6055253846282439400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6055253846282439400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/guitarzero-1.html' title='Master class(1)'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-9157232305197455401</id><published>2008-03-22T19:11:00.003+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:01.606+01:00</updated><title type='text'>La marchandisation de l’eau s’accélère</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R-VO_Zq1azI/AAAAAAAAAEI/t2uhZUya3UU/s1600-h/sgeaop%7E1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R-VO_Zq1azI/AAAAAAAAAEI/t2uhZUya3UU/s320/sgeaop%7E1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180633797488896818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008 (1), sous l’égide de l’ONU, la 15ème « Journée mondiale de l’eau ». L’absence d’accès à l’eau affecte 1,1 milliard d’êtres humains ; l’absence de moyens sanitaires de base touche 2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq continents, le mouvement mondial de libéralisation des marchés de l’eau, initié dans les années 1980, semble s’accélérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « libéralisation » des marchés de l’eau s’est au départ fortement inspirée du « modèle français » : le partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s’affirmait avec force : la puissance publique est défaillante ; le recours au secteur privé est indispensable ; la bonne gouvernance repose sur le trépied de fer — dérégulation, décentralisation, privatisation ; les services de l’eau ont un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant. Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990, quand les opérateurs privés entendent faire payer des usagers fraîchement raccordés, qui n’ont ni la culture du paiement d’un bien jusqu’alors largement subsidié par la puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq continents. La tenue des premiers grands forums altermondialistes publicise le thème du refus de la « marchandisation » de l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le discours évolue à l’aube des années 2000, le sustainable cost recovery (recouvrement soutenable des coûts) succède au full cost recovery (recouvrement intégral). Place à l’ingénierie sociale et politique. Les engagements largement médiatisés de la communauté internationale se succèdent lors de la tenue de forums qui s’enchaînent à un rythme soutenu. Sommet du Millénaire pour le développement à New York en 2000, Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 (« La maison brûle et nous regardons ailleurs », y proclamera le président de la République française, M. Jacques Chirac...), Troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto en 2003. Le rapport du « panel » Camdessus publié en juin 2003 martèle que l’engagement financier pour fournir de l’eau à tous à l’horizon 2025 doit atteindre la somme phénoménale de 180 milliards de dollars par an. Il appelle à une plus grande implication des acteurs locaux : collectivités, communautés de base, ONG..., au nom de l’« empowerment ». Qui consiste à conférer un réel pouvoir de décision à la société civile. Conjointement, on envisage de nouveaux crédits consentis par les institutions financières internationales (IFI). De nouvelles normes d’organisation ou de gestion sont mises en avant, impliquant de façon croissante des acteurs extra-étatiques, privés ou associatifs, dans des dispositifs de plus en plus décentralisés.&lt;br /&gt;Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le PPP apparaît pour ce qu’il est en réalité : une branche industrielle prestataire de services dont la gestion échappe à la sanction du marché. Aujourd’hui 7 % à 8 % des marchés de l’eau et de l’assainissement ont été libéralisés dans le monde, avec des fortunes diverses. La cartographie mondiale du marché laisse apparaître une grande hétérogénéité. Globalement non solvable, l’Afrique n’enregistre que quelques contrats, dûment garantis par de l’argent public, dans quelques métropoles de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. L’eldorado sud-américain a réservé de cinglantes déconvenues aux opérateurs privés qui l’abandonnent dans la confusion. Ils se recentrent sur l’Europe où émergent les marchés considérables de la dépollution d’une ressource sans cesse plus dégradée. Les contrats mirobolants signés en Chine par Veolia, souvent pour des durées de 50 ans, et des dizaines de milliards de dollars, le sont dans une configuration politique pour le moins hypothétique. Quid de la Chine en 2050 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les marchés en pleine expansion, on trouve l’externalisation du traitement des eaux usées industrielles. Suez-Ondeo détient un portefeuille de 50 000 contrats de ce type. Autre marché émergent, promis à un développement fulgurant, le dessalement de l’eau de mer. Ou encore, celui de la réutilisation des eaux usées pour l’industrie et l’agriculture. Et un nouveau Far-East, déjà à peu près totalement conquis : les ex-démocraties populaires de l’Europe de l’est. Un marché potentiel de 100 millions de clients, qui auront recouvré, à horizon de 20 ans, un niveau de vie équivalent à celui de l’Europe occidentale. Des infrastructures, certes anciennes, mais qui ont le mérite d’exister. Des financements communautaires pré et post adhésion, qui ont tout de la fontaine miraculeuse. Et — last but not least — un personnel politique majoritairement constitué d’ex-apparatchiks fermement résolus à céder aux sirènes de l’ultralibéralisme le plus débridé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l’argent promis pour l’eau fait défaut. La manne n’est pas aussi importante que prévu. Rétrospectivement, nombre d’analystes stigmatisent l’ivresse de l’euphorie économique de la fin des années 1990, qui, à l’image de la bulle Internet, aurait précipité la course à la croissance mondiale des majors de l’eau. Plusieurs initiatives se sont révélées catastrophiques dans des pays confrontés à des crises monétaires, comme en Argentine, et ont conduit les majors à se retirer de nombreux projets trop risqués. Un paradoxe pour les apôtres de la liberté d’entreprendre et de la « prise de risques »... Les déclarations des apologistes de la libéralisation des "marchés" de l’eau lors du 4ème Forum mondial de l’eau, à Mexico, du 16 au 22 mars 2006, tranchaient dès lors singulièrement avec les discours martelés depuis une dizaine d’années. Ils y proclamaient unanimement que ce sont bien la puissance publique, et l’argent public, qui doivent procéder aux investissements qui doivent impérativement être déployés pour promouvoir l’eau et l’assainissement pour tous. Manière de garder la main, quand de nouvelles coalitions regroupant services publics et militants de l’eau s’organisent afin de promouvoir de nouveaux « partenariats-public-public », Nord-Sud et Sud-Sud dans le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Changement climatique et crise écologique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le changement climatique, qui affecte les modèles météorologiques, les précipitations et le cycle hydrologique, et par conséquence la disponibilité des eaux de surface, l’humidité des sols et l’alimentation des nappes souterraines, pourrait provoquer une augmentation de l’ampleur et de la fréquence des catastrophes naturelles liées aux précipitations : inondations, sécheresses, glissements de terrain, ouragans et cyclones. Et, en conséquence, provoquer de grandes vagues de « réfugiés environnementaux ». Si les prévisions actuelles se confirment, avec un climat plus irrégulier dans les années à venir, le rendement des cultures serait menacé tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et près de 3 milliards de personnes seraient exposées à des pénuries d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans de vastes régions de l’Europe de l’Est, de la Russie occidentale, du centre du Canada et en Californie, les débits de pointe des cours d’eau sont désormais enregistrés en hiver, car la proportion des pluies par rapport à la neige y est plus importante, et les eaux de ruissellement atteignent les rivières plus rapidement. Dans les bassins du Niger, du lac Tchad et du Sénégal, qui font partie des bassins versants les plus grands d’Afrique, la quantité totale d’eau disponible a déjà baissé de 40 % à 60 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si des changements radicaux du cycle de l’eau se généralisent, les tendances observées par le passé ne peuvent plus fournir de modèles fiables pour prévoir la gestion de la ressource en eau dans le futur. De nouveaux modèles devront être mis en œuvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d’eau et décider de l’allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles. Les implications en sont très lourdes, si l’on considère que l’investissement mondial annuel dans l’infrastructure de l’eau représente 500 milliards de dollars, et que celui-ci est réalisé en fonction de l’hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l’eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fuite en avant technologique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour répondre au défi de l’épuisement des ressources, à défaut de remettre en cause des modèles de développement générateurs de prélèvements excessifs, de gaspillage et de pollution, la tentation est grande d’une fuite en avant technologique lourde de risques, et génératrice de nouvelles inégalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus d’un tiers des terres du globe arides ou semi-arides manquent d’eau. Les perspectives d’évolution démographique permettent d’augurer qu’en 2050 près de 40 % de la population du globe souffrira de stress hydrique, entrave majeure à toute perspective de développement. Avec pour conséquences l’absence de sécurité alimentaire, des pertes économiques, une pollution sans cesse accrue et de possibles conflits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ces défis émerge depuis quelques années l’idée de déployer une nouvelle « gestion raisonnée » de la ressource, s’appuyant sur des réponses technologiques innovantes. Les projets de transferts d’eau massifs, à l’échelle d’un pays ou d’un sous-continent, en Libye, au Canada ou en Espagne, le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées pour des usages agricoles, industriels, voire pour l’alimentation humaine, comme la mobilisation de nouvelles ressources par le biais de la réalimentation artificielle des nappes phréatiques, sont désormais fortement promus comme autant de réponses pertinentes à la crise de l’eau.&lt;br /&gt;Le dessalement permettrait ainsi un accès illimité à la ressource. Sachant que 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la mer et, que sur 70 villes de plus de 1 million d’habitants sans accès direct à des ressources supplémentaires en eau douce, 42 sont situées sur la côte, le dessalement par osmose inverse est ainsi présenté comme une solution compatible à l’avenir avec des énergies renouvelables, telles que les éoliennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nécessitant un fort apport d’énergie, ces technologies ne sont aujourd’hui mobilisables que par les émirats du Golfe, l’Australie, l’Espagne, l’Algérie, la Chine, ou les Etats-Unis. Mais on compte déjà dans le monde près de 15 000 unités de dessalement, et la capacité de production pourrait être multipliée par deux dans les dix prochaines années. Reste la facture environnementale de cette nouvelle technologie : pour produire un litre d’eau dessalée, on rejette à la mer un litre de saumure, qui affecte l’équilibre des milieux aquatiques.&lt;br /&gt;De même, le constat qu’aujourd’hui, dans le monde, 165 milliards de mètres cubes d’eaux usées sont collectées et traitées dans des stations d’épuration avant d’être rejetées dans le milieu naturel, conduit à la proposition d’utiliser cette eau comme ressource alternative. Le développement de technologies de pointe, notamment la mise en œuvre de procédés utilisant des membranes d’ultrafiltration, permettrait de mettre à disposition une eau traitée, dont la qualité rendrait possible leur réutilisation à des fins agricoles et industrielles, ou pour les loisirs, qui consomment de plus en plus d’eau dans les pays développés. Procédé qui réduirait d’autant les prélèvements directs dans la ressource, la réservant à la consommation humaine.&lt;br /&gt;Les entreprises qui maîtrisent ces technologies affirment qu’on sait aujourd’hui produire une eau totalement potable à partir d’eaux usées et qu’il serait possible de fonctionner quasiment en circuit fermé pour faire face à une demande croissante. De plus, cette technologie est moins onéreuse que le dessalement. Les habitants de Singapour et la capitale de la Namibie boivent déjà en partie de l’eau recyclée. En Australie, les autorités ont été contraintes de demander l’avis de la population par referendum avant de recourir à l’eau recyclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce vertige technologique semble repousser toute limite. M. Mark Shannon, directeur du Centre de matériaux avancés pour la purification de l’eau à l’université de l’Illinois, aux Etats-Unis, déclarait ainsi à l’Agence France Presse le 18 mars 2008 que : « L’eau, même douce, doit encore être décontaminée, car il y a de nombreux composants toxiques dans l’eau en petites quantités, mais les traitements chimiques sont très coûteux et posent des problèmes. » Et d’indiquer que le recours à des matières nanostructurées, dont les particules ont une taille de quelques millionièmes de millimètre, ainsi qu’aux rayons ultra-violets pour transformer et lier les substances toxiques, permettraient à l’avenir d’améliorer les traitements de l’eau...&lt;br /&gt;L’ensemble de ces innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux, qui devraient susciter un large débat, aujourd’hui inexistant. Car c’est bien la dégradation accélérée de la ressource qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque croissant d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage le plus efficient, pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles, et bien sur humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau facteur accroît les tensions sur la disponibilité de la ressource et sa qualité. Dans la perspective de l’« après-pétrole », les Etats-Unis, l’Europe et plusieurs pays émergents se fixent pour objectif l’utilisation croissante de carburants issus de produits agricoles pour les transports routiers. Redessinant la carte de l’agriculture mondiale, bouleversant le paysage des productions et des échanges commerciaux, agricoles et énergétiques, cette « nouvelle économie » va à son tour peser sur l’allocation des ressources en eau, et contribuer à la dégradation de leur qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nouvelles inégalités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La nouvelle régulation des besoins pourrait donc à l’avenir reposer sur le déploiement de ces nouvelles technologies, qui n’emportent malheureusement aucune remise en cause des pratiques énergétiques, agricoles, industrielles, économiques, qui sont au fondement de la dégradation accélérée, sur toute la planète, des ressources en eau.&lt;br /&gt;Comment par ailleurs imaginer que les milliards d’êtres humains qui survivent avec moins d’un dollar par jour pourront demain bénéficier des bienfaits du dessalement de l’eau de mer ou de la réutilisation des eaux usées ? Déjà dans nombre de pays pauvres l’alimentation sous forme d’eaux embouteillées est ouvertement privilégiée, et bénéficie aux seules élites qui peuvent en faire l’acquisition, au détriment de l’accès à l’eau pour les populations défavorisées.&lt;br /&gt;Le déploiement industriel de cette nouvelle « gestion raisonnée » à l’échelle planétaire repose sur l’imposition massive de nouveaux process et de nouvelles technologies, notamment les technologies « membranaires » (ultra et nano-filtration, osmose inverse), protégées par des normes et des brevets qui garantissent la captation de rente par les firmes transnationales. Lesquelles se substitueraient, avec l’appui des institutions financières internationales et des pays du Nord, aux pratiques traditionnelles de gestion de l’eau, héritage de l’histoire, que possèdent et maîtrisent les communautés humaines des pays pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source: Marc Laimé- &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-03-19-La-marchandisation-de-l-eau"&gt;Le Monde diplomatique&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-9157232305197455401?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/9157232305197455401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/9157232305197455401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/la-marchandisation-de-leau-sacclre.html' title='La marchandisation de l’eau s’accélère'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R-VO_Zq1azI/AAAAAAAAAEI/t2uhZUya3UU/s72-c/sgeaop%7E1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-3623535490816371813</id><published>2008-03-13T19:09:00.004+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:01.768+01:00</updated><title type='text'>La gratuité est-elle l’avenir de l’économie ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R9puvn6kNqI/AAAAAAAAAEA/oarn4ju8vAI/s1600-h/fire_baril.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R9puvn6kNqI/AAAAAAAAAEA/oarn4ju8vAI/s320/fire_baril.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177572486063339170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wired.com/techbiz/it/magazine/16-03/ff_free"&gt;La gratuité est l’avenir de l’économie&lt;/a&gt; clame Chris Anderson (&lt;a href="http://www.longtail.com/"&gt;blog&lt;/a&gt;) qui prépare dans cet article pour la revue Wired, dont il est rédacteur en chef, son prochain livre intitulé Free. Chris Anderson rappelle tout d’abord que la gratuité s’inscrit dans un processus commercial classique, comme l’a exploré avec succès Gillette, en offrant ses rasoirs et en faisant payer ses lames. Mais avec l’internet, une nouvelle gratuité s’est développée, fondée sur des coûts de reproduction nuls du fait de la numérisation, et sous la pléthore de l’offre qui tire encore plus les prix vers le zéro absolu. Un peu comme si Gillette devait maintenant offrir le rasoir et la lame et percevoir son argent sur autre chose. “Il n’y a jamais eu un marché plus concurrentiel que l’internet, et chaque jour le coût marginal de l’information devient plus proche de rien du tout”, explique le brillant éditorialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La gratuité est inexorable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Selon lui, la gratuité est inexorable : “La constante diminution des coûts de production de l’économie numérique incitera bientôt la plupart des entreprises à donner la majorité de leurs produits”. La distribution gratuite est une nouvelle forme d’économie, explique-t-il. Les choses autour de nous deviennent chaque jour moins coûteuses : grâce à la Chine et l’approvisionnement mondial, on peut obtenir un tee-shirt pour le prix d’une tasse de café. Et cette tendance est encore plus forte dans le monde de l’immatériel. Des albums aux jeux, en passant par les logiciels de Google, tout est gratuit sur l’internet. La montée de cette économie de la gratuité est tirée par les technologies qui font marcher le web. La fameuse &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore"&gt;“loi de Moore“&lt;/a&gt;, qui prédit que la densité des transistors sur un microprocesseur double tous les 18 mois (ou les 2 ans, c’est selon), s’appliquerait également à la bande passante ou au stockage, dont le coût à capacité égale se réduit sans cesse. Le coût du business en ligne tend chaque jour à se rapprocher de zéro : ou plus précisément “le coût marginal de la technologie dans les unités que les individus consomment est proche de zéro”, comme le montre l’évolution du &lt;a href="http://www.wired.com/techbiz/it/magazine/16-03/ff_free_webmail"&gt;coût du webmail.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon lui, le fossé psychologique entre “le presque zéro” et “le zéro” a sauté et il va être impossible de revenir en arrière. C’est la raison pour laquelle le micropaiement a échoué.&lt;br /&gt;Anderson tire une conclusion en forme de leitmotiv et qui pourrait sonner comme une alarme à destination des industries culturelles : “Il est désormais clair que tout ce que le numérique touche évolue vers la gratuité (…) D’une certaine manière, le web étend le modèle économique des médias à toutes sortes d’autres secteurs économiques.” Il resterait juste à savoir quand cela arrivera à chaque secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6 grands modes de financement de la gratuité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Après avoir dressé ce constat encore confus et insuffisamment documenté - qui reste tout de même plus dans le registre de l’intuition que de la démonstration scientifique -, Anderson dresse alors une plus intéressante taxinomie de la gratuité [&lt;a href="http://www.internetactu.net/2008/03/07/les-modeles-d%C3%A2%C2%80%C2%99affaires-du-web-20/"&gt;voire aussi celle que propose les chercheurs du laboratoire Sense d’Orange&lt;/a&gt;], afin de dépasser le seul modèle publicitaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;   &lt;li&gt;le modèle fremium : une version gratuite grand public couplée à une version payante, plus chère et plus évoluée pour un marché de niche, comme Flickr et les 25 dollars annuels de la version Pro. C’est le modèle de l’échantillon gratuit, si ce n’est que dans le numérique, une personne qui paye permet à des milliers d’autres d’avoir une version gratuite.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;le modèle publicitaire.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;les “subventions croisées”, c’est-à-dire l’offre gratuite d’un produit pour vous inciter à en acheter un autre, comme quand on vous donne un téléphone en échange d’un abonnement.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;le coût marginal nul : c’est-à-dire quand il est plus simple d’offrir que de faire payer, comme le constate sans doute le monde de la musique (en espérant bien sûr faire payer autre chose).&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;l’échange de travail : vous accédez gratuitement à un service en échange d’un acte d’utilisation qui crée de la valeur (en améliorant le service ou en créant des informations qui peuvent être utiles ailleurs : c’est le principe des votes sur Digg, de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ReCAPTCHA"&gt;Recaptcha&lt;/a&gt;…)&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;l’économie du don : l’argent n’est pas la seule motivation. De Freecycle à Wikipédia, l’altruisme, l’économie du partage, montrent qu’il y a peut-être d’autres façons de créer de la valeur.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; L’argent n’est pas la seule rareté dans cette économie d’abondance, suggère Anderson. Votre temps, votre réputation le sont aussi : “Le monde du gratuit a pour objet de capter ces nouvelles raretés, au nom d’un modèle d’affaires qui sera identifié par la suite.” Nous entrons dans une ère où la gratuité sera considérée comme la norme et non pas comme une anomalie, conclut Anderson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1954, à l’aube de l’énergie nucléaire, Lewis Strauss, chef de la Commission de l’énergie atomique, avait promis que nous entrions dans une époque où l’électricité serait “trop bon marché pour qu’il vaille la peine de la compter” (too cheap to meter). Inutile d’expliquer que cela ne s’est pas produit, essentiellement parce que la tension énergétique, le développement et les risques liés à l’énergie nucléaire a fortement augmenté les coûts. “Mais s’il avait eu raison ? Que se serait-il passé si l’électricité était en fait devenue pratiquement gratuite ? La réponse est que tout ce que l’électricité a touché - c’est-à-dire à peu près tout - aurait été transformé. Plutôt que d’équilibrer l’électricité par rapport aux autres sources d’énergie, nous aurions recours à l’électricité pour le plus grand nombre de choses que nous pourrions - nous la gaspillerions, puisqu’elle ne vaudrait pas assez pour qu’on s’en préoccupe.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Aujourd’hui, ce sont les technologie s numériques, pas l’électricité, qui sont devenues bon marché pour qu’on les facture à l’usage. Il a fallu des décennies pour se débarrasser de l’idée que l’informatique n’était destiné qu’à un petit nombre d’utilisateurs, et nous sommes seulement en train de commencer à libérer la bande passante et le stockage de la même pauvreté de l’imagination.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le côté stimulant de l’analyse, la démonstration ne nous semble pas si concluante que ça. L’analogie avec l’électricité expliquerait le développement d’une facturation au forfait, pas nécessairement la gratuité. Un coût marginal (coût de reproduction par exemple) nul ne signifie pas que la production (d’un morceau de musique, par exemple) ne coûte rien. Il y a bien toute une économie qui se fonde sur la gratuité de quelque chose à une étape de la chaîne de consommation, mais peut-on en faire un modèle général ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8 valeurs génératives pour dépasser le gratuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Force est de constater que pour l’instant, sur le même sujet, Kevin Kelly, l’ex-rédacteur en chef de Wired, est plus clair. Après nous avoir expliqué &lt;a href="http://www.kk.org/thetechnium/archives/2007/11/technology_want.php"&gt;il y a quelques mois que la technologie tend à devenir gratuite&lt;/a&gt;, avec un nouvel article &lt;a href="http://www.kk.org/thetechnium/archives/2008/01/better_than_fre.php"&gt;intitulé mieux que le gratuit&lt;/a&gt; (&lt;a href="http://www.biologeek.com/journal/index.php/mieux-que-gratuit-le-business-model-reinvente"&gt;voir la traduction &lt;/a&gt;en français), il explique lui aussi que l’internet est une machine à copier. “Même un chien sait qu’on ne peut plus rien effacer une fois qu’un os a été lancé sur l’internet”. Ce super système de distribution est en train de devenir la fondation de notre économie et de notre puissance, alors que jusqu’à présent, elles étaient fondées par la vente précieuse de chacune de ces copies. Si la reproduction de nos meilleurs efforts devient gratuite, comment allons-nous continuer ? Comment peut-on faire de l’argent en vendant des copies gratuites ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Quand la copie se généralise, vous avez besoin de vendre des choses qui ne peuvent pas être copiées”, clame Kevin Kelly. Il y a plein de qualités qui ne peuvent pas être copiées, explique-t-il : la confiance par exemple. La confiance ne peut pas être téléchargée ou contrefaite (enfin, pas pour longtemps). Toutes choses égales par ailleurs, vous préférerez toujours faire affaire avec quelqu’un de confiance. La confiance est donc un élément intangible qui a une valeur croissante dans un monde saturé. Il a plein d’autres qualités similaires à la confiance qui sont difficiles à copier et qui prennent de la valeur dans cette économie en réseau. Pour mieux les comprendre, Kevin Kelly se place dans la peau d’un utilisateur se demandant pourquoi il payerait pour quelque chose qu’il peut avoir gratuitement. Et de distinguer 8 valeurs “génératives” qui sont mieux que le gratuit. Des valeurs qui ne peuvent pas être copiées, clonées, répliquées, contrefaites ou reproduites… mais qui sont relatives et qui s’adaptent au produit et au public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’immédiateté&lt;/span&gt;. Avoir une copie au moment où elle est mise en vente ou produite, immédiatement, sans avoir à l’attendre. Beaucoup de gens paient pour aller au cinéma voir un film alors qu’il leur suffit d’attendre pour en avoir, quelques mois plus tard, une copie à prix réduit, voire un accès gratuit ou quasi gratuit en le téléchargeant. La perception du temps étant relative, cette immédiateté peut s’adapter au produit et au public.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La personnalisation.&lt;/span&gt; L’aspirine est presque gratuite, mais l’aspirine adaptée à votre ADN est très coûteuse. Bien sûr, la personnalisation requiert une communication constante entre le créateur et le consommateur, l’artiste et ses fans, le producteur et l’utilisateur. C’est très génératif car c’est itératif et ça prend du temps. Vous ne pouvez pas copier la personnalisation issue d’une relation.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’interprétation.&lt;/span&gt; Comme aujourd’hui le manuel d’un logiciel libre est payant, demain la copie de votre séquence génétique sera gratuite, mais l’interprétation de ce qu’elle signifie, ce que vous pouvez faire avec, et comment l’utiliser - le manuel de vos gènes finalement - sera coûteux.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’authenticité.&lt;/span&gt; Pour avoir une version fiable, certifiée, authentique et qui fonctionne.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’accessibilité.&lt;/span&gt; Garder ses copies par-devers soi n’est pas facile. Demain nous paierons des entrepôts pour nous donner accès à des morceaux de musiques quand et où nous le souhaitons.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’incarnation.&lt;/span&gt; Pour profiter d’une copie en haute résolution, pour avoir accès à un support, à une performance… L’incarnation de ce que nos copies dématérialisent n’est pas gratuite.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le mécénat.&lt;/span&gt; “Je suis convaincu que l’audience souhaite payer les créateurs. Les fans veulent récompenser les artistes, musiciens, auteurs et autres à la hauteur de leur appréciation car ça leur permet de maintenir un lien. Mais ils ne vont payer que si c’est très facile à faire, d’un montant raisonnable et en étant sûr que l’argent ira directement aux créateurs. L’expérience récente très médiatisée de Radiohead laissant les fans payer ce qu’ils souhaitent pour une copie gratuite est une excellente illustration de la puissance du mécénat. Le lien immatériel et insaisissable entre ce que les fans apprécient et l’artiste vaut quelque chose.”&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La trouvabilité. &lt;/span&gt;C’est-à-dire la capacité à rendre visible une copie, une oeuvre… Dans un océan de données, nous paierons pour les outils où les personnes qui vont rendre visible ou trouvable ce que l’on cherche. Les éditeurs, critiques, labels ont encore un rôle à jouer.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; “Ces 8 valeurs génératives demandent une compréhension de la façon dont l’abondance engendre un nouvel état d’esprit”, conclut Kevin Kelly, qui a volontairement écarté la publicité de sa liste. Certainement parce qu’il ne considère par la publicité comme une valeur, ou plutôt parce que ces valeurs permettent également d’ajouter de la valeur au modèle publicitaire. Des valeurs dont il faudrait certainement mieux mesurer les limites (l’accessibilité par exemple, dans un monde où tout est connecté et dupliqué est-elle vraiment une valeur et jusqu’à quelle limite ?). Mieux que les généralisations d’Anderson, ces pistes nous permettent en tout cas d’y voir plus clair et de mieux comprendre comment demain, il nous faudra &lt;a href="http://zeroseconde.blogspot.com/2008/02/donner-pour-vendre.html"&gt;donner pour vendre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Le travail réalisé par la Fing sur la musique, présenté en avril 2007, aboutit à des conclusions très proches de celles de Kevin Kelly. En décrivant plusieurs dizaines de modèles d’affaires expérimentés sur ce marché, il prolonge l’analyse en s’interrogeant sur la manière dont ces nouvelles formes de génération et de circulation de la valeur déplacent également le pouvoir d’une catégorie d’intermédiaires - par exemple les producteurs - vers une autre - par exemple les portails et les “sites sociaux”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source:&lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.internetactu.net/2008/03/10/la-gratuite-est-elle-lavenir-de-leconomie/"&gt; Internet Actu - Hubert Guillaud&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-3623535490816371813?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3623535490816371813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/3623535490816371813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/la-gratuit-est-elle-lavenir-de-lconomie.html' title='La gratuité est-elle l’avenir de l’économie ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R9puvn6kNqI/AAAAAAAAAEA/oarn4ju8vAI/s72-c/fire_baril.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7265053066484310949</id><published>2008-03-07T11:02:00.006+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:01.888+01:00</updated><title type='text'>Women in Art</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R9ETL36kNoI/AAAAAAAAADw/BwnlWl84hqY/s320/Image+1.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174938541534492290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vidéo "Women in Art", réalisée par l'énigmatique créateur &lt;a href="http://www.myspace.com/eggman913"&gt;Eggman913&lt;/a&gt; dans le Missouri aux Etats-Unis, est une hymne impressionnante consacrée à l'histoire de l'art à travers l'image de la femme. La musique est celle de Yo-Yo Ma jouant la Sarabande de la Suite pour Violoncelle n° 1 de Bach. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-7265053066484310949?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html' title='Women in Art'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7265053066484310949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7265053066484310949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/03/women-in-art.html' title='Women in Art'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R9ETL36kNoI/AAAAAAAAADw/BwnlWl84hqY/s72-c/Image+1.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2895101607571829700</id><published>2008-02-29T10:35:00.005+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:02.056+01:00</updated><title type='text'>Le pouvoir des mots...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://cassetoipauvrecon.info/"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R8fTYc9TwSI/AAAAAAAAADo/ld_y9zFZ6u0/s320/Image+10.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172335114101965090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-2895101607571829700?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cassetoipauvrecon.info/' title='Le pouvoir des mots...'/><link rel='enclosure' type='' href='http://cassetoipauvrecon.info/' length='0'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2895101607571829700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2895101607571829700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/02/le-pouvoir-des-mts.html' title='Le pouvoir des mots...'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R8fTYc9TwSI/AAAAAAAAADo/ld_y9zFZ6u0/s72-c/Image+10.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1216249963910439657</id><published>2008-02-18T10:52:00.003+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:02.224+01:00</updated><title type='text'>Not my job</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7lVkQSklWI/AAAAAAAAADY/Iwzd0ulvbuo/s1600-h/not_my_job.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7lVkQSklWI/AAAAAAAAADY/Iwzd0ulvbuo/s320/not_my_job.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168256128720868706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1216249963910439657?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1216249963910439657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1216249963910439657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/02/not-my-job.html' title='Not my job'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7lVkQSklWI/AAAAAAAAADY/Iwzd0ulvbuo/s72-c/not_my_job.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-1597465819812953113</id><published>2008-02-17T16:53:00.004+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:02.397+01:00</updated><title type='text'>L'effet papillon dans l'effet papillon!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7hf6gSklVI/AAAAAAAAADQ/VXU86hXsMkk/s1600-h/TwoLorenzOrbitsSmall.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7hf6gSklVI/AAAAAAAAADQ/VXU86hXsMkk/s200/TwoLorenzOrbitsSmall.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167986031112525138" /&gt;&lt;/a&gt; Nous avons tous entendu parler de l'effet papillon. Ce soit-disant principe scientifique est devenu un lieu commun, un cliché que les journalistes emploient à tout bout de champ pour donner à leur articles une touche hi-tech. Pourquoi l'effet papillon est-il ainsi devenu aussi galvaudé ! Ne serait-ce pas un effet collatéral du réchauffement (qui empêche un bon refroidissement des cerveaux) ?&lt;br /&gt;Dans cet article nous essaierons de tirer une hypothèse scientifique de la grande vulgarisation du prétendu effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;D'ou vient l'effet Papillon ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme viendrait du titre d'une conférence donnée en 1972 par Lorenz, un météorologue considéré comme un des redécouvreurs de la théorie du chaos. Le titre de cette conférence, une métaphore pour certains (mais la rumeur oriente plutôt vers une boutade destinée à réveiller les auditeurs...) était «Prédictibilité: le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas?» (Predictability: Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon certains ce titre n'aurait même pas été vraiment décidé par Lorenz lui-même mais par l'organisateur du colloque et quand Lorenz s'en serait aperçu, il aurait été trop tard pour le rectifier. Quoiqu'il en soit, au cours de cette conférence, Lorenz lui-même s'est paraît-il employé à minimiser la portée de cet énoncé (qu'un battement particulier des ailes d'un papillon particulier puisse provoquer des phénomènes météo) puisque :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le même papillon battait des ailes toute la journée&lt;br /&gt;- d'autres papillons en faisaient autant&lt;br /&gt;- d'autres animaux, à commencer par nous même, déplaçaient beaucoup plus d'air qu'un simple papillon, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'effet Papillon a-t-il un caractère scientifique, existe-t-il vraiment ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;deux trajectoires indéfiniments différentes mais infiniment semblablesLe sujet de la conférence de Lorenz était de montrer une application particulière du “principe de la sensibilité aux conditions initiales”, bien connu par ailleurs en physique (mais aussi dans la vie courante : se lever du pied gauche). En fait, dans le cas particulier exploré par Lorenz - qu'il nomma les attracteurs étranges - les comportement d'une équation mathématique (aux paramètres de laquelle une petite variation est appliquée au départ) quoique numériquement distincts, sont en pratique remarquablement similaires et parallèles (ce fait est bien visible sur les images proposées par la page de wikipedia en anglais : &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Butterfly_effect"&gt;http://en.wikipedia.org/wiki/Butterfly_effect&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, il a été confirmé que l'analyse scientifique de l'évolution imprévisible des systèmes météorologiques, qui empêche la vision de leur évolution à court terme (8 jours), attribuait plutôt ce fait à un comportement inhérent à ces systèmes, et non à la méconnaissance des conditions initiales. D'ailleurs il est aisé de voir que de tels systèmes, comme d'autres systèmes chaotiques, sont en fait caractérisés par l'émergence d'une stabilité à moyen et long terme (mois - années) et non d'un chaos de plus en plus grand (la courbe bleue et la courbe jaune sur l'image sont remarquablement similaires, même si elles diffèrent pour toujours...). C'est ce qui permet d'ailleurs de décrire des climats : les événements météorologique en un lieu donné se succèdent de façon aléatoire et avec une amplitude imprévisible mais leur compilation statistique n'en donne pas moins une résultante assez stable, le climat local, qui est bien étudié a posteriori avec les outils statistiques classiques. L'existence réelle de ce climat local est aussi corroborée par le caractère particulier de la végétation, qui se comporte comme une sorte d'intégrateur biologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, le bon sens nous dit qu'avant d'explorer si réellement un battement d'aile à Rio pouvait provoquer une tornade au Texas, il aurait fallu étudier si un battement d'aile au Texas pouvait déjà avoir ce résultat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pourquoi les écrivains et les journalistes ont-ils tant parlé de l'effet papillon ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux livres et films ont exploité l'idée de la sensibilité aux conditions initiales dans leur intrigue, généralement en conjonction avec un voyage dans le temps, et cela avant la grande vulgarisation de l'effet papillon par les journalistes. A un moment de l'histoire racontée dans ces livres ou films, un personnage modifie volontairement (avec des intentions bonnes ou mauvaises) ou involontairement, un ou plusieurs paramètres, souvent anodin au départ, mais menant souvent à la mort d' un animal ou d'une personne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une variante est d'empêcher la rencontre de deux personnes (Il va de soi que l'événement à éviter à tout prix dans une entreprise de ce genre est de se rencontrer soi-même ou encore ses propres parents, ce dont les films raffolent évidemment). De retour à son époque, le héros trouve en général le monde modifié d'une manière incroyable, ce qui permet d'agrémenter l'histoire de nombreux événements qui seraient autrement difficiles à justifier dans le scénario...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pages de Wikipedia nous donnent la liste de tous les films, romans ou autres BD qui ont exploité une variante de l'effet papillon (le site en anglais cite d'ailleurs des oeuvres qui ne sont pas reprises sur la page en français (pour passer de l'une à l'autre il suffit de cliquer sur le lien des langues à gauche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons encore que ces modifications du passé engendrant un bouleversement de l'avenir n'ont rien de météorologique et ne concernent pas non plus un décalage de lieu : l'action et l'effet ont une unité de lieu et c'est finalement du théâtre car grâce au voyage dans le temps, on respecte en pratique une unité de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces procédés littéraires ne correspondent pas réellement à ce qu'on attend d'un effet papillon : une modification contemporaine ou presque à ses conséquences (mais il est vrai que le paradigme de départ ne dit pas au bout de combien de temps le battement d'aile donne l'ouragan...) mais éloignée de son point de départ. Toutefois j'utiliserai dans la suite de cet article cette nouvelle acception, même si on peut la considérer seulement comme une analogie au vrai effet papillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son article très comique mais aussi très bien documenté de 1995 : “la chasse à l'effet papillon, Nicolas Witkowski (&lt;a href="http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/witk.htm%20"&gt;http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/witk.htm &lt;/a&gt;cité par wikipedia) a étudié l'origine possible du choix du papillon (qui aurait longtemps été une mouette). Remarquant que dans une nouvelle de Bradbury datant de 1948, c'était déjà un papillon que le voyageur dans le temps avait tué sans s'en rendre compte ou encore que Poincaré avait déjà parlé de cyclone, il découvre que les courbes engendrées par les attracteurs étranges – regardez à nouveau l'image - de Lorenz ressemblaient à des Papillons...il vaudrait mieux dire, à des demi-papillons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Witkowski recense encore plaisamment (sans prétendre être exhaustif) les différentes variantes géographiques (il décèle une africanophobie et une américanophylie dans notre effet), climatiques (on passe par toute la gamme des orages, des ouragans, des cyclones sans oublier les tempêtes de neige et les raz de marée, on verra qu'on peut aller plus loin...) et plus rarement biologiques (l'animal est quelquefois une libellule). Enfin il s'indigne d une tendance américano-américaine à centrer la cause, le papillon en fait, hors des Etats-Unis mais les dégâts, au contraire, dans la mère patrie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'effet Papigé ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où Witkowski est moins profond c'est quand il tente d'expliquer d'où vient ce foisonnement incroyable de citations (en pratique souvent de réappropriations avec modification de l'énoncé ) de l'effet papillon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“L'ampleur de ce phénomène médiatique, qui déborde largement le cadre scientifique, montre à l'évidence que le concept de chaos fait vibrer quelque fibre mythique ou à tout le moins qu'il entre en résonance avec des préoccupations essentielles.” Sa théorie s'arrête là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon nous au contraire, le succès de l'effet papillon est à attribuer à une toute autre cause : l'effet Papigé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux comprendre la nature de cet effet, qui sera énoncé à la fin de l'article, examinons maintenant une des dernières manifestations de l'effet papillon, qui n'existait pas, il est vrai, à l'époque de l'article de Witkowski !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un “Bloc-note” du journal Le Point (n° 1781 du 2 novembre 2006) le philosophe et essayiste français Bernard-Henry Lévy a proposé que l'effet papillon était une “loi établie par les théoriciens du chaos et qui veut qu'un battement d'ailes de papillon au Brésil puisse déclencher un tremblement de terre à Kobe”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarque que pour notre philosophe, et contrairement à l'américanisme attribué à l'effet par Nicolas Witkowski (cf. http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/witk.htm), l'action démarre bien en Amérique (du Sud) mais se propage centripètriquement en Asie, dans un événement réel de surcroît, cas qui n'avait jamais été présenté à ma connaissance. De plus on est frappé par le surprenant saut théorique entre une conséquence habituellement météorologique (ouragan, déluge, tornade) et un phénomène sismique. Certes, il y avait déjà le cas cité par le Nouvel Observateur en 1994 dans lequel Jean-Edern Hallier (pas moins) avait évoqué un papillon en Amazonie provoquant un raz de marée au Mexique (cité par Witkowski).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut dire à la décharge de JEH qu'un raz de marée, disons une augmentation du niveau de la mer, peut effectivement être liée à un cyclone, comme on l'a vu à la Nouvelle Orléans, quoique les raz de marée les plus dévastateurs soient plutôt liés à des tremblements de terre, comme en Indonésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs il n'est pas impossible que, réellement, le déclenchement de certains séismes soit à mettre en relation avec une pression atmosphérique particulièrement faible en un point donné et à un moment donné influant sur la croûte terrestre, ce qui enlève à l'énoncé de BHL sa nature si poétique et pourrait en faire une vraie théorie scientifique, s'il l'avait conçue à cette fin, ce qui est douteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un nouveau paradigme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement, et contrairement à ses observations de départ et à ce que son article montre du début à la fin, Witkowski finit par trouver que les différents ressasseurs de l'effet papillon n'ont pas fait preuve de tant d'originalité que cela ! Il déplore que le bel effet soit utilisé sans discernement et sans adaptation, y compris dans l'univers des neurones ou des individus humains...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé, l'article de Wikipedia dans son paragraphe : Nouveau Paradigme, sous-entend que la montée de popularité de l'effet papillon serait due à son utilisation comme métaphore sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous proposons ici une troisième interprétation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que l'effet papillon soit devenu si populaire, sa réutilisation dans de nombreux domaines, à la limite de l' artistique, dans les sciences sociales aussi bien que dans les sciences dures (du moins dans les articles qui s'y réfèrent) ressortent à l'évidence d'un fascinant effet d'amplification : une mise en abyme dont Witkowski ne paraît pas s'être aperçu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel que fut le vrai événement fondateur de l'histoire, de l'anecdote, elle a été colportée à tout moment comme une légende urbaine et ce qui est remarquable, c'est que sa dissémination, une tempête intellectuelle dans la tête des journalistes et vulgarisateurs, s'est produite elle-même selon le modèle physique envisagé (mais ici dans le monde mental) : le battement de langue d'un écrivain ou d'un organisateur de colloque s'est transformé en grand courant de vent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc pour distinguer l'effet papillon de sa propre dynamique de vulgarisation qu'il importait d'introduire un nouveau concept pour le deuxième phénomène; l'effet Papigé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet effet ou principe s'exprime de la manière suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“ Une théorie d'apparence scientifique sera d'autant plus propagée dans le grand public que :&lt;br /&gt;1 les sciences supposées être en question échapperont complètement à ceux qui la répètent;&lt;br /&gt;2 sa formulation sera plus poétique, permettant ainsi une appropriation suivie de réinterprétation, permutation, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'effet Papigé tire naturellement son nom du milieu dans lequel il se propage : ceux qui n'ont pas pigé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La météo commence à se dégrader sérieusement à Auckland, d'où j'écris cet article, et comme j'entends le vent siffler par-dessous les portes et les fenêtres de ma maison, je commence à me demander si quelqu'un n'a pas malencontreusement démoli une maison à Kobe (ébranlée par le dernier tremblement de terre ?) écrasant ainsi malencontreusement un papillon ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source:  &lt;a href="http://www.automatesintelligents.com/echanges/2007/aout/effetpapillon.html"&gt;Stéphane Jourdan - 8 août 2007 - Automates Intelligents&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-1597465819812953113?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1597465819812953113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/1597465819812953113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/02/leffet-papillon-dans-leffet-papillon.html' title='L&apos;effet papillon dans l&apos;effet papillon!'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7hf6gSklVI/AAAAAAAAADQ/VXU86hXsMkk/s72-c/TwoLorenzOrbitsSmall.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8685700279834550995</id><published>2008-02-11T11:44:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:02.833+01:00</updated><title type='text'>Pas ce soir, chérie, je préfère le robot</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7ArDQSklUI/AAAAAAAAADI/SK-dTKKNXnQ/s1600-h/marilyn.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7ArDQSklUI/AAAAAAAAADI/SK-dTKKNXnQ/s200/marilyn.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165676107506423106" /&gt;&lt;/a&gt; Andy (mensurations : 101-56-86) a ce dont beaucoup d’hommes rêvent chez une femme : “Une patience infinie”. C’est du moins ce qu’assure son fabricant, First Androids. Andy offre en outre différentes options, dont un “système de fellation à intensité variable”, un “pouls perceptible”, des “hanches à rotation” et un “chauffage avec variateur” pour élever la température du corps. Seuls les pieds “restent froids, comme dans la réalité”, précise David Levy. L’attrait que le chercheur britannique éprouve pour Andy est purement scientifique, assure-t-il. Pour lui, cette poupée sexuelle high-tech n’est rien de moins que le présage d’un nouvel ordre mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Expert en intelligence artificielle, David Levy vient de publier Love and Sex with Robots : The Evolution of Human-Robot Relationships (Amour et sexe avec les robots : l’évolution des rapports hommes-robots). Sa conviction ? D’ici quarante ans à peine, êtres humains et robots s’accoupleront. Les humanoïdes nous enseigneront des pratiques sexuelles que nous n’aurions jamais imaginées ; nous les aimerons et les respecterons, et nous leur confierons nos secrets les plus intimes. A la vitesse où évoluent les technologies, les machines présenteront bientôt des traits humains, et l’union hommes-robots deviendra une pratique courante, assure-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès d’Aibo, le chien robot de Sony, et de Furby, robot jouet aux airs de boule de poils améliorée avec circuit intégré, montre que la technologie peut servir de caisse de résonance aux émotions de l’être humain. “Il n’est pas rare que les gens s’attachent à leur animal de compagnie virtuel, y compris à un animal robot, explique Levy. Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce que l’homme s’attache aussi fortement à des humanoïdes.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de rapports sexuels, les robots pourront bientôt supplanter la chair, estime-t-il. Le chercheur a passé au crible l’histoire des accessoires érotiques et rassemblé des documents attestant la lointaine existence de vibromasseurs fonctionnant grâce à des machines à vapeur et des mécanismes d’horlogerie. David Levy décrit également un appareil de masturbation pour femmes, à pédales, inventé en 1926 en Allemagne par des ingénieurs de Leipzig. Dans une anthologie pornographique japonaise de la fin du XVIIe siècle, l’auteur parle quant à lui d’un “oreiller de voyage lascif”. On connaît également la vulve artificielle, appelée en japonais azugamata (substitut de femme), fabriquée en carapace de tortue et dont l’orifice était doublé de satin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leurs périples autour du monde, les marins néerlandais emmenaient des poupées de cuir cousues main ; aujourd’hui, les poupées sexuelles ne sont plus en cuir, mais au Japon on les nomme toujours “épouses hollandaises”. La société nippone Orient Industry vend ainsi des poupées hyperréalistes qui sont des répliques quasi parfaites de jeunes Japonaises, jusqu’aux cheveux et à la texture de la peau. Elle doit son succès à un modèle plus ancien, l’Antarctica, une créature qui tenait chaud aux scientifiques passant les longs hivers polaires à la base de Showa, en Antarctique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis, la société RealDoll, numéro un du marché de la poupée réaliste, vend 6 500 dollars pièce ses modèles Leah et Stephanie, dotés de trois “portes du plaisir”. Simples sex toys conçus pour tirer un coup vite fait ? Pas du tout, assure Hideo Tsuchiya, président d’Orient Industry. “L’‘épouse hollandaise’ n’est pas une simple poupée, ni un objet : elle peut être une amante irremplaçable, apportant un vrai réconfort affectif.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelques années, les humanoïdes ressembleront-ils tellement à l’homme qu’ils pourront faire office de partenaires, voire remplacer avantageusement l’être humain ? A priori, l’apparence ne pose pas de problème. En 2005, l’expert japonais en robotique Hiroshi Ishiguro dévoilait son robot Repliee Q1 : grâce à 42 mécanismes à air comprimé, cette gynoïde (humanoïde de sexe féminin) “bouge et réagit de façon très humaine, commente, enthousiaste, David Levy. Repliee Q1 bat des cils et paraît respirer. Elle bouge les mains comme un être humain, réagit quand on la touche, etc.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a bien plus difficile que donner à ces robots une apparence humaine : leur insuffler quelque chose proche d’une âme. On achoppe aujourd’hui sur les aspects les plus essentiels du comportement humain. Les capteurs robotiques actuels sont incapables de faire le distinguo entre deux individus, souligne David Levy. Or un robot qui ne reconnaît pas son partenaire ou le confond avec quelqu’un d’autre, c’est une relation vouée à l’échec, reconnaît le chercheur britannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les progrès seront rapides, assure-t-il. Pour lui, douer les robots de sentiments humains tels que l’empathie, l’humour, la compréhension et l’amour n’est guère qu’un problème technologique. L’empathie, par exemple, “se résume essentiellement à un apprentissage”. Elle est donc “relativement facile à appliquer aux robots”. Tout ce que la machine doit faire, c’est observer son partenaire, formuler des hypothèses intelligentes sur ses émotions et réagir en conséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Levy entrevoit un avenir dans lequel l’intelligence artificielle permettra aux robots d’agir comme s’ils avaient expérimenté tous les possibles du vécu humain, sans que ce soit véritablement le cas. Il prend l’exemple des émotions. “Si un robot se comporte comme s’il avait des sentiments, qu’est-ce qui nous permettra de dire qu’il n’en a pas ? demande-t-il. Si les émotions artificielles d’un robot l’incitent à dire des mots comme ‘Je t’aime’, pourquoi ne le croirait-on pas si ses autres schémas comportementaux corroborent ses dires ?”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Levy, les androïdes présentent des atouts notables par rapport aux partenaires en chair et en os. Infidélité, mauvaise humeur, mauvaise haleine, manque d’hygiène, obsession maladive pour le foot : autant de travers relégués aux oubliettes de l’Histoire. Sans compter que le compagnon robot serait immortel. On pourra même sauvegarder la personnalité des robots sur disque dur : si le robot est détruit, il sera facile de le ressusciter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le sexe ! Des partenaires toujours partants, jamais déçus, sans la moindre migraine – et avec les fantasmes les plus cochons à télécharger. Le robot pourrait être programmé pour proposer “les positions et techniques sexuelles du monde entier” ou être mis “en ‘mode apprentissage’ pour les novices du sexe”. Des dimensions du vagin à la taille du pénis, en passant par les odeurs corporelles et les poils, tout serait réglable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Imaginez un monde dans lequel les robots seront (presque) nos semblables, lance David Levy. Cela aura de considérables répercussions sociales.” Le chercheur évoque aussi les questions morales et éthiques qui surgiront après la grande invasion humanoïde. Sera-t-il immoral de prêter son robot de plaisir à des amis ou d’“utiliser le sexbot d’un ami sans le lui dire” ? Sera-t-il acceptable de tromper un androïde ? Que fera un mari en s’entendant dire par sa chère et tendre : “Pas ce soir, chéri, je préfère le robot” ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Levy est persuadé que, passé les premières réticences, les femmes seront ravies de remplacer leur époux transpirant par un robot. Car les médiocres performances sexuelles de beaucoup d’hommes comblent mal l’appétit sexuel de ces dames, affirme Levy, qui cite pour preuve “les ventes colossales” de vibromasseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les hommes, alors ? Ils sont d’ores et déjà disposés à “faire l’amour avec des poupées gonflables”, constate Henrik Christensen, coordinateur de l’European Robotics Research Network. “Tout ce qui sera doué de mouvement représentera un progrès.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.courrierinternational.com/insolite/insoliteaccueil.asp?page=1&amp;obj_id=82335#82335"&gt;Courrier International&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-8685700279834550995?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8685700279834550995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8685700279834550995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/02/pas-ce-soir-chrie-je-prfre-le-robot.html' title='Pas ce soir, chérie, je préfère le robot'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R7ArDQSklUI/AAAAAAAAADI/SK-dTKKNXnQ/s72-c/marilyn.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5842564119168731788</id><published>2008-01-28T16:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:03.192+01:00</updated><title type='text'>L'écrit et l'écran, une révolution en marche...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R53v-ePsTbI/AAAAAAAAAC4/ESsqWRV3hjo/s1600-h/biblean1.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R53v-ePsTbI/AAAAAAAAAC4/ESsqWRV3hjo/s320/biblean1.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160544604586266034" /&gt;&lt;/a&gt;Ecouter les morts avec les yeux." "Escuchar a los muertos con los ojos." Ce vers de Quevedo me vient à l'esprit au moment d'inaugurer un enseignement consacré aux rôles de l'écrit dans les cultures qui, depuis la fin du Moyen Age et jusqu'à notre présent, ont caractérisé les sociétés européennes. Pour la première fois dans l'histoire du Collège de France, une chaire est vouée à l'étude des pratiques de l'écrit, non pas dans les mondes anciens ou médiévaux, mais dans le temps long d'une modernité qui, peut-être, se défait sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tâche est sans doute urgente aujourd'hui, en un temps où se trouvent profondément transformées les pratiques de l'écrit. Les mutations de notre présent bouleversent, tout à la fois, les supports de l'écriture, la technique de sa reproduction et de sa dissémination, et les façons de lire. Une telle simultanéité est inédite dans l'histoire de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'invention de l'imprimerie n'a pas modifié les structures fondamentales du livre, composé, après comme avant Gutenberg, de cahiers, de feuillets et de pages, réunis dans un même objet. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, cette forme nouvelle du livre, celle du codex, s'imposa aux dépens du rouleau, mais elle ne fut pas accompagnée par une transformation de la technique de reproduction des textes, toujours assurée par la copie manuscrite. Et si la lecture connut plusieurs révolutions, repérées ou discutées par les historiens, elles advinrent durant la longue durée du codex.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En brisant le lien ancien noué entre les discours et leur matérialité, la révolution numérique oblige à une radicale révision des gestes et des notions que nous associons à l'écrit. Malgré les inerties du vocabulaire qui tentent d'apprivoiser la nouveauté en la désignant avec des mots familiers, les fragments de textes qui apparaissent sur l'écran ne sont pas des pages, mais des compositions singulières et éphémères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre électronique ne donne plus à voir par sa forme matérielle sa différence avec les autres productions écrites. La lecture face à l'écran est une lecture discontinue, segmentée, attachée au fragment plus qu'à la totalité. N'est-elle pas, de ce fait, l'héritière directe des pratiques permises et suggérées par le codex ? Celui-ci invite, en effet, à feuilleter les textes, en prenant appui sur leurs index ou bien à "sauts et gambades" comme disait Montaigne, à comparer des passages, comme le voulait la lecture typologique de la Bible, ou à extraire et copier citations et sentences, ainsi que l'exigeait la technique humaniste des lieux communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, la similitude morphologique ne doit pas faire illusion. Comment maintenir le concept de propriété littéraire, défini depuis le XVIIIe siècle à partir d'une identité perpétuée des oeuvres, reconnaissable quelle que soit la forme de leur transmission, dans un monde où les textes sont mobiles, malléables, ouverts, et où chacun peut, comme le désirait Michel Foucault au moment de commencer, "enchaîner, poursuivre la phrase, se loger, sans qu'on y prenne bien garde, dans ses interstices" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment reconnaître un ordre des discours, qui fut toujours un ordre des livres ou, pour mieux dire, un ordre de l'écrit qui associe étroitement autorité de savoir et forme de publication, lorsque les possibilités techniques permettent, sans contrôles ni délais, la mise en circulation universelle et indiscriminée des opinions et des connaissances ? Comment préserver des manières de lire qui construisent la signification à partir de la coexistence de textes dans un même objet (un livre, une revue, un journal) alors que le nouveau mode de conservation et de transmission des écrits impose à la lecture une logique analytique et encyclopédique où chaque texte n'a d'autre contexte que celui qui lui vient de son appartenance à une même rubrique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rêve de la bibliothèque universelle paraît aujourd'hui plus proche de devenir réalité qu'il ne le fut jamais, même dans l'Alexandrie des Ptolémées. La conversion électronique des collections existantes promet la constitution d'une bibliothèque sans murs, où pourraient être accessibles tous les ouvrages qui furent un jour publiés, tous les écrits qui constituent le patrimoine de l'humanité. L'ambition est magnifique, et, comme écrit Borges, "quand on proclama que la Bibliothèque comprenait tous les livres, la première réaction fut un bonheur extravagant". Mais la seconde est, sans doute, une interrogation sur ce qu'implique cette violence faite aux textes, donnés à lire dans des formes qui ne sont plus celles où les rencontrèrent les lecteurs du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "bonheur extravagant" suscité par la bibliothèque universelle pourrait devenir une impuissante amertume s'il devait se traduire par la relégation ou, pire, la destruction des objets imprimés qui ont nourri au fil du temps les pensées et les rêves de ceux et de celles qui les ont lus. La menace n'est pas universelle, et si les incunables n'ont rien à redouter, il n'en va pas de même pour de plus humbles et plus récentes publications, périodiques ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces questions ont déjà été battues et rebattues par les innombrables discours qui tentent de conjurer, par leur abondance même, la disparition annoncée du livre et de l'écrit. Le constat a de quoi décourager et conduit les uns à l'émerveillement devant les promesses inouïes des navigations textuelles, et les autres à la nostalgie pour un monde de l'écrit que nous aurions déjà perdu. Mais avant de renoncer, peut-être est-il utile de convoquer la seule compétence dont peuvent se targuer les historiens. Ils ont toujours été de pitoyables prophètes, mais, parfois, en rappelant que le présent est constitué de passés sédimentés ou enchevêtrés, ils ont contribué à un diagnostic plus lucide sur les transformations qui enthousiasmaient ou inquiétaient leurs contemporains. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autorité affirmée ou contestée de l'écrit, la mobilité de la signification, la production collective du texte : telles sont les trames sur lesquelles j'aimerais inscrire les motifs plus particuliers qui feront l'objet de mes cours. Ils mettront en oeuvre plusieurs principes d'analyse. Le premier situe la construction différenciée du sens des textes entre contraintes transgressées et libertés bridées. Toujours, les formes matérielles de l'écrit ou les compétences culturelles de ses lecteurs bornent les limites de la compréhension. Mais toujours l'appropriation est créatrice, production d'une différence, proposition d'un sens possiblement inattendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le croisement inédit de disciplines longtemps étrangères les unes aux autres (la critique textuelle, l'histoire du livre, la sociologie culturelle) a ainsi un enjeu fondamental : comprendre comment les appropriations particulières et inventives des lecteurs, des auditeurs ou des spectateurs dépendent, tout ensemble, des effets de sens visés par les textes, des usages et des significations imposés par les formes de leur publication, et des compétences et des attentes qui commandent la relation que chaque communauté de lecteurs entretient avec la culture écrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seconde exigence de méthode, nécessaire pour un travail qui est fondamentalement, mais pas exclusivement, étude de textes, conduit à faire retour au concept de représentation dans la double dimension que lui a reconnue Louis Marin : "Dimension "transitive" ou transparence de l'énoncé, toute représentation représente quelque chose ; dimension "réflexive" ou opacité énonciative, toute représentation se présente représentant quelque chose."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années et des travaux, la notion de représentation en est presque venue à désigner par elle-même la démarche d'histoire culturelle qui porte ce programme d'enseignement. Le constat est pertinent, mais il doit éviter les malentendus. Telle que nous l'entendons, la notion n'éloigne ni du réel ni du social. Elle aide les historiens à se défaire de la "bien maigre idée du réel", comme écrivait Foucault, qui a été longtemps la leur, en portant l'accent sur la force des représentations qu'elles soient intériorisées ou objectivées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les représentations ne sont pas de simples images, véridiques ou trompeuses, d'une réalité qui leur serait extérieure. Elles possèdent une énergie propre qui convainc que le monde, ou le passé, est bien ce qu'elles disent qu'il est. Produites par les écarts qui fracturent les sociétés, les représentations elles aussi les produisent. Mener l'histoire de la culture écrite en lui donnant pour pierre angulaire l'histoire des représentations est, donc, lier la puissance des écrits qui les donnent à lire, ou à entendre, avec les catégories mentales, socialement différenciées, qui sont les matrices des classements et des jugements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un troisième principe d'analyse consiste à placer les oeuvres singulières ou les corpus de textes qui sont l'objet de mon travail au croisement des deux axes qui doivent organiser toute démarche d'histoire ou de sociologie culturelle. D'une part, un axe synchronique, qui permet de situer chaque production écrite dans son temps, ou son champ, et la met en relation avec d'autres, qui lui sont contemporaines et appartiennent à d'autres registres culturels ou politiques. D'autre part, un axe diachronique qui l'inscrit dans le passé du genre ou de la discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les sciences les plus exactes ou en économie, cette présence du passé renvoie généralement à des durées brèves, parfois très brèves. Il n'en va pas de même de la littérature ou des sciences humaines pour lesquelles les passés les plus anciens sont toujours, d'une certaine façon, des présents encore vivants dont les créations nouvelles s'inspirent ou se détachent. Quel romancier contemporain pourrait ignorer Don Quichotte ? Et quel historien pourrait commencer un cours dans cette maison sans citer au moins une fois la grande ombre Michelet ? Ni Febvre ni Braudel n'y ont manqué. Ni Daniel Roche. A mon tour de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Bourdieu voyait dans cette contemporanéité de passés successifs l'une des caractéristiques propres des espaces de la production et de la consommation culturelle : "Toute l'histoire du champ est immanente au fonctionnement du champ et pour être à la hauteur de ses exigences objectives, en tant que producteur mais aussi en tant que consommateur, il faut posséder une maîtrise pratique ou théorique de cette histoire." Cette possession ou son absence distingue les savants des naïfs et elle porte les diverses relations que chaque oeuvre nouvelle entretient avec le passé : l'imitation académique, la restauration kitsch, le retour aux anciens, l'ironie satirique, la rupture esthétique. En désignant comme cibles de ses parodies les livres de chevalerie, les romans pastoraux (lorsque don Quichotte se transforme en pasteur Quijotiz) et les autobiographies picaresques (avec les allusions au récit de vie rédigé par le galérien Ginés de Pasamonte), Cervantès installe dans le présent de son écriture trois genres aux temporalités fort diverses contre lesquels il invente une manière inédite d'écrire la fiction, en la concevant, comme a écrit Francisco Rico, "non pas dans le style artificiel de la littérature, mais dans la prose domestique de la vie". Il montre ainsi, lui l'"ingenio lego", le génie ignorant, que les doctes ne font pas toujours bon usage de leur maîtrise de l'histoire des genres et des formes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une crainte contradictoire a habité l'Europe moderne - et elle nous tourmente encore. D'un côté, l'effroi devant la prolifération incontrôlée de l'écrit, l'amas des livres inutiles, le désordre du discours. D'un autre, la peur de la perte, du manque, de l'oubli. C'est à cette seconde inquiétude que je voudrais consacrer le premier cours que je donnerai ici. Porté par un projet quelque peu borgésien, il s'attachera à une oeuvre disparue dont ne subsiste ni manuscrit ni édition imprimée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fut deux fois représentée à la cour d'Angleterre au début de l'année 1613. Les ordres de paiement établis pour la compagnie qui la joua, les King's Men, indiquent son titre, Cardenio, et rien de plus. Quarante ans plus tard, en 1653, Humphrey Moseley, un libraire londonien qui voulait donner à lire les oeuvres dramatiques interdites de représentation dans les temps révolutionnaires de la fermeture des théâtres, fit enregistrer son droit sur cette même pièce. Il indiqua au secrétaire de la communauté des libraires et imprimeurs les noms de ses deux auteurs : "The History of Cardenio, by Mr. Fletcher &amp; Mr. Shakespeare." La pièce ne fut jamais imprimée et, comme un fantôme, dès le XVIIIe, elle commença à hanter les passions et les imaginations shakespeariennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ordres de paiement, une entrée dans un registre de libraires, une pièce disparue : voilà, dira-t-on, un bien mince commencement. Et, pourtant, il peut permettre de formuler quelques-unes des interrogations les plus fondamentales d'une histoire de l'écrit. Tout d'abord, en plaçant l'attention sur la mobilité des oeuvres, d'une langue à l'autre, d'un genre à l'autre, d'un lieu à l'autre. C'est, en effet, un an avant les représentations de Cardenio que fut imprimée la traduction anglaise de Don Quichotte, due à Thomas Shelton et publiée par Edouard Blount qui fut aussi l'éditeur de la traduction des Essais par Florio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, Fletcher et Shakespeare ne furent ni les premiers ni les derniers à transformer l'histoire de Cervantès en une pièce de théâtre. En Espagne, le Valencien Guillén de Castro les avait précédés avec sa "comedia" Don Quijote de la Mancha ; à Paris les suivirent Pichou, auteur des Folies de Cardenio, et Guérin de Bouscal, qui fit représenter trois pièces inspirées par l'histoire de Cervantès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second enjeu : la tension entre la perpétuation de modes traditionnels de la composition littéraire, qui font large place à la collaboration, l'adaptation, la révision, et l'émergence autour de quelques auteurs - ainsi Cervantès et Shakespeare, unis par Cardenio - de la figure de l'écrivain singulier en son génie et unique en sa création. Enfin, la quête du Cardenio, perdu entre la Sierra Morena et les théâtres londoniens, est aussi une histoire des appropriations textuelles, des manières dont ont été lus et mobilisés dans différents contextes culturels et sociaux les mêmes textes qui, du coup, n'étaient plus les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va ainsi de Don Quichotte dont les protagonistes apparaissent dans les fêtes aristocratiques ou carnavalesques du XVIIe siècle, tant dans la métropole que dans les colonies espagnoles, et de Shakespeare, traité si différemment par les éditeurs et les dramaturges (les deux pratiques n'étant pas forcément séparées) dans l'Angleterre de la Restauration et du XVIIIe siècle. "Le coup de Cardenio est un grand classique du monde littéraire - the bread and butter for literary lowlife", déclare l'un des personnages du roman de Jasper Fforde, Lost in a Good Book. J'espère que l'on me pardonnera de lui donner pour nouvelle scène cette institution habituée à de plus sévères et de plus nobles études.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecouter les morts avec les yeux. Plusieurs ombres ont passé dans mes mots, rappelant par cette présence la tristesse que nous donne leur absence. Sans elles, ni d'autres qui n'ont rien écrit, je ne serais pas à cette place ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au moment de conclure, je me souviens des mises en garde de Pierre Bourdieu contre l'illusion qui fait énoncer au singulier des trajectoires partagées. Le "je" que j'ai quelquefois imprudemment utilisé, aujourd'hui, et contre mon habitude, doit s'entendre comme un "nous" - le nous de tous ceux et celles, collègues et étudiants, avec qui, au fil des années, j'ai partagé enseignements et recherches, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, à l'Université de Pennsylvanie, ou dans de nombreuses institutions de notre République des lettres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est avec eux, et avec vous, qui me faites l'honneur de m'accueillir ici, que je voudrais poursuivre maintenant un travail qui entend étayer sur une histoire de longue durée de la culture écrite la lucidité critique qu'exigent nos inquiétudes et nos incertitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Roger Chartier, professeur au Collège de France, chaire Ecrit et cultures dans l'Europe moderne &lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-966273,0.html"&gt;(Le Monde)&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5842564119168731788?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5842564119168731788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5842564119168731788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/01/lcrit-et-lcran-une-rvolution-en-marche.html' title='L&apos;écrit et l&apos;écran, une révolution en marche...'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R53v-ePsTbI/AAAAAAAAAC4/ESsqWRV3hjo/s72-c/biblean1.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5087137591824967110</id><published>2008-01-25T12:24:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:03.486+01:00</updated><title type='text'>La création collective est elle nécessairement innovante ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R5nLI-PsTaI/AAAAAAAAACw/utSA8Cd2oL8/s1600-h/20070301.FIG000000192_5671_1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R5nLI-PsTaI/AAAAAAAAACw/utSA8Cd2oL8/s320/20070301.FIG000000192_5671_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159378203137822114" /&gt;&lt;/a&gt;Dans un récent article pour le magazine &lt;a href="http://discovermagazine.com/2007/dec/long-live-closed-source-software/article_view?b_start:int=1&amp;-C="&gt;Discover&lt;/a&gt;, Jaron Lanier se livre à une critique virulente du concept de “logiciel libre” ou open source. Pourtant, Lanier ne peut guère être considéré comme un porte-parole des intérêts des grosses sociétés logicielles. Musicien, artiste, celui qui popularisa dans les années 80 la notion de “réalité virtuelle” a toujours été un électron libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que depuis bien des années, Jaron Lanier a une obsession : éviter que certaines interprétations faciles de la technologie nous fassent perdre de vue le caractère fondamental de la conscience humaine, que de mauvaises pratiques techniques ou philosophiques nous amènent petit à petit à réduire le caractère précieux de notre individualité, bref, à remettre en cause ce qu’il faut bien appeler (sans nécessairement donner à ce terme un contenu théologique ou surnaturel) notre âme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son premier ennemi notable a été l’intelligence artificielle, et notamment les agents, ces petits programmes censés nous aider dans les tâches quotidiennes, comme surfer sur le web, prendre des décisions d’achat… “Les agents”, affirmait-il, “ne nous semblent intelligents que parce qu’ils nous rendent plus bêtes qu’eux”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Lanier, une idéologie dangereuse, le &lt;a href="http://www.edge.org/3rd_culture/lanier06/lanier06_index.html"&gt;“maoisme numérique”&lt;/a&gt;, se profilerait derrière les TIC consistant, petit à petit, à nier l’importance des individus. Une idéologie de “la ruche” qui serait à l’oeuvre derrière Wikipedia, par exemple. “La beauté d’internet”, écrit-il, “est qu’il connecte les gens. Sa valeur, c’est les autres. Si l’on en vient à croire que l’internet lui-même pourrait avoir quelque chose à dire, nous dévaluons la valeur des autres et nous nous transformons en idiots.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment cette défense passionnée de l’individualité se transforme-t-elle en une condamnation de l’open source ? En fait, Lanier n’attaque pas l’idée du logiciel ouvert en tant que telle, mais sa promotion au rang de modèle d’innovation, voire de société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Avant que vous ne m’inondiez d’e-mails rageurs, précise-t-il, je tiens à préciser que je ne suis pas anti open source. C’est une approche que je conseille fréquemment dans des projets spécifiques. Mais il existe une vision politiquement correcte qui affirme que l’open source est la meilleure voie vers la créativité et l’innovation, et cette idée ne tient pas face à l’épreuve des faits”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’il critique, c’est la philosophie selon lui au coeur du logiciel libre, celle du &lt;a href="http://seddisoft.kelio.org/cathedrale-bazar.htm"&gt;“bazar”&lt;/a&gt; revendiquée par Eric Raymond (site), bref l’idée que la création collective suffirait à élaborer des programmes innovants. Or ce n’est justement pas parce qu’une création est collective qu’elle est innovante. Au contraire, la dynamique d’un groupe peut conduire à se focaliser sur le plus petit dénominateur commun, ce qui n’est pas favorable aux propositions originales ou nouvelles. L’attaque de Lanier porte donc non pas sur l’open source, mais sur l’open source comme modèle et comme valeur de référence! . Et secondairement sur l’association presque forcée sur un mode d’expression de la propriété intellectuelle (l’open source) et un mode de travail (la collaboration ouverte et non hiérarchique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Linux est particulièrement dans la ligne de mire de Lanier. C’est l’exemple même selon lui, de la manière dont un produit open source peut freiner l’innovation. Unix était selon Lanier un produit déjà obsolète et dépassé, dès le lancement par Richard Stallman (site) de son projet &lt;a href="http://www.gnu.org/home.fr.html"&gt;GNU&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Bien que le mouvement open source fasse usage d’une rhétorique contre-culturelle stridente, il s’agit en pratique d’une force conservatrice”, lance-t-il. “Certains des jeunes esprits les plus brillants se sont retrouvés enchainés par les structures intellectuelles des années 70 parce qu’on les a hypnotisés pour croire que d’anciennes conceptions du logiciel constituaient des faits de la nature. Linux est la copie superbe et raffinée d’une antiquité [le premier Unix, Ndlr], plus brillante que l’original, mais néanmoins définie par lui.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, selon Lanier, l’open source possède-t-il cette tendance conservatrice ? Ce serait précisément à cause de sa stratégie de conception ouverte. Pour élaborer quelque chose de radicalement nouveau, les concepteurs ont besoin d’intimité, de temps, ce que Lanier nomme “l’encapsulation”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette notion d’encapsulation ne s’oppose pas à l’ouverture en tant que telle, mais s’oppose à l’idée d’une création collective.&lt;br /&gt;“Par chance, l’encapsulation ne nécessite pas l’intervention systématique de juristes ou de tyrans, elle peut être réalisée au sein d’une multitude d’institutions sociales. Par exemple, les travaux universitaires sont correctement encapsulés. Les scientifiques ne publient pas tant qu’ils ne sont pas prêts, mais au final, ils doivent publier. La science fonctionne donc de manière ouverte, mais cette ouverture s’effectue de manière ponctuelle, et non continue.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, les critiques de Lanier commencent à se multiplier sur le Net, celle &lt;a href="http://arstechnica.com/news.ars/post/20080106-community-driven-development-and-innovation-the-twain-meet.html"&gt;d’Ars Technica&lt;/a&gt; étant l’une des plus argumentées. L’auteur de l’article y rappelle notamment que certaines technologies particulièrement innovantes, comme le Tivo, ont été basées sur des architectures Linux et que par conséquent, les compagnies “innovatrices” utilisent bien souvent à leur avantage les technologies open source.&lt;br /&gt;Sans doute, au-delà de toute polémique faudrait-il voir les approches “ouvertes” et “fermées” comme des stratégies susceptibles d’être adoptées en fonction des phases du développement d’une innovation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, on peut se demander s’il n’est pas possible d’obtenir le meilleur des deux mondes : un système de conception logicielle qui fonctionnerait, comme la science, de manière ponctuée, alternant les phases d’ouvertures et celles d’encapsulation. Un système comme Croquet, dont nous avons déjà parlé, semble être basé sur ce principe. Les sources sont ouvertes et n’importe qui peut les consulter, les modifier à son gré. Pourtant, la conception de base du logiciel (qu’on pourrait difficilement accuser de ne pas être innovante) est entre les mains d’une petite équipe de fondateurs, qui décident également du contenu et de la date de sortie des versions ! successives (lesquelles peuvent être éloignées de plusieurs années). Selon Julian Lombardi, l’un des principaux concepteurs, cette politique devrait bientôt laisser la place à un effort plus communautaire, dans la grande tradition des projets open source. Toujours est-il que le coeur du programme, la partie vraiment originale, a été conçu d’une manière isolée par une petite équipe. Cet exemple montre en tout cas qu’il est possible de séparer le modèle économique de l’open source de la théorie philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.internetactu.net/2008/01/21/la-creation-collective-est-elle-necessairement-innovante/"&gt;Internet Actu&lt;/a&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;par Rémi Sussan&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5087137591824967110?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5087137591824967110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5087137591824967110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2008/01/la-cration-collective-est-elle.html' title='La création collective est elle nécessairement innovante ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R5nLI-PsTaI/AAAAAAAAACw/utSA8Cd2oL8/s72-c/20070301.FIG000000192_5671_1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8412088676795891401</id><published>2007-12-22T17:54:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:03.610+01:00</updated><title type='text'>La marchandisation du monde, climat et productivisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R21NtUSJwWI/AAAAAAAAACo/0W-tpqejHu8/s1600-h/ciel01W.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R21NtUSJwWI/AAAAAAAAACo/0W-tpqejHu8/s320/ciel01W.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146855390088642914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le climat n’est pas une marchandise. Certes. Mais pour concilier l’affirmation idéologique et les moyens concrets de répondre à l’urgence, la voie est étroite. Seule une analyse fine des différents mécanismes envisageables peut permettre de se prémunir de dérives libérales lourdes de conséquences tout en obtenant des résultats à la mesure des enjeux immédiats. Plaidoyer pour un retour pragmatique à la régulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La responsabilité du climat (totalisation de l'activité humaine)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La limite planétaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux débuts du capitalisme, il était raisonnable de considérer que les prélèvements sur la nature étaient gratuits. Aujourd'hui que les équilibres de la biosphère sont en jeu, la globalisation rencontre la limite planétaire au niveau des ressources aussi bien que des pollutions, des externalités positives comme des externalités négatives qu'il est impossible de rejeter plus à l'extérieur d'un monde fini. La course au profit et à la croissance n'est plus tenable. Malgré l'individualisme triomphant de la marchandise, la tempête nous traite universellement et nous devenons responsables collectivement du climat, que nous le voulions ou non, car il est désormais lié à notre production, effet de la totalisation de l'activité humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le dérèglement du climat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut prendre la mesure de cette responsabilité. Bien sûr le climat n'a jamais été stable et les anciens déluges ou glaciations ne devaient rien à l'activité humaine mais aujourd'hui l'accélération dépasse les variations naturelles. Nous pouvons d'autant moins compter sur la nature pour absorber cette accélération que nous sommes dans un cycle de réchauffement solaire. Il n'y a aucun moyen d'éviter un réchauffement beaucoup trop rapide dans les 50 prochaines années car l'effet de serre se produit avec retard et le soleil sera de plus en plus actif. Le premier effet thermique est un accroissement du phénomène de refroidissement par la vapeur d'eau, ce qui se traduit en inondations, en fonte des glaces et montée du niveau de la mer submergeant les îles, le Bangladesh, la Hollande... Enfin la disparition ou la perturbation des courants marins devrait nous priver de l'effet tempéré du Gulf Stream, refroidissant sensiblement le climat français (le réchauffement de la planète peut signifier ainsi froid et humidité pour nous). Tout ceci n'est que probable mais l'impuissance à en prévoir les effets n'est pas pour nous rassurer car nous savons qu'ils seront considérables. à court terme c'est la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes qui nous menace, jusqu'à inquiéter déjà sérieusement les compagnies d'assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Externalités et rentes (marchandisation des ressources)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'extension de la marchandisation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans cette fin de l'irresponsabilité, une condamnation de notre mode de développement au moment où la marchandisation a tout envahi du gène au lien social et au savoir. Si nos conditions vitales planétaires sont menacées par notre industrie, notre époque de globalisation se caractérise aussi par un totalitarisme de la marchandise envahissant toutes les dimensions humaines. Ce n'est plus seulement la nature, mais toutes les ressources de la personnalité et de la culture qui sont exploitées, manipulées comme moyens pour la production. En dehors des contraintes matérielles rencontrées avec les pollutions et le dérèglement climatique, les "externalités" sont ainsi de plus en plus immatérielles, notamment sociales (formation, flexibilité). Ce qui nous menace avec la production immatérielle, c'est l'extension de la marchandisation à de nouveaux domaines affectifs et culturels, la matière humaine exploitée dans tous ses aspects, devenue gisement de profits, du gène à la connaissance, jusqu'à devenir étranger à nous-mêmes, à tout ce que nous sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La lutte contre la marchandisation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc bien un retour violent de la totalité dans le réel, au nez et à la barbe du post-modernisme, comme totalitarisme marchand menaçant toutes nos bases vitales et auquel nous devons opposer une résistance totale, écologique. C'est bien ici qu'il y a le plus grand danger actuel (OGM, brevetabilité du vivant et des logiciels). Ainsi, ce qui pouvait paraître un progrès pour le climat, d'une consommation plus immatérielle, constitue une nouvelle menace de notre existence. C'est contre cette marchandisation du monde que nous devons nous dresser, contre la globalisation productiviste et pour une économie du développement local et personnel. Cette production de l'homme par l'homme doit reposer sur d'autres bases que l'appropriation, l'exploitation, le profit individuel et la rente. Les logiciels libres notamment illustrent la productivité de la mise en commun du savoir, de la coopération et du partage dans la "nouvelle économie". La totalité a sa propre réalité qui ne se réduit pas à la somme des parties et c'est aussi pourquoi elle s'impose bien au-delà de ce que nous pesons face aux marchés. Il est donc bien prioritaire de combattre l'extension du marché notamment à la pollution, encore faut-il examiner précisément l'articulation des contraintes écologiques et du marché, à court et à long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Externalités et valeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rente prétend donner une valeur aux ressources communes mais la notion d'externalité devrait être comprise d'abord comme une contestation de la valeur marchande au nom de ses conditions extérieures, de ses conditions matérielles de reproduction, ses contraintes écologiques. à partir de là se pose la question de savoir si les externalités vont continuer à contester la valeur à partir de leur extériorité, éprouvée comme une crise de la mesure, ou bien si elles peuvent être chiffrées et valider au contraire une valeur impliquant leur internalisation. La question est de savoir si la prise de conscience de la priorité de la société et de la vie sur l'économie mène à un autre mode de développement ou bien s'il ne s'agit que de rendre celui-ci à peine un peu plus durable en intégrant seulement dans ses comptes la reproduction du milieu productif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pollueurs payeurs : écotaxes ou plan global de réduction ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ici que commence la discussion sur la réponse écologiste à l'exploitation des externalités, les tentatives de chiffrage économique, le problème des écotaxes. S'agit-il simplement d'internaliser les coûts sociaux ou de changer le mode de production ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Du nouveau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, ce n'est pas parce que la reproduction est une limite que nous devons nous limiter à la reproduction de ce qui existe ou au caractère reproductible d'un mode de production. L'impossibilité d'un développement durable du capitalisme condamne globalement ce système et nous oblige à construire un nouveau projet global qui n'est pas la reproduction de l'ancien. Il nous faut inventer du nouveau. Notre critique du productivisme ne doit pas s'arrêter à son caractère non durable mais attaquer sa logique quantitative inhumaine et aveugle. Notre projet ne doit pas être seulement soutenable matériellement mais aussi soutenable socialement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les limites de la reproduction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, on ne peut mettre sur le même plan les externalités sociales et les externalités naturelles ou vitales. Si pour toute société, la reproduction du travailleur doit être assurée globalement par le salaire et les charges sociales, il n'est pas si facile d'assurer la reproduction de la nature ravagée par notre industrie grâce à des "écotaxes". Il est toujours possible de déterminer la valeur d'une qualification car c'est une valeur relative, il n'en est pas de même avec nos conditions vitales qui ont une valeur absolue, donc infinie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'internalisation des externalités&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prétendue internalisation des coûts de reproduction est largement illusoire au-delà du coût de reproduction du travailleur. Elle participe plutôt à l'extension du secteur marchand en légitimant la transformation des externalités en gisements de profits, des déchets jusqu'à la vie elle-même. Les tentatives de chiffrage sont trop arbitraires et dépendantes du point de vue adopté, car on ne peut vraiment quantifier le qualitatif et la plupart des pollutions ont des effets de seuil plutôt qu'un effet continu, ou bien il y a combinaison de différents facteurs. On peut bien sûr, comme les assurances, donner un prix à tout, puisqu'on en donne même à la vie, et on peut suivre le glissement du Droit romain de la sanction à l'évaluation d'une équivalence des peines jusqu'à la simple amende dans une logique assurantielle qu'on peut trouver inacceptable pour ce qui s'attaque à nos vies. On n'arrivera pas à calculer le coût de la route par exemple, indiscernable du système de production, on ne chiffrera jamais que sa reproduction. On ne peut chiffrer enfin les perturbations du monde car le monde comme totalité n'a pas de valeur puisqu'il ne s'échange pas (L'échange impossible, Baudrillard). Il ne peut y avoir une appropriation du climat, qui ne se divise pas contrairement à la Terre vendue entièrement morceaux par morceaux. Il faut donc renoncer à internaliser la folie d'un système de production qui n'est pas durable. Ce n'est pas une raison pour laisser le climat à son sort d'épave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La valeur des taxes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul coût réel est celui de la reconstitution du milieu quand c'est possible (eau) mais, la plupart du temps l'objectif des écotaxes, loin de tout "permis de polluer", d'un "coût" social ou écologique, ne peut être qu'une diminution réelle de la pollution. Sans avoir à se justifier en dehors de leur efficacité, taxes, règlementations, subventions, investissements doivent viser une diminution rapide des pollutions et une réorientation de la production vers les énergies renouvelables et le développement durable. Ce qui compte, ce n'est donc pas l'écotaxe mais la cohérence d'un plan global de réduction des pollutions et de réorientation des techniques, différencié secteur par secteur, loin de toute logique financière quasiment magique. On ne s'en sortira pas pourtant sans prendre le problème à la racine en offrant une alternative au salariat productiviste et plutôt que de calculer le coût de la dégradation de nos vies nous devrions viser la plus grande amélioration faisable. C'est à un changement de système de développement que nous devons nous confier et non à des taxes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Écotaxes ou écologie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'Illich à Gorz, la logique des écotaxes a toujours été dénoncée par les écologistes, transformant une inégalité environnementale en inégalité sociale sans nous préserver des destructions industrielles. C'est dénoncer une vision libérale de l'écologie confiant aux mécanismes de marché nos enjeux vitaux. Ce n'est pas refuser toute écotaxe mais refuser qu'on se serve de l'écologie qui doit "penser globalement" pour des recettes fiscales faciles, refuser de considérer qu'on a commencé à résoudre l'effet de serre sous prétexte qu'on a augmenté le carburant alors que les ventes de véhicules battent des records. Il ne suffit pas de se faire du mal pour que ça nous fasse du bien ! Il faut faire payer les pollueurs mais sans jamais considérer qu'ils payent le juste prix (le droit de continuer à polluer) et que cela suffit. Il faut surtout engager des plans globaux de réduction des pollutions et de régulation des prélèvements sur nos ressources, sans se fier aux seuls mécanismes de marché mais par une réorganisation collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Penser globalement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme écologistes nous devons défendre des solutions globales dans lesquels les écotaxes peuvent avoir un rôle mais ne peuvent remplacer des objectifs beaucoup plus indispensables comme l'amélioration et la gratuité des transports publics, les subventions aux énergies renouvelables, l'isolation, etc. Ni surtout remplacer la critique nécessaire du système lui-même. Nos combats écologistes devraient être là et non pas pour nourrir le ressentiment des pauvres contre nous. Il ne s'agit pas de s'opposer à la taxation des multinationales qui trouvent toujours de bonnes raisons de ne pas payer la taxe, mais de s'opposer à un impôt indirect injuste pour les plus pauvres et à l'efficacité douteuse. Il est trop facile de prendre l'argent des taxes en remettant à plus tard la fin de l'injustice sociale et les investissements nécessaires. Faire de l'écotaxe un facteur de régulation des prix est déjà beaucoup plus positif car nous sommes condamnés à une approche globale intégrant la dimension sociale et la garantie du revenu (ainsi nous devons réduire le transport par camions mais il serait irresponsable de ne pas assurer la reconversion des routiers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Planification de réduction des quotas et "marché des droits à polluer" (La Haye)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les quotas comme alternative au marché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une alternative à la marchandisation de la pollution, c'est de fixer des objectifs quantifiés de réduction des émissions, s'occuper des quantités plutôt que du prix. Cela ne dit pas comment on va arriver à ces objectifs mais on ne se fie pas ainsi à de simples mécanismes de marché, on planifie un objectif avec ses mesures de vérification. Dans ce cadre la fixation de quotas d'émission de CO2 à Kyoto est un bon système qui permet de planifier la diminution progressive des émissions des pays développés sans restreindre les pays pauvres. Cette planification quantitative par pays est purement politique et ne résulte pas d'un équilibre de marché. Il ne s'agit pas d'un droit inaliénable qu'on pourrait céder mais d'un objectif annuel de réduction des émissions. S'il s'agit sans doute d'un "droit à polluer" (en fait à brûler du pétrole), ce droit n'est pas durable car il n'a aucune autre justification que sa diminution planifiée. Ce n'est pas une propriété mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas le risque. L'autre risque vient du fait que, dans le contexte du capitalisme libéral, un tel mécanisme ne peut s'appliquer sans des procédures d'ajustement et d'échange des bonus/malus, une forme de marché. Il faut donc être extrêmement attentif à réserver ce marché aux ajustements à la marge ainsi qu'à le mettre sous contrôle d'une agence internationale. Dans ces conditions, les Permis d'Émission Négociables sont le contraire d'un marché de la pollution. Les quotas sont un mécanisme de planification, à l'opposé d'un marché dont on attendrait une réduction des émissions par le seul jeu des prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La négociation de La Haye, pas d'échappatoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a pourtant bien le risque de l'instauration d'un "marché des droits à polluer" car les états-Unis (et l’Australie, etc.) tentent de détourner ces mécanismes de flexibilité pour s'épargner tout effort domestique alors qu'ils sont les principaux responsables de la pollution mondiale, mais il ne faudrait pas que les écologistes en refusant ces dérives (Hot air) rejettent jusqu'à l'existence d'un marché d'ajustement et donc la planification par quotas elle-même. Il faut absolument réduire l'accès au marché à 5% des permis d'émission, exiger une diminution effective des émissions locales, pays par pays. Les mécanismes d'ajustement ne doivent pas viser un meilleur rapport coût/efficacité mais seulement les adaptations conjoncturelles. Enfin, c'est surtout l'insuffisance criante des objectifs actuels qu'il faut dénoncer. Il ne faudrait pas pourtant que, sous prétexte de refuser tout "marché de la pollution", on en arrive à dispenser les pollueurs de toute mesure contraignante et mesurable, en faisant simplement échouer la négociation de La Haye, ce qui est l'intérêt des plus riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Agarwal, les mirages de l'égalité et les risques du marché&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des marchés d'ajustement, contrôlés par une agence internationale, il faut bien admettre que certaines logiques de quotas pourraient mener à un véritable marché de la pollution. Ainsi, même si on n'en est pas du tout là, les propositions d'Agarwal, qui a été proposé pour le Nobel alternatif, sont séduisantes mais dangereuses. Elles partent d'un principe égalitaire qu'on ne peut qu'approuver à première vue (chaque être humain devrait pouvoir dégager 500 kg de CO2) mais qui est arbitraire en ce domaine et qui comporte un véritable risque de marchandisation de la pollution en instituant cette fois un marché généralisé des droits d'émission posant beaucoup de questions. Au pire, des pays pauvres pourraient se trouver dépouillés de leurs droits vendus d'avance, au mieux ils deviennent dépendants d'une rente annuelle qui peut aussi bien empêcher le développement plutôt que de l'encourager selon son mode de répartition. On n'est plus du tout dans le contexte de quotas d'émissions en diminution planifiée mais bien de droits permanents et d'un pur mécanisme de marché supposé compenser les émissions à la longue entre Nord et Sud, ce dont on peut douter. Il ne suffit pas de mettre en place une légitimité conventionnelle, valable universellement, il faut en vérifier les effets, la réalité concrète. Qui est propriétaire des droits : les hommes ou les États ? Qui en bénéficiera ? Sous quelle forme ? Si le droit de chacun à l'égalité est toujours aussi juste, c'est bien aussi au nom d'un droit égalitaire formel que le couple démocratie + capitalisme a produit les plus grandes inégalités. Il n'y a pas de véritable égalité devant la pollution ou le climat selon l'endroit où l'on se trouve. On ne ferait ainsi qu'instituer un nouvel actif universel, renforçant encore la financiarisation de l'économie et de la pollution. Si nous sommes résolument pour le partage des richesses, et le développement des pays pauvres, par contre l'égalité des "droits à polluer" n'est pas un objectif écologiste, seulement leur diminution globale. C'est pourquoi les quotas d'émission ne se justifient pas en dehors de leur diminution planifiée. Dans ce cadre, il s'agit de raisonner en terme d'objectifs (de quotas) et non pas d'évaluation des coûts (taxes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Soutenir les ONG&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons refuser des mécanismes de marché comme les écotaxes ou un "marché des droits à polluer" mais cela ne doit pas nous amener à refuser un marché d'ajustement des quotas planifiés, sous contrôle d'une agence internationale, dès lors qu'il ne s'agit bien que d'ajustements aux marges et non pas d'échappatoire à des engagements contraignants de réduction. Il faut se méfier ici des idées trop simples. Malgré l'urgence, il ne peut être fait l'économie d'une analyse concrète des enjeux de La Haye, mais c'est dans ces matières difficiles qu'on doit faire confiance aux ONG, au moins faire appel à leur expertise plutôt que de se décider de loin sur des critères purement idéologiques. C'est la supériorité de la démocratie participative sur une démocratie médiatique : ne se fier ni à la démagogie, ni aux experts officiels. Ainsi, la position du CAN (Climate Action Network) semble la seule raisonnable (des règles claires, pas d'échappatoires), au-delà de la posture idéologique. Il faut s'appuyer sur le refus d'une marchandisation du monde pour faire de La Haye un nouveau Seattle, empêcher toutes les dérives vers un marché de la pollution, pas pour empêcher un accord contraignant de réduction des quotas alors que la croissance mondiale pousse au contraire à la hausse les émissions et que le réchauffement s'aggrave dramatiquement. Plutôt qu'un mécanisme de marché comme les écotaxes nous devons défendre une réduction des quotas et plutôt qu'un marché des droits à polluer nous devons limiter l'échange de permis aux ajustements conjoncturels par rapport aux objectifs planifiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pour un projet alternatif&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est sans doute important de commencer à planifier la production mondiale mais les objectifs sont encore notoirement insuffisants. Pour gagner ce pari contre l'effet de serre, ces bricolages seront insuffisants ; il faudra bien sortir de la société de marché telle que nous la connaissons, défendre une nécessaire alternative, profiter des potentialités de l'économie immatérielle pour réorienter l'économie sur le développement local et personnel. Le jour où l'écologie ne sera plus assimilée aux écotaxes mais à une réappropriation de nos vies, à un monde plus humain, nous aurons fait beaucoup plus pour l'avenir de la planète qu'en augmentant le prix de l'essence (ce pour quoi il n'y a pas besoin de nous). S'il faut dès maintenant réduire nos pollutions, il ne s'agit pas de rendre un peu plus durable le pillage de nos ressources mais bien de défendre un projet alternatif, véritablement soutenable dans lequel garantie du revenu et régulation des marchés seront indispensables à une production plus économe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Source : Jean Zin -  &lt;a href="http://ecorev.free.fr/rev03/dos-zin.html"&gt;EcoRev' n°3 &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-8412088676795891401?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8412088676795891401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8412088676795891401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/12/la-marchandisation-du-monde-climat-et.html' title='La marchandisation du monde, climat et productivisme'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/R21NtUSJwWI/AAAAAAAAACo/0W-tpqejHu8/s72-c/ciel01W.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4778457413410491205</id><published>2007-11-08T14:44:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:03.717+01:00</updated><title type='text'>Les indicateurs dans le rouge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RzMZDtW_UUI/AAAAAAAAACg/9E6f06AXG1Y/s1600-h/chinst~2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RzMZDtW_UUI/AAAAAAAAACg/9E6f06AXG1Y/s400/chinst~2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130471952011448642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Deux études scientifiques, l’une sur la fonte de la banquise et l’autre sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre, révèlent des résultats plus alarmants que prévu. La croissance moyenne des émissions de CO2 est passée de 1,1% par an dans les années 1990 à 3% depuis les années 2000. Une augmentation qui correspond au pire des scénarios établis par le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les indicateurs du réchauffement climatique sont dans le rouge. Fin octobre, ont été présentés les résultats de l’expédition Tara, plus de 400 jours de dérive sur la banquise dans l'Arctique, dans le cadre du projet européen Damocles (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) qui réunit 45 laboratoires issus de 10 pays européens. Leur constat est sans appel. Les scientifiques embarqués à bord de la goélette polaire Tara ont pu constater « un recul spectaculaire de la banquise de plus d'1 million de km2 de glaces de mer entre septembre 2005 et septembre 2007 » et une « accélération de la vitesse de la dérive transpolaire qui va du détroit de Béring au détroit de Fram ». Cette augmentation sortira l’expédition de l'Océan Glacial Arctique avant la fin 2007, alors que selon les prévisions, la sortie devait s’effectuer à l'été 2008. « Cette accélération des mouvements de la dérive transpolaire arctique, peut en partie être tenue pour responsable de la diminution de la surface couverte par la banquise à la fin de l’été 2007 », expliquent les scientifiques, qui ont parcouru la banquise à une vitesse 2 fois plus élevée que ce qu’ils avaient anticipé et 3 fois plus élevée que ce que les modèles avaient prédit. Autre phénomène en accélération, la fonte de la banquise : « nous avons constaté une amplification des flaques de fonte à la surface de la banquise qui désormais recouvrent plus de 50 % de la surface de la banquise en été et une augmentation de la pluviosité dans le secteur situé entre le Groenland, le Spitsberg et le pôle nord géographique liée à des entrées d’air chaud et humide en provenance du nord de l’Europe », note l’équipage Tara. Les relevés de température ont également révélé la présence de masses d’air chaud à basse altitude. Enfin,  au 15 Octobre 2007, la période de formation de la banquise n’avait pas encore véritablement commencé malgré l’arrivée de la nuit polaire. L’océan arctique était toujours libre de glace entre la Sibérie et le Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ores et l'équipe de Tara  a relevé des indices forts de réchauffement des masses d'air et d'eau. Au cours des 20 dernières années, on enregistre une diminution de 1000° de température en dessous du point de congélation de l’eau de mer (-2°C) intégré sur toute la période de gel qui va de septembre à mai. Des masses d’air chaud supérieur à +10°C ont été observées cet été à basse altitude (400 à 800 m). La température des masses d’eau atlantique a quand à elle augmenté de 0.5° . Pour les responsables de la mission, il est « fort probable » que la banquise arctique aura disparu en été dans les 10 à 15 années qui viennent. « Au rythme actuel d'une perte de banquise de 500 000 km2 en plus chaque année en été et sachant que la surface actuelle à la fin de l'été est de l'ordre de 4 à 5 millions de km2, il suffirait donc de 8 à 10 ans pour que cette banquise d'été disparaisse », signale l'équipe de la mission. A terme, c’est une élévation du niveau de la mer de l'ordre d’un mètre et plus d'ici la fin du siècle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le CO2 augmente de 3% par an&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Autre indicateur alarmant, celui des émissions mondiales d’émissions de gaz à effet de serre. Selon une étude publiée dans "Proceedings of the National Academy of Sciences", menée par Mike Raupach de l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO), les émissions de CO2 issues des énergies fossiles connaissent une croissance plus importante des dernières années. Ainsi, la croissance des émissions est passée de 1,1% par an dans les années 1990 à 3% depuis les années 2000. Près de 8 millions de tonnes de carbone ont été rejetés dans l'atmosphère en 2005, contre 6 millions il y a 10 ans. "Une des principales raisons (…) est que, globalement, nous brûlons davantage de carbone par dollar de richesse créée", souligne Mike Raupach. Des pays non signataires, comme la Chine, connaissent certes une intensité énergétique encore très forte, mais s’agissant de la moyenne mondiale « tonne de CO2/habitant », elle se situe encore en dessous des pays développés.  L'Australie et les Etats-Unis émettent en effet plus de 5 tonnes de carbone par personne et par an, la France 3 tonnes. Depuis le début de l’ère industrielle, les Etats-Unis et l'Europe sont responsables de plus de 50% des émissions totales. Aujourd’hui, la croissance de l’économie mondiale contribue pour 65 % à l’évolution des niveaux de CO2 dans l’atmosphère, affirment les auteurs de l’article. Alors que dans les années 90, le taux de carbone de l’économie mondiale s’améliorait (0,35 kg de carbone par dollar en 1970 et 0,24 kg de carbone par dollar en 2000, la tendance s’inverse depuis, avec un rythme de +0,3% par an.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Diminution des puits de carbone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Autre indicateur alarmant, l’efficacité des puits naturels de carbone (végétation et océans) à travers le monde diminue. Cette baisse est due pour moitié à des changements dans les vents d’ouest dans l’océan du Sud, eux-mêmes provoqués par l’activité humaine. Sur les continents, une série de sécheresses, entre 2002 et 2005, a également contribué à l’affaiblissement des puits de carbone dans le monde. « Il y a cinq ans, pour chaque tonne de CO2 émise, 600 kg étaient éliminés par les puits naturels. En 2006, 550 kg seulement étaient éliminés par tonne et cette quantité diminue », observe Pep Canadell, auteur principal de l’étude.&lt;br /&gt;Bilan : le niveau d’émissions constaté entre aujourd’hui dans les pires scénarios du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), soit une hausse des températures de 6,4°C d’ici 2100. Rappelons que celui-ci doit se réunir à Valence (Espagne) du 12 au 16 novembre pour remettre son rapport final, qui servira de base aux négociations internationales sur le climat, à Bali en décembre. Parvenir à un accord mondial de réduction des GES est impératif : « nous avons découvert que la Terre est en train de perdre sa capacité de restauration pour absorber les émissions de CO2 face aux augmentations massives des émissions au cours du dernier demi-siècle. Plus nous tarderons à réduire les émissions, plus cette capacité de restauration se perdra », avertit Mike Raupach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: Novethic - &lt;a href="http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=112447&amp;newsletter=ok&amp;cat=article_entreprise"&gt;Véronique Smée&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4778457413410491205?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4778457413410491205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4778457413410491205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/11/les-indicateurs-dans-le-rouge.html' title='Les indicateurs dans le rouge'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RzMZDtW_UUI/AAAAAAAAACg/9E6f06AXG1Y/s72-c/chinst~2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4347757500413187477</id><published>2007-10-29T18:38:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:03.920+01:00</updated><title type='text'>Boire la rosée à la bouteille...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RyYdxMwfVQI/AAAAAAAAACA/Gz-vdr7CAHM/s1600-h/Rosee.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RyYdxMwfVQI/AAAAAAAAACA/Gz-vdr7CAHM/s200/Rosee.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126817956883289346" /&gt;&lt;/a&gt; Une « usine de rosée » est en construction en Inde. Elle produit jusqu'à 350 litres d'eau potable par nuit. Gouttelette après gouttelette, la rosée est une formidable source d'eau potable gratuite, un cadeau du ciel qui apparaît partout dans le monde, même dans les zones désertiques, et fait rêver depuis longtemps, d'autant plus dans le contexte des pénuries croissantes annoncées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il parvenir à recueillir cette eau avec des rendements suffisants et dans des conditions intéressantes d'un point de vue économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rêve est en passe de devenir réalité grâce aux recherches initiées il y a une dizaine d'années par Daniel Beysens, directeur de l'Eseme (Equipe du supercritique pour l'environnement, les matériaux et l'espace), un laboratoire commun CEA-ESPCI-CNRS. La première « usine à rosée » est en construction sur la côte aride du Gujarat (nord-ouest de l'Inde). Déjà 850 m2 au sol condensent la rosée sur ce terril d'une mine à ciel ouvert, remodelé sous forme de grandes rigoles. A terme, ce condenseur géant s'étendra sur 12.000 m2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, le principe est simple : des tranchées, recouvertes d'un isolant thermique puis d'un film spécial, recueillent la rosée, acheminée vers un réservoir. Filtrée et désinfectée, l'eau est mise en bouteille. Une manne inespérée pour des communautés qui manquent cruellement d'eau.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Refroidissement naturel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, beaucoup s'y étaient cassé les dents. « L'idée m'est venue en observant de la buée un matin dans ma voiture, raconte simplement Daniel Beysens. La façon dont les gouttes se formaient, fusionnaient, comment le halo de lumière que j'observais changeait quand je soufflais dessus ! » De la buée à la rosée, il n'y a qu'un pas que ce spécialiste des transitions de phase a vite franchi. Il s'est intéressé au « point de rosée », ce point qu'atteint l'air quand son humidité relative dépasse 100 %. La vapeur d'eau se condense alors. La nuit, il suffit souvent de refroidir une surface de quelques degrés seulement. « Nous avons donc cherché comment réaliser des revêtements qui se refroidissent naturellement, explique-t-il. La clef est venue du refroidissement radiatif, le refroidissement naturel de tout objet lorsqu'il émet des radiations infrarouges. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équipe a ainsi mis au point des revêtements à forte émission infrarouge, incorporables dans des films plastiques (polyéthylène) et récemment dans des peintures. Ils contiennent des microbilles d'oxyde de titane ou de sulfate de baryum, mais aussi un savon alimentaire insoluble pour que les gouttes glissent bien sur la surface. En recouvrant ainsi sols ou toitures, la température du condenseur est abaissée de 4 à 10o C le point de rosée est atteint dès le coucher du soleil et le rendement de condensation nettement accru, jusqu'à 0,7 litre par mètre carré en une nuit.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;0,4 euro le mètre carré&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Avec Marc Muselli, de l'université de Corse à Ajaccio, nous avons mené notre première expérimentation en 2000, sur un toit de 30 m2, précise-t-il. D'autres ont suivi, en Croatie, en Polynésie française, en Israël... Cette semaine, nous inaugurons une expérimentation au Maroc, avec l'université d'Agadir : d'ici à un an, de 300 à 500 m2 de toiture ou au sol devraient ruisseler de rosée, donnant 100 à 250 litres d'eau par nuit. Nous sommes aussi en train d'établir une cartographie mondiale des sites de rosée. »&lt;br /&gt;Le projet indien, qui devrait à terme permettre de récupérer entre 1.200 et 6.000 litres d'eau potable selon les nuits, est le plus abouti. Il est mené par Girja Sharan, de l'Indian Institute of Management, en partenariat avec l'Opur (Organisation pour l'utilisation de la rosée), association créée en 1999 par l'infatigable Daniel Beysens. Un autre projet de 600 m2 est en construction 40 km plus loin. L'Opur coordonne toutes ces expérimentations, dans le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien coûte cette feuille radiative si prometteuse ? « En Europe, autour de 2 euros le mètre carré, promet Daniel Beysens. Les peintures seront un peu plus chères, mais beaucoup plus faciles à mettre en oeuvre. » En Inde, en raison du coût réduit de la main-d'oeuvre, les feuilles reviennent déjà à 0,4 euro par mètre carré. Souhaitons à tous ces projets que le vent ne soit pas trop fort et le ciel clair, conditions idéales pour former de la rosée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour accentuer la condensation de la rosée, des tranchées sont recouvertes d'un isolant thermique et d'un revêtement spécial, capable de se refroidir naturellement pendant la nuit et de laisser glisser les gouttes d'eau. La production d'eau en une nuit peut atteindre 0,7 litre par mètre carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href="http://www.lesechos.fr/info/innovation/4569377.htm"&gt;Isabelle Bellin&lt;/a&gt; - Les Echos 24/04/2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4347757500413187477?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4347757500413187477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4347757500413187477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/10/boire-la-rose-la-bouteille.html' title='Boire la rosée à la bouteille...'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RyYdxMwfVQI/AAAAAAAAACA/Gz-vdr7CAHM/s72-c/Rosee.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-9201994225910535214</id><published>2007-10-16T15:18:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:04.149+01:00</updated><title type='text'>Un monde sans fruits ni légumes ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RxTAl3jmJyI/AAAAAAAAAB4/moQ8AGn-nPQ/s1600-h/bee.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RxTAl3jmJyI/AAAAAAAAAB4/moQ8AGn-nPQ/s200/bee.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121930433028040482" /&gt;&lt;/a&gt; Sur l'ensemble de la planète, les abeilles sont en déclin . Ces pollinisatrices essentielles peuvent-elles disparaître. Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l'INRA, n'exclut pas que les abeilles disparaissent de la planète. Il décrit les bouleversements alimentaires qui en résulteraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cinq ans, j'aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd'hui, je la prends au sérieux, car le déclin se mesure désormais à l'échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l'abeille domestique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur tous les continents, et de plus en plus souvent, les productrices de miel meurent dans des proportions trop importantes à la sortie de l'hiver. En Europe, nombre d'apiculteurs ont dû mettre la clé sous la porte. Aux Etats-Unis, où l'on parle d'un "syndrome d'effondrement des colonies", 25 % du cheptel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007. En ce qui concerne les abeilles sauvages (soit mille espèces différentes en France), le doute a subsisté plus longtemps. Mais le débat a été récemment tranché par deux publications scientifiques. La première, parue dans Science en juillet 2006, démontre que les populations en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont considérablement baissé depuis la fin des années 1970. La seconde, émanant de l'Académie des sciences des Etats-Unis, concluait en octobre 2006 au déclin significatif des pollinisateurs en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Mexique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;S'il n'y a plus d'abeilles dans le monde, que se passera-t-il ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Actuellement, plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde et 80 % également des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes : des abeilles, pour l'essentiel. Le plus souvent, d'autres agents, comme le vent ou l'autopollinisation passive, contribuent également à leur reproduction sexuée. Mais, sans les butineuses, la plupart des cultures n'atteignent plus une production satisfaisante. C'est le cas de nombreuses espèces sauvages (romarin, thym, lavande, moutarde), des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, abricotiers, amandiers), des grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées, tomates, fraises). Et aussi des semences de crucifères (radis, choux, navets), d'ombellifères (carottes, céleri, persil) et d'alliacées (oignons, poireaux). Difficile d'imaginer un repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un monde sans fleurs, sans fruits ni légumes, est-ce cela qui nous menace ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il y a un an, une étude internationale a évalué, pour la première fois à cette échelle, la dépendance aux pollinisateurs de la production agricole mondiale. Elle s'est intéressée aux 115 cultures les plus importantes, directement utilisées pour l'alimentation humaine dans plus de 200 pays. Conclusion : rapportée au tonnage, 35 % de la production de nourriture dépend des insectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, la disparition des abeilles ne signifie donc pas que l'espèce humaine mourra de faim, puisque 60 % des cultures - principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz - ne sont pas concernées. Mais la diversité alimentaire en serait profondément altérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourra-t-on suppléer, par la technique ou l'élevage, à l'absence des pollinisateurs naturels ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Aucune des solutions envisagées n'est satisfaisante. Polliniser les cultures par des espèces d'élevage, comme on le fait déjà avec des bourdons pour les tomates sous serre ? Peu réaliste en plein champ. Les polliniser manuellement, à l'instar de ce qui est mis en oeuvre pour la vanille ? Non rentable à grande échelle. Augmenter techniquement la pollinisation par le vent ? Plusieurs entreprises s'y sont déjà essayées dans le monde, qui avec des hélicoptères, qui avec des machines secouant les plantes... Mais aucune méthode n'a jamais été retrouvée sur le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certains cas, d'autres espèces pollinisatrices - des mouches, par exemple - viendront peut-être remplacer les abeilles. Et certaines variétés végétales, moins dépendantes des insectes que celles que nous avons sélectionnées depuis des siècles, prendront peut-être leur essor. Enfin, certaines cultures peuvent produire des fruits sans fécondation, soit de façon spontanée (la banane), soit grâce à la pulvérisation d'hormones spécifiques (tomate, courgette). Mais ces techniques sont loin d'être applicables à toutes les espèces, et les conséquences sur la qualité gustative des fruits sont parfois catastrophiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que faire pour tenter d'enrayer le déclin des abeilles ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Les causes de leur régression sont connues : élimination de leurs sites de nidification, raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen, maladies et parasites... Et, surtout, épandage de pesticides, particulièrement destructeurs pour les abeilles. Celles-ci, en effet, possèdent très peu de gènes de détoxification, comme l'a confirmé tout récemment le séquençage du génome de l'abeille domestique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment agir ? En ce qui concerne la réduction et la fragmentation de leurs habitats, on peut tout à fait renverser la tendance. Si on se contente de faucher les talus une fois par an, si on préserve un peu mieux les prairies naturelles, si on optimise l'utilisation des jachères fleuries, les abeilles se porteront déjà mieux. De même si l'on prend des mesures plus efficaces d'un continent à un autre contre les espèces invasives, tel le frelon asiatique. Mais, avant tout, il faut réduire l'usage des pesticides. Les agriculteurs comme les jardiniers doivent prendre conscience que les abeilles sont totalement démunies vis-à-vis de ces produits toxiques. Et qu'elles sont de précieuses auxiliaires de leurs cultures, à protéger en priorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dans le cadre du programme de recherche européen Alarm sur la biodiversité, votre équipe est chargée d'évaluer l'impact agronomique et économique des pollinisateurs sur l'agriculture européenne. Quelles sont les premières conclusions de cette étude ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît que l'impact des pollinisateurs est considérable : au niveau mondial, il représente environ 10 % du chiffre d'affaires de l'ensemble de l'agriculture. Et les pays qui en sont les plus dépendants sont les pays développés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-966593,0.html?xtor=RSS-3244"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-9201994225910535214?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/9201994225910535214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/9201994225910535214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/10/un-monde-sans-fruits-ni-lgumes.html' title='Un monde sans fruits ni légumes ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RxTAl3jmJyI/AAAAAAAAAB4/moQ8AGn-nPQ/s72-c/bee.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-6738501545706565521</id><published>2007-10-09T16:58:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:04.330+01:00</updated><title type='text'>Kerouac, l'incompris</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RwuZwHjmJwI/AAAAAAAAABo/vAiGXFBMZBg/s1600-h/kerouac5.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RwuZwHjmJwI/AAAAAAAAABo/vAiGXFBMZBg/s320/kerouac5.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119354453377820418" /&gt;&lt;/a&gt;Et si le légendaire écrivain de la Beat generation n'était pas le guide du routard que l'on se plaît à décrire ? Nos révélations cinquante ans après la parution de «Sur la route».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rêve de Mallarmé était que le monde entier aboutisse à un beau livre. A la fin de sa vie, celui de Jack Kerouac était de réunir tous ses livres en un seul afin de bâtir cette «cathédrale de mots» intitulée La Légende de Duluoz, qu'il comparait constamment à la Recherche du temps perdu. C'est dire l'ambition littéraire de celui qui, à rebours de tous les clichés communautaires relatifs à la Beat generation, se définissait comme un «mystique catholique étrange, solitaire et fou». C'est dire aussi combien, à l'aune d'une oeuvre torrentielle et spirituellement décisive, Kerouac demeure scandaleusement réduit au cultissime Sur la route, bréviaire «cool &amp; rebelle» devenu - comme toutes les oeuvres «cool &amp; rebelles» - une marchandise rentable pour la totalité des secteurs de l'industrie des loisirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne s'étonnera donc que la célébration du 50e anniversaire de la publication de cet opus mythique donne lieu à la déferlante «culture culte» d'usage. En l'occurrence : l'édition en fac-similé du fameux rouleau-tapuscrit original, qui sera exposé tout l'hiver à la Bibliothèque de New York dans le cadre de la manifestation «Beatific Soul : Jack Kerouac on the Road» ; le lancement enfin acquis de l'adaptation cinématographique du roman ; une rafale d'essais sur le «père» de la Beat generation ; pour ne rien dire de la nouvelle édition de Sur la route, enfin disponible dans sa mouture originale (dont on espère une prochaine traduction chez Gallimard, tant la version française de 1960 est obsolète et calamiteuse), clou de loin le plus intéressant de cette «kerouacmania» commémorative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait que, dactylographié en 1951, On the Road n'est publié que six ans plus tard, tant son auteur a ramé pour trouver un éditeur. Et encore : à condition de faire disparaître les noms des vrais protagonistes sous des patronymes fictifs et d'expurger le roman de ses scènes érotiques, notamment celles concernant l'homosexualité et l'amour des nymphettes. Un caviardage qui n'a pas empêché le livre d'unir les routards du monde entier sous sa bannière libertaire aux accents de jeunesse éternelle pour s'écouler à 10 000 exemplaires par an depuis 1957, mais dont la légende mirifique continue d'occulter la vérité quant au sérieux littéraire de Kerouac, à sa position au sein de la Beat generation, et aux innombrables malentendus que l'un et l'autre générèrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par bonheur, la traduction française du second volume, particulièrement dense et passionnant, de sa correspondance (1957-1969) * arrive aujourd'hui à point nommé pour les dissiper. A commencer par la fameuse théorie de la «prose spontanée», qui valut aussitôt à Kerouac une foultitude d'épigones vulgaires et l'incompréhension de ses éditeurs, alors qu'elle réclamait (comme le swing célinien) travail et discipline acharnés. Ce n'est pas parce qu'il écrivait «bourré d'alcool et d'amphés» que Kerouac n'était pas un horrible travailleur, passant son temps à lire, étudier, penser comme un authentique écrivain qui se posait constamment des problèmes d'écrivain, avait Shakespeare comme modèle et se comparait inlassablement à Joyce, Proust et Balzac. Par ailleurs, ayant défini Sur la route comme «l'histoire de deux potes catholiques parcourant le pays à la recherche de Dieu» et la Beat generation comme un mouvement poético-évangélique («béatifique» disait-il), Kerouac vécut comme un chemin de croix la célébrité acquise pour «de mauvaises raisons» grâce au premier et la trahison du credo de la seconde par les beatniks et ses soi-disant «amis». D'où une lutte sur deux fronts soldée par une séparation croissante d'avec Allen Ginsberg et une irréductible solitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, obligé de s'allier aux beat «historiques» à la fois contre les attaques incessantes de la droite conservatrice américaine, accusant le groupe d'encourager la délinquance et la criminalité dans ses écrits, mais aussi contre la vulgate propagée par des «artistes barbus et pieds nus qui ne foutent rien, n'écrivent pas» - «beatniks au rabais avec des flingues dans leurs mallettes baisant des filles et abrutis par la dope» -, Kerouac est contraint simultanément de s'en désolidariser pour cause de flirt poussé avec la gauche radicale de la côte Ouest, qu'il estime infiltrée par le Parti communiste. Aussi, alors qu'au fil des ans, Sur la route acquiert «la réputation d'être une sorte de truc anarchiste de blousons noirs à la Marlon Brando» et la Beat une communauté de «mecs à la coule» plus ou moins anarchistes, Kerouac, qui se définit de plus en plus volontiers comme «un conservateur catholique», aggrave son cas en fustigeant l'«hystérie» des années 60, la «génération Pepsi d'illettrés tordus» et autres «étudiants abrutis, réduits au troupeau et menés par les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse Moderne, c'est-à-dire Pavlov, Freud, Marx et Ignorance».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n'avait en vérité rien à voir avec tout ça. Car «moine littéraire» et «artiste à l'ancienne, passionné», Jean-Louis Lebris de Kerouac n'aura au fond désiré, durant toute son existence, que ces quelques trucs simples qui n'en font qu'un : avoir une cabane, des «visions», atteindre «l'éternité d'or» et «flotter comme un Chinois». Il appelait ça «écrire» et c'était toute sa vie.&lt;br /&gt;A la fin, malade et endetté, il cherchera à récupérer auprès de son éditeur le rouleau de Sur la route, placé dans un coffre en 1957. Songeait-il à le vendre ? «Puisque je suis rejeté par la nouvelle marginalité culturelle, écrit-il, je ne vais certainement pas leur donner le tee-shirt que j'ai sur le dos.» Il est mort en 1969 et le tee-shirt en question a été vendu chez Christie's en 2001 pour 2,4 millions de dollars. Devenu suaire d'encre et relique sacrée du christique Kerouac, dont la profession de foi demeure à jamais celle-ci : «Je peindrai donc ce que je vois, couleur et trait, exactement, vite... La peinture étant le sang du Christ.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Lettres choisies, vol. II (1957-1969), Gallimard, 35 E. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Guglielmina, (en librairie le 26 octobre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/magazine/20071005.MAG000000459_kerouac_l_incompris.html"&gt;Le Figaro Magazine CÉCILE GUILBERT&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-6738501545706565521?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6738501545706565521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/6738501545706565521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/10/kerouac-lincompris.html' title='Kerouac, l&apos;incompris'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RwuZwHjmJwI/AAAAAAAAABo/vAiGXFBMZBg/s72-c/kerouac5.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4791772955424292685</id><published>2007-08-24T10:48:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:05.376+01:00</updated><title type='text'>« sorties du corps »</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rs64ypDuZDI/AAAAAAAAABg/Xh7dxUMLCvE/s1600-h/autopo~1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rs64ypDuZDI/AAAAAAAAABg/Xh7dxUMLCvE/s200/autopo~1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5102218608011797554" /&gt;&lt;/a&gt;La revue américaine « Science » publie deux expériences extraordinaires où les patients ont l'impression de voir leur corps de l'extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux chercheurs suédois et suisse publient simultanément dans la revue Science les résultats d'expériences de réalité virtuelle, entre neurobiologie et jeux vidéo, qui devraient avoir un grand retentissement. Henrik Ehrsson de l'Institut Karolinska à Stockholm et Olaf Blanke de l'École polytechnique fédérale de Lausanne sont parvenus à reproduire en chambre, les expériences anecdotiques de « sortie du corps » que des patients en arrêt cardiaque, ou des opérés, disent depuis longtemps avoir vécu. Les deux chercheurs ont expliqué leurs expériences hier lors d'une conférence de presse à l'University College de Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la fin du XIXe siècle, les philosophes se demandent ce qu'est notre conscience de soi. Comment savons-nous que nous sommes à l'intérieur de notre propre corps ? Bien sûr le toucher, la vision, les mouvements jouent un rôle dans l'élaboration de cette fonction si importante. Mais dans certaines maladies du cerveau, des patients ont décrit aux neurologues des hallucinations de sortie, de vision d'un corps flottant, ou de négligence soudaine de certains membres, qui sont même parfois perçus comme étrangers à soi. Voir son propre corps depuis un lieu extérieur ne serait donc pas aussi farfelu ou hallucinatoire que l'ont cru jusqu'ici les spécialistes. En tout cas le cerveau serait capable de créer cette illusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dr Ehrsson a installé dans une pièce fermée, un des douze sujets volontaires filmés à distance par deux caméras vidéo placées deux mètres derrière la chaise où il est assis. Un dispositif visuel du même type que ceux utilisés pour les jeux vidéo permet au sujet de voir les images en 3 dimensions et en haute définition envoyées par les caméras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Illusion parfaite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'utilisation de deux caméras permet une projection en stéréo qui reproduit l'impression de relief. Ainsi le sujet se voit de dos, comme le verrait un observateur à distance. L'expérimentateur placé à côté du sujet, touche simultanément avec une baguette de plastique, la poitrine du sujet et dirige l'autre vers la caméra. Voyant la baguette se diriger vers son corps virtuel et sentant l'extrémité de la baguette le toucher, le sujet a alors la sensation, la certitude que c'est bien son corps devant lui ! L'illusion est parfaite, elle est basée sur le déséquilibre entre les informations visuelle et tactile ressenti par le cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pr Olaf Blanke a élaboré un système presque identique. Là encore le sujet volontaire se voit de dos, filmé 2 m en arrière par un système de caméras dont les images sont envoyées dans un masque 3D adapté sur les yeux du sujet. L'expérimentateur gratte le dos du participant, qui « voit » en avant de lui son double virtuel dont le dos est gratté. Immédiatement après, les yeux bandés, le sujet est déplacé en arrière. On lui demande de retrouver la position initiale : il désigne toujours alors une position plus en avant, à mi-chemin entre sa position réelle et celle du sujet virtuel vu dans les lunettes 3D. Une seconde expérience avec des mannequins ou des objets virtuels présentés dans les lunettes vidéo ne donne pas ce type d'illusion au sujet volontaire. Il faut que le vrai corps humain soit en jeu pour que cette « sortie » soit possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est bien que nous interférions, que nous créions un conflit multisensoriel qui trompe certaines aires temporales du cortex cérébral », estime le Pr Blanke. Et les NDE (near death experiences, ou expériences de mort imminente en français) vécues par des sujets en arrêt cardiaque ? Le cerveau créerait, trompé par des stimuli sensoriels contradictoires, un « corps rêvé, halluciné ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils ne vous le diront pas tous, mais des astronautes lors de séjours en microgravité ont vécu de telles expériences de sortie du corps », révèle le Pr Blanke. « Les maladies ou les dysfonctionnements du cerveau où l'interprétation des signaux venus du corps est erronée peuvent expliquer certains cas cliniques de sensation de sortie du corps, » confirme le Dr Ehrsson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Nasa a actuellement un projet de pilotage sur la terre, grâce à un dispositif visuel de ce type, d'un robot qui serait installé sur la Lune et commandé à distance. Les régions du cerveau impliquées doivent être les mêmes que celles de la conscience du corps, estimaient hier les deux chercheurs. De même les expériences de téléchirurgie à distance utilisant un bras robotisé piloté dans un bloc opératoire à des centaines de kilomètres par un chirurgien devant un écran, feront appel à l'avenir aux données de ces expériences. Et les patients neurologiques ayant des hallucinations de sortie du corps pourront aussi bénéficier de ce type d'étude de réalité virtuelle. Le travail ne fait que commencer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/20070824.FIG000000199_deux_chercheurs_ont_reussi_a_experimenter_des_sorties_du_corps.html"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4791772955424292685?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4791772955424292685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4791772955424292685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/08/sorties-du-corps.html' title='« sorties du corps »'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rs64ypDuZDI/AAAAAAAAABg/Xh7dxUMLCvE/s72-c/autopo~1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-7165494077726616737</id><published>2007-08-20T14:04:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:05.672+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Inde'/><title type='text'>Les héritiers du Mahatma</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RsmFQpDuZBI/AAAAAAAAABQ/oSQHBhyPwec/s1600-h/motif01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RsmFQpDuZBI/AAAAAAAAABQ/oSQHBhyPwec/s200/motif01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100754573919675410" /&gt;&lt;/a&gt;Un petit ashram écrasé de soleil, au bout d'une piste caillouteuse, dans la vallée du Champal: c'est ici, au cœur de l'Inde, que Ramsavek Patakh a choisi de se retirer au soir d'une vie tout entière vouée au service des pauvres. Né brahmane - la plus haute caste hindoue - il a fréquenté, très jeune, l'ashram de Sevagram, lieu de retraite fondé par Gandhi en 1936 à Wardha, dans le centre du pays. Le vieil homme pose d'abord sur le front de ses visiteurs un peu de poudre safran, la couleur de l'hindouisme. Puis il raconte. «J'ai, dit-il, commencé ma révolution le jour où j'ai enlevé mon cordon sacré de brahmane.» Il sera ensuite l'un des premiers parmi les disciples de Gandhi à s'intéresser aux adivasis, ces autres hors-caste - avec les intouchables - de l'Inde, descendants des tribus forestières: il s'est battu contre le travail obligatoire qui faisait de certains d'entre eux des esclaves, puis il a ouvert un pensionnat pour qu'ils puissent scolariser leurs enfants... Aujourd'hui, à 87 ans, il est à la retraite. Mais il lui arrive encore de parcourir les villages de cette région rude et pauvre pour y prêcher autosuffisance, respect de l'environnement, non-violence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ramsavek Patakh appartient à la génération de gandhiens qui ont, au lendemain de l'indépendance, inscrit leurs pas dans ceux de Vinoba Bhave. Décédé en 1982, cet intellectuel était, dit-on, le disciple préféré de Gandhi. Opposé à la politique d'industrialisation du gouvernement de Delhi, il sillonna le pays, à pied, pendant près de vingt ans pour tenter de convaincre les riches propriétaires de céder des terres aux plus démunis, donnant un nouveau souffle à la pensée du Mahatma et suscitant de nombreuses vocations. C'était il y a longtemps - entre 1953 et 1970 - bien avant que l'Inde voie, dans les années 1990, son économie décoller et devienne shining India, l'Inde qui brille...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que reste-t-il aujourd'hui de l'idéal gandhien dans ce pays en plein essor qui nourrit, face à la Chine, des ambitions de puissance? Pas grand-chose, semble-t-il, à l'aune d'une jeunesse urbaine qui a découvert la société de consommation et le modèle américain, qui rêve d'argent, de grosses cylindrées et de vêtements de marque. Presque rien, au-delà des références obligées qui émaillent les discours officiels, dans la culture politique de dirigeants désormais ralliés au libéralisme économique et à la mondialisation des échanges. Pourtant, affirme le politologue Ashis Nandy, cette «philosophie qui dérange» demeure suffisamment ancrée pour influencer encore certains comportements. Les notions de bien et de mal, par exemple, restent, pour de nombreux Indiens, étroitement liées à la pensée gandhienne. Le chercheur cite en exemple la réaction de l'opinion à la décision de Sonia Gandhi (qui n'a aucun lien de parenté avec le Mahatma), en mai 2004, de renoncer au poste de Premier ministre alors que son parti, celui du Congrès, venait de remporter les élections. «Si les Indiens l'ont portée aux nues, explique-t-il, c'est parce qu'ils ont vu dans ce geste, qui était en réalité très politique, une forme de renoncement gandhien.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui demeure, aussi, c'est une communauté d'esprit. Un réseau où tout le monde se connaît, à défaut de toujours s'entendre. Mais celui-ci est aujourd'hui dépourvu de leader. «Depuis la mort de Vinoba Bhave, affirme Anupam Mishra, membre de la Gandhi Peace Foundation, un organisme voué à la propagation du message du Mahatma, il n'y a plus d'héritier qui ait une stature nationale.» Gandhi, qui prônait le remplacement des textiles d'importation britannique par du coton tissé à la main, filait plusieurs heures par jour: cette pratique, symbole de l'autosuffisance villageoise, se perpétue aujourd'hui dans les ashrams où l'on cultive son souvenir. Des nostalgiques du rouet aux militants de l'altermondialisme, le gandhisme est devenu pluriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haut lieu de la pensée de Gandhi, la ville de Wardha, dans le centre géographique de l'Inde, compte encore une bonne douzaine d'institutions gandhiennes. La plus connue est l'ashram de Sevagram. Une dizaine de personnes - six hommes et quatre femmes - résident toujours en permanence dans ses bâtiments en pisé. Leur vie y est rythmée par les deux prières quotidiennes sous le grand pipal (figuier) planté il y a soixante-dix ans par le Mahatma. Tous les après-midi ils se réunissent pour filer le coton, en silence. Certains s'installent à l'intérieur, d'autres sous la véranda de bois, où Gandhi aimait recevoir ses visiteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques kilomètres de là, près de Paunar, l'ashram Brahmavidya Mandir, fondé par Vinoba Bhave, accueille, lui, une trentaine de femmes qui se consacrent à la swarajya, l'autosuffisance rurale. Et puis voici, à Wardha encore, les bâtiments décrépis du Gram Seva Mandal, une association de services au village créée par Vinoba dans les années 1930. Le temps semble s'y être, depuis, figé. On y trouve de très vieux employés derrière de très vieux bureaux, des presses à huile, un atelier de tissage et un autre dans lequel sont fabriquées des machines à filer. Les plus récentes permettent d'embobiner le fil sur huit fusettes... au lieu de six du temps de Vinoba. Les plus petits rouets, en bois, pliables et portables, reproduisent fidèlement celui qu'utilisait Gandhi. Il s'en écoulerait encore 250 par an, en Inde mais aussi aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces institutions ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Certaines, comme la Gandhi Peace Foundation à Delhi ou l'ashram de Sevagram, dépendent en grande partie, pour leur financement, des intérêts de fonds créés au lendemain de l'assassinat, en 1948, du Mahatma et depuis laminés par l'inflation. Leurs activités économiques, quand elles en ont, semblent déconnectées de la vie réelle. Les salaires qu'elles versent, très chiches, n'attirent plus de jeunes. Certains établissements périclitent carrément, comme la Commission pour la promotion du khadi, le coton tissé main, et des industries villageoises. Elle était censée à l'origine cogérer avec l'Etat la production artisanale des villages, notamment celle du khadi. Mais, aujourd'hui, cette production est en chute libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ashram de Sevagram connaît lui aussi des difficultés financières. En juillet dernier, il n'en a pas moins refusé la subvention que lui proposait le Premier ministre, afin de ne pas déroger au principe de l'autosuffisance. C'est un riche chef d'entreprise de l'époque, Jamnalal Bajaj, qui avait, en 1936, cédé le terrain de Sevagram à Gandhi. L'un des descendants de cette grande dynastie industrielle finance depuis 1987 un Institut d'études gandhiennes à Wardha, qui s'est fixé pour objectif de revivifier l'enseignement de la philosophie du Mahatma en surfant sur l'intérêt grandissant d'une partie de la jeunesse pour une alternative à l'économie mondialisée. «Manifester contre la mondialisation ne sert à rien si l'on ne change pas son mode de vie», souligne Siby Joseph Kollappallil, directeur des études. L'institut organise une formation de neuf mois, destinée à des étudiants qui ont déjà un premier diplôme universitaire, ainsi que des séminaires et des formations plus courtes. L'enseignement théorique n'occupe qu'une partie de l'emploi du temps des apprentis gandhiens. Ils doivent aussi nettoyer, jardiner et filer. Lecture, musique et prière complètent des journées bien remplies. Ici, on a retenu l'héritage oecuménique de Gandhi. Ravindra Varma, le premier président de l'institut, était un hindou de haute caste converti au bouddhisme. Siby Joseph Kollappallil est chrétien. Dans la salle de prière, face à un mur nu, chacun prie son dieu, conformément à l'enseignement du Mahatma, qui considérait qu'aucune religion n'était supérieure à une autre et que toutes, conçues par l'esprit humain, étaient imparfaites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres gandhiens ont, eux, fait le choix de l'activisme au service de la paix, de la protection de l'environnement ou du développement rural. Narayan Desai parcourt ainsi depuis plusieurs années le Gujarat, l'Etat dont Gandhi était originaire, prêchant inlassablement l'entente entre les communautés. Rajagopal P. V. - il ne dévoile jamais son patronyme pour manifester son opposition au système des castes - se consacre à la défense des paysans sans terres, et s'apprête à donner le coup d'envoi, en octobre, d'une nouvelle padyatra, une marche pacifique sur le modèle de celles organisées par le Mahatma. Après s'être engagé, très jeune, aux côtés de Jayaprakash Narayan, disciple de la première heure de Vinoba Bhave, dans son combat pour la démocratie au lendemain de l'état d'urgence décrété en 1975, Shri Rajendra Singh est aujourd'hui, à 48 ans, un spécialiste reconnu de la régénération des rivières. Grâce à cet «écolo-gandhien» et à son ONG, Tarun Bharat Sangh, un millier de villages du Rajasthan - un immense Etat, en majorité désertique, dans le nord-ouest de l'Inde - revivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a décidément plusieurs demeures dans la maison du Père...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/inde/dossier.asp?ida=459054&amp;p=1"&gt;L'Express - Dominique Lagarde&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-7165494077726616737?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7165494077726616737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/7165494077726616737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/08/les-hritiers-du-mahatma.html' title='Les héritiers du Mahatma'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RsmFQpDuZBI/AAAAAAAAABQ/oSQHBhyPwec/s72-c/motif01.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5870514707630127325</id><published>2007-05-11T15:04:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:05.903+01:00</updated><title type='text'>Dimanche 6 mai passé d’un quart d’heure.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RkRrOEyBJ8I/AAAAAAAAAA0/243yhCXL0I4/s1600-h/1245.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RkRrOEyBJ8I/AAAAAAAAAA0/243yhCXL0I4/s200/1245.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063289770617153474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La droite va gouverner cinq ans. L’extrême droite va s’étioler. Les socialistes vont se convertir franchement au centrisme libéral. Bayrou prendra sa carte à ce Parti Socialiste nouveau ; à moins que DSK ne prenne la sienne au Mouvement Démocratique de Bayrou. Fabius va devenir le recours d’un Parti Socialiste de gauche – misère… La gauche antilibérale va persister dans sa culture groupusculaire. Le PCF va disparaître. Les français les plus modestes vont morfler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une présidentielle n’est pas le fin mot de la politique, elle est peut-être même le dernier endroit où la politique se ferait encore … L’action sur le terrain où l’on peut activer des micro politiques me paraît bien plus importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;source:   &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/"&gt;"Conclusions, pièges à cons"&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Michel Onfray&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5870514707630127325?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5870514707630127325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5870514707630127325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/05/dimanche-6-mai-pass-dun-quart-dheure.html' title='Dimanche 6 mai passé d’un quart d’heure.'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RkRrOEyBJ8I/AAAAAAAAAA0/243yhCXL0I4/s72-c/1245.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5587471341274451357</id><published>2007-04-30T12:05:00.000+02:00</published><updated>2007-05-03T16:53:48.704+02:00</updated><title type='text'>Le temps existe-t-il ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.formationsqualitemps.ca/upImages/2/sablier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 200px;" alt="" src="http://www.formationsqualitemps.ca/upImages/2/sablier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"Qu'est-ce donc le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne sais plus." Cette célèbre phrase de Saint-Augustin illustre le paradoxe qui se pose lorsque l'on parle du temps. Immergés dedans (impossible de nous en extraire), nous ne savons comment le définir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intuitivement, il nous apparaît incompressible, inextensible, irréversible. Le problème, c'est que toutes ces expressions présupposent ou contiennent déjà l'idée du temps. En effet, au moins quatre difficultés nous empêchent de saisir réellement ce qu'est le temps. D'abord la pauvreté du langage : le mot "temps" ne désigne rien de concret. Ensuite, on ne peut s'extraire du temps (même sans événement, il reste). De plus, on confond souvent le temps (qu'on se sait donc pas définir) et sa fonction (renouveler le présent). Et enfin, le temps n'est perceptible directement par aucun de nos sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont nombreux les penseurs, philosophes et scientifiques, à s'être posé ces questions. Y'a-t-il un ou des temps ? S'écoule-t-il toujours de la même façon ? Passe-t-il tout le temps ? Combien de temps dure l'instant ? Le temps est-il subjectif ou objectif ? Réversible ou pas ? A-t-il un début ? Est-il intérieur ou extérieur à l'homme ? S'écoule-t-il ou le traversons-nous ? Pourrions nous le maîtriser ? Ou au contraire en sommes-nous les prisonniers ? N'est-il qu'une illusion ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le temps et nous : notre temps subjectif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde en a déjà fait l'expérience : le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse selon que l'on s'ennuie ou que l'on soit lancé dans une occupation agréable. Cette impression subjective du temps, ou durée, dépend donc des émotions ressenties par la personne qui l'évalue. Ainsi les secondes peuvent paraître des heures, et inversement.&lt;br /&gt;On parle de temps subjectif. Il dépend de nous et ne s'écoule pas uniformément. D'ailleurs, il a été prouvé que notre estimation des durées varie notablement avec l'âge, et surtout avec la signification et l'intensité des événements qui se produisent. Notre temps psychologique est donc élastique. On peut aussi le définir comme l'altération psychologique du temps objectif. Mais qu'est-ce que le temps objectif ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps physique&lt;br /&gt;C'est une autre voie de conceptualisation du temps : elle correspond au temps mathématisé étudié par la science physique. Ce temps-là, réputé uniforme, est censé ne pas dépendre de nous et nous savons le chronométrer. Il s'agit d'une mesure abstraite utilisée pour expliquer les lois de la nature. C'est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent.&lt;br /&gt;Cela ne nous avance pas beaucoup pour saisir la nature intime du temps, mais nous savons qu'il y a donc au moins deux sortes de temps : le temps subjectif, celui de la conscience et le temps physique, celui des horloges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment la science représente le Temps&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Très tôt, le concept du temps a été lié au concept du mouvement : Aristote l'a défini comme une mesure du mouvement. Ainsi, le temps s'est trouvé lié dès cette époque à la notion du changement, de la durée et de la matière en mouvement.&lt;br /&gt;C'est Galilée le premier qui a considéré le temps comme une grandeur physique fondamentale, quantifiable, capable de relier entre elles mathématiquement des expériences.&lt;br /&gt;Pour Newton le temps, universel et absolu, s'écoule uniformément. C'est un paramètre externe de la dynamique, un temps neutre indifférent aux phénomènes qui se produisent en son sein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ligne t&lt;br /&gt;Même si, avec les progrès de la physique, ces notions seront quelque peu nuancées, il reste qu'aujourd'hui, on trouve le paramètre représentant le temps dans toutes les équations de la physique, ce qui paraît d'ailleurs un peu paradoxal puisque cette science tente d'ériger des lois dirigeant l'Univers, sortes d'idéaux immobiles.&lt;br /&gt;A une dimension (t) et une direction, il est considéré comme continu et il n'y en a qu'un à la fois. Les instants du temps ont tous le même statut et le temps n'est pas soumis au devenir.&lt;br /&gt;Représenté comme une ligne orientée et non comme un cercle, il respecte le principe de causalité formulé par Leibniz puis par Kant : une cause ne peut être qu'antérieure à ses effets, autrement dit, on doit toujours pouvoir dire si un point se situe avant ou après un autre et il est impossible de rétroagir dans le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mesurer la durée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le temps objectif est affaire de mesure et de grandeur. Les physiciens savent le compter. On mesure le temps à l'aide d'horloges qui sont des systèmes physiques dont on se donne la loi d'évolution en fonction du temps. L'unité légale du temps dans le système international est la seconde, mais sa quantification a varié au cours de l'histoire, suivant l'horloge utilisée.&lt;br /&gt;De l'ombre, de l'écoulement d'un corps (clepsydre à gauche) ou de la combustion d'un objet autrefois, aux systèmes mécaniques (en haut à droite), électriques, électroniques ou atomiques (en bas à droite) aujourd'hui, ces horloges sont toujours plus précises et plus invariables.&lt;br /&gt;Pourtant, si les physiciens sont parvenus à faire du temps un concept opératoire, ils sont incapables de définir précisément ce mot. On sait donc compter le temps mais toujours pas le saisir en soi, car l'action de compter le temps, présuppose du temps. Du temps on ne peut s'extraire, alors quel est donc ce "vrai" temps qui mesurerait le temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Temps cet inconnu : pas si objectif&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais le temps objectif ne l'est pas tant que ça. C'est Einstein qui le dit. Avec la relativité restreinte, il prouve en effet que deux horloges à des vitesses différentes mesurent un temps différent. Ainsi, deux jumeaux, dont l'un serait dans une fusée allant à une vitesse proche de celle de la lumière, ne vieilliraient pas au même rythme.&lt;br /&gt;Il s'agit là d'une rupture forte avec la mécanique classique, qui s'exprimait à travers un temps absolu et immuable. Einstein remplace l'hypothèse de temps absolu par celle de la constance de la vitesse lumière dans les référentiels dits galiléens (en mouvement rectiligne uniforme) et pose ainsi l'équivalence des lois de la physique dans tout ces référentiels. Les lois étant les mêmes malgré le mouvement, le temps devient relatif.&lt;br /&gt;Pour relier ces deux approches, le physicien redéfinit le temps et l'espace (donc les notions de mouvement et de vitesse) : désormais, temps et espace sont inséparables et exprimés comme un couple espace-temps. Cet espace temps est déformé par la présence de matière, ce qui se manifeste par une force, la gravité. Finalement, temps, espace et matière ne peuvent exister l'un sans l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps hors cadre&lt;br /&gt;Ce n'est pas tout : la relativité (générale) inverse une autre notion. Le temps et l'espace ne sont plus le cadre des phénomènes mettant en jeu la matière, mais au contraire, ce sont les corps qui influent sur le temps et l'espace. L'inverse de ce que l''on pensait jusque là.&lt;br /&gt;De plus, l'ordre des événements, du passé vers le futur, devient inséparable des propriétés de la lumière. Voilà donc un temps qui se dilate (pour un corps se déplaçant à grande vitesse par rapport à un autre) ou se raccourcit (pour un corps qui se déplace à faible vitesse par rapport à un autre), et qui semble tout sauf intuitif. Il est pourtant celui qui permet d'expliquer des phénomènes comme les lentilles gravitationnelles ou les trous noirs. Bref, c'est ce temps relatif qui est compatible avec notre observation quotidienne du monde.&lt;br /&gt;Autre conséquence troublante : la notion de simultanéité perd de son absolu car tout dépend de l'observateur. Ce phénomène n'est toutefois flagrant que si les observateurs se déplacent l'un par rapport à l'autre à des vitesses proches de la vitesse de la lumière.&lt;br /&gt;La mesure du temps est donc différente selon la vitesse du référentiel dans lequel on se place. La théorie de la relativité indique donc que le temps soi disant objectif du physicien n'en est pas moins variable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Espace-temps&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1905 et la découverte de la relativité, on sait que le temps est une 4ème dimension de l'espace, indissociable de celui-ci. Il n'est plus le cadre des phénomènes mais au contraire c'est la matière qui influe sur lui.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/espace-temps.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 320px; text-align: center;" alt="" src="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/espace-temps.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On peut représenter concrètement ces notions : si l'espace est représenté en 2 dimensions (un drap bleu), la matière (sous forme de boules jaunes) le courbe en une 3e dimension, le temps. Plus la matière est dense, plus le creux formé dans l'espace est grand : plus le temps se dilate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une direction, oui mais pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A priori, le temps est irréversible. Une fois passé, pas de retour en arrière possible. Pourtant, la plupart des équations physiques, sont symétriques par rapport à une translation dans le temps, à une inversion temps.&lt;br /&gt;C'est même le cas de toutes les équations qui décrivent les phénomènes à une échelle microscopique. Ainsi, si on passe l'enregistrement d'une interaction physique se produisant à échelle microscopique, il est impossible de dire si l'enregistrement est passé à l'endroit ou à l'envers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conflit d'échelles&lt;br /&gt;A l'échelle macroscopique, c'est autre chose : du lait mélangé à du café ne redonnera jamais du lait et du café. Un autre exemple peut-être moins trivial mais quotidien est la transmission d'énergie thermique : c'est toujours le corps le plus chaud qui va donner sa chaleur au corps froid, jamais l'inverse.&lt;br /&gt;La deuxième loi de la thermodynamique, dont l'objet est l'évolution de l'entropie au cours des échanges de chaleur, postule que l'entropie d'un système isolé ne peut qu'augmenter, et donne donc une loi physique non symétrique par rapport au temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est Ludwig Boltzmann qui trouve une explication : il a recours aux lois statistiques. D'après lui, l'agrégation statistique des lois réversibles de la dynamique des particules conduit à une équation macroscopique irréversible. L'irréversibilité surgit au bout des calculs, comme une propriété émergente caractéristique des systèmes complexes. En résumé : au niveau des particules, les équations sont réversibles, mais pas au niveau des systèmes complexes.&lt;br /&gt;Une notion semble liée à l'irréversibilité : celle de la flèche du temps. Mais attention à ne pas confondre irréversibilité et flèche du temps : une loi physique peut être réversible sur le papier, les évènements qui en sont l'illustration, qu'ils se produisent à l'endroit ou à l'envers par rapport au temps intuitif, n'en sont pas moins inscrits dans le cours du temps, dans sa progression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Flèches du temps&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est la flèche du temps qui porte le concept moderne de temps. Ou plutôt les flèches du temps. Car la physique n'impose pas une flèche du temps universelle.Pour les thermodynamiciens, elle correspond à une entropie grandissante (le mélange lait/café en haut à gauche). Pour les cosmologistes, c'est l'expansion de l'univers qui donne sa direction au temps (du Big Bang à l'Univers actuel, en haut à droite).Pour les astrophysiciens, la flèche est gravitationnelle, fondée sur l'impossibilité de sortir d'un trou noir une fois entré (matière attirée dans un piège gravitationnel, en bas).Sans compter que la biologie introduit son propre cours immuable des choses (évolution des espèces, vieillissement). La diversité de ces modélisations est-elle un indice de leur imperfection ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant le temps ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'écoulement du temps a-t-il des extrémités ? Cette question, qui renvoie aux croyances innombrables sur la genèse et la fin du monde, a été posée par de nombreux chercheurs et penseurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon la théorie du Big Bang, l'Univers a eu un début, il y a environ 13,7 milliards d'années. C'est là que le temps aurait commencé, et que l'espace et la matière seraient apparus. Plusieurs observations permettent de valider cette théorie. Citons par exemple le décalage vers le rouge du spectre lumineux émis par les étoiles lointaines, ainsi que l'existence d'un rayonnement cosmique provenant de toutes les directions de l'univers, correspondant à un rayonnement du corps noir de température 2,73 kelvin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et "avant" ?&lt;br /&gt;Si l'Univers a connu un instant primordial (initial), il ne s'appuie sur aucun phénomène physique, l'Univers n'existant pas encore à cet instant primordial. De plus, outre le point de vue scientifique, comment imaginer le fait que le temps ait eu un début, et que la question "qu'y avait-il avant le début du temps ?" n'ait pas de sens ? Difficile…&lt;br /&gt;Tous ces questionnements posent la question de la définition d'un temps cosmique : le temps général prévalant dans l'Univers. Plusieurs modèles liés à la théorie du Big Bang semblent probables, en offrant les meilleures formalisations d'un temps cosmique et en permettant d'étudier l'évolution de l'Univers (le déroulement du temps y est logique d'après le point de vue humain, car linéaire, unidirectionnel).&lt;br /&gt;Pourtant, la théorie du Big Bang et la définition d'un temps cosmique apportent une énigme supplémentaire : on ne peut remonter le temps que jusqu'à une certaine limite, infranchissable, le mur de Planck, situé 10^-43 s après le Big Bang. Avant ce moment de la vie cosmique, impossible d'avoir accès à une quelconque information : les lois physiques s'écroulent et n'ont plus court car elles ont besoin de temps et d'espace pour exister. La seule solution : inventer un nouveau cadre conceptuel, s'il est possible d'en trouver un. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/debut.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 319px; height: 245px; text-align: center;" alt="" src="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/debut.jpg" border="0" height="71" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Big Bang et premiers instants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Notre description de la naissance de l'Univers ne commence pas exactement au temps zéro mais au mur de Planck situé 10^-43 seconde après le Big Bang. Les théories physiques actuelles ne peuvent remonter au-delà sans s’effondrer. Ce qui s'est passé pendant l'ère de Planck, entre l’instant zéro et ces10^-43 secondes, nous est inaccessible.&lt;br /&gt;Cependant quelques modèles existent déjà : lorsque l'on se rapproche du temps zéro, l'Univers devient de plus en plus dense et chaud, jusqu'à atteindre un état dit de singularité où la densité et la température sont infinies. Selon Stephen Hawking, une telle singularité n'est pas nécessaire : lorsque l'on remonte vers l'époque initiale, le temps se transforme en une dimension d'espace. Ainsi, plus nous nous rapprochons du temps zéro, et plus la notion de temps elle-même disparaît. &lt;/p&gt;&lt;strong&gt;Est-il continu ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le temps pose le même problème que le changement, dont il est indissociable. A savoir : comment une succession de positions figées devient mouvement ? Ce qui pour le temps devient : comment une succession d'instants ponctuels parvient à s'épaissir en durée ?&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 320px; text-align: center;" alt="" src="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/quantique.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Si le présent se rapporte à un instant ponctuel, coupure entre un avant et un après, comment expliquer ce qu'est la durée ? Aucune de nos sensations ne permet de percevoir l'alchimie par laquelle cette opération se déroule (nous ne sentons pas les instants).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un instant minimal&lt;br /&gt;L'analyse théorique, elle, permet d'aller un peu plus loin. Il a été en effet possible de mettre en évidence l'existence d'une durée minimale, dite durée de Planck, en dessous de laquelle aucune durée n'a de signification. Ce temps de Planck vaut 0.54 *10^-43 s. C'est le temps qu'il faudrait à un photon dans le vide pour parcourir une distance égale à la longueur de Planck.&lt;br /&gt;Il s'agit de la plus petite mesure de temps qui ait une signification physique dans les théories actuelles : la longueur de Planck étant la plus petite longueur mesurable et la vitesse de la lumière la plus grande vitesse qui existe, le temps de Planck correspond lui-même à la plus petite mesure de temps qu'il soit possible d'effectuer. Sous cette limite, les lois physiques cessent d'être valides. Impossible donc de savoir ce qui s'y passe.&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, au niveau quantique, le temps ne s'écoule pas de comme à notre échelle. Il semble même, tout simplement, qu'il ne s'écoule pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photons télépathes : le temps s'est arrêté&lt;br /&gt;La preuve est apportée par l'expérience. Voilà quelques années que les physiciens ont montré l'existence d'une communication "télépathe" (en apparence bien sûr) entre photons, l'intrication. Ce phénomène permet à 2 photons de se "copier" : quand on envoie des couples de photons sur deux miroirs éloignés, semi transparents, les photons ont le choix : soit ils passent, soit ils sont réfléchis. Or, les photons de chaque paire ont le même comportement. Quand l'un passe, l'autre aussi, et inversement, comme s'ils s'étaient concertés.&lt;br /&gt;Comment naît cette intrication ? Pour aller plus loin, en 2003, des chercheurs ont reproduit l'expérience avec des miroirs et détecteurs s'éloignant à grande vitesse. Dans ce cas, la relativité stipule que chaque photon voit sa propre horloge décalée : une fois devant le miroir, il est persuadé que l'autre photon n'est pas encore arrivé. Donc l'intrication devrait avoir disparu. Or ce n'est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que faut-il en déduire ? La causalité temporelle, si efficace pour appréhender notre monde, ne fonctionne plus à l'échelle quantique. Il semble qu'il n'y ait pas de distance ni de temporalité entre les particules de l'expérience, comme si, à l'échelle quantique, des choses se passaient sans que le temps passe.&lt;br /&gt;Il y aurait deux mondes : l'un, visible, classique et continu ; l'autre quantique, bizarre, quantifié. Alors comment le temps peut-il émerger à notre échelle s'il n'existe pas aux échelles inférieures ? Serait-ce une propriété émergente des systèmes complexes, comme l'irréversibilité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est-il une illusion ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Finalement, le temps existe-t-il ? Est-ce le temps qui existe ou les phénomènes temporels ? Autrement dit, est-ce que le temps n'est qu'une façon de dire les phénomènes ou bien est-ce que les phénomènes se déroulent dans le temps ? 3 points de vue au moins émergent parmi les physiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, il n'existe pas, nous le parcourons. La vraie structure qui permet de comprendre les phénomènes physiques, c'est l'espace temps, un univers-bloc, rigide, non temporalisé, dans lequel le temps n'est pas orienté. Le futur existe déjà, le passé est encore là. Le temps est donc une illusion que nous fabriquons en parcourant des trajectoires. Comme lors d'un voyage en train où nous avons l'impression que le paysage bouge, nous avons l'impression que le temps passe. Comme Einstein ou Newton, les partisans de l'immobilité fondamentale voient le monde comme un système de lois et non comme une histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, il n'existe pas, nous le construisons. C'est notre cerveau qui produit le passage du temps. La différenciation entre passé et avenir vient de notre subjectivité, c'est notamment ce que pensait Kant. Pour d'autres comme Marc Lachièze-Rey, directeur de recherche au CNRS, service d'astrophysique, le temps n'apparaît qu'à grande échelle, émergeant d'un monde causal sans temps. L'idée d'un passage du temps est le produit illusoire d'une métaphore trompeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il existe, nous en sommes prisonniers. Pour le physicien et philosophe Etienne Klein, le temps existe indépendamment des phénomènes (il existe quelque chose dans lequel on ne peut pas voyager, dans lequel on ne peut modifier notre position, on y est prisonnier). C'est ce que pensent les "présentistes" pour qui l'avenir est fabriqué en permanence par la fabrication du présent. Le temps serait donc un flux toujours en mouvement et l'irréversibilité serait présente à toutes les échelles. L'espace temps est alors vu comme un système dynamique, pas d'emblée joué, qui se construit au fur et à mesure. Pour autant, cela ne résout rien car qui pousserait cette prison à roulettes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Source: &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.journaldunet.com/science/science-et-nous/dossiers/07/temps/"&gt;&lt;em&gt;Journal du Net&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5587471341274451357?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5587471341274451357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5587471341274451357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/04/couloirs-du-temps.html' title='Le temps existe-t-il ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-2659395887096308482</id><published>2007-04-23T12:15:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:05.928+01:00</updated><title type='text'>Pour refonder l’écologie politique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RiyMAGy1hMI/AAAAAAAAAAs/nOmZcacq02A/s1600-h/bulle-%7E1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 267px; height: 194px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RiyMAGy1hMI/AAAAAAAAAAs/nOmZcacq02A/s320/bulle-%7E1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5056570415081948354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’écologie politique, parti du développement durable et du renouveau des pratiques politiques doit s’imposer comme la nouvelle force, non pas située entre droite et gauche, mais comme troisième pilier au centre des besoins économiques, sociaux et des capacités physiques de la planète. Il invite à une triple révolution :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- entre société civile et politiques. La refondation impose un nouveau mode de dialogue entre les uns et les autres dont la plateforme de l’Alliance pour la planète constitue un modèle des synergies possibles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- entre économie et écologie. L’écologisation de l’économie est la seule perspective de progrès. Le «new deal écologique» propose la création d’au moins 300 000 emplois directs en cinq ans. Il impose le courage de s’opposer aux lobbys prêts à tout L’écologie deviendra ainsi le moteur d’une relance économique saine et durable. Elle est entrepreneuriale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- de l’union au-delà de la droite et de la gauche. Le développement soutenable n’est soluble ni dans le libéralisme ni dans le socialisme. Il appelle un nouveau modèle de société dans lequel le politique, c'est-à-dire l’Etat (à l’échelle de l’Europe et/ou de la Région) doit redevenir le défenseur de l’intérêt collectif et non le porte voix d’intérêts particuliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure de l’union a sonné, franchissons les lignes de clivage qui tuent l'écologie politique. Inscrivons nous dans l’espace politique unique qui s’ouvre pour la création de ce troisième pilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut à présent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Démontrer notre capacité à innover et à rester des lanceurs d‘alerte, à être pragmatiques et experts, hommes et femmes de terrain, ouverts au débat .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rappeler inlassablement la voix de l’éthique en politique et dans l’encadrement du progrès scientifique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Construire l’éco-économie, pour concilier un développement créateur d’emplois et de progrès social avec les capacités de la planète la prévention sanitaire et le respect de la biodiversité : nouveaux indicateurs de richesse, fiscalité écologique, priorité à la lutte contre l’effet de serre par l’émergence de nouveaux secteurs économiques, assurer l’intégration des jeunes à la vie active.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- établir une République digne de ce nom :VIème République, pouvoir judiciaire et presse indépendantes, droit à la liberté de l’information, application ferme des principes d’égalité de droits, de laïcité et d’intégration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Privilégier l’approche européenne et construire avec d’autres mouvements politiques et sociétaux européens une écologie politique à l’échelle de l’Europe, pour influer sur les choix planétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://refondation-ecologie-politique.over-blog.fr/article-10096180.html"&gt;Pour refonder l’écologie politique: Union Ecologique et Sociale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source:  &lt;a href="http://refondation-ecologie-politique.over-blog.fr/article-10096180.html"&gt;Union Ecologique et Sociale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;h2&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-2659395887096308482?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2659395887096308482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/2659395887096308482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/04/pour-refonder-lcologie-politique.html' title='Pour refonder l’écologie politique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RiyMAGy1hMI/AAAAAAAAAAs/nOmZcacq02A/s72-c/bulle-%7E1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-4767983537614438209</id><published>2007-03-31T12:17:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T06:16:05.940+01:00</updated><title type='text'>Dieu est finalement assez probable</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rg429tPT3rI/AAAAAAAAAAk/XlqH-HfnSgE/s1600-h/448176%7E1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 272px; height: 212px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rg429tPT3rI/AAAAAAAAAAk/XlqH-HfnSgE/s320/448176%7E1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048032666072637106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans le monde postmoderne, il semble logique que Dieu n'existe pas. Cette hypothèse a beau reposer sur des bases aussi peu scientifiques que l'hypothèse contraire, elle n'en a pas moins trouvé au siècle dernier de fervents défenseurs. Les deux devraient logiquement avoir exactement les mêmes probabilités, soit 50 %. Or, à en croire un article paru dans le mensuel scientifique allemand PM Magazin, l'existence de Dieu est plus probable que l'inverse, chose qui en ces temps troublés en rassurera peut-être plus d'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Vasek, rédacteur en chef de la revue, s'est donc penché à son tour sur ce débat séculaire. Avant lui, au XVIIe siècle, le mathématicien et philosophe Blaise Pascal, avait conclu que, étant donné que Dieu peut aussi bien exister que ne pas exister, il n'y a qu'une solution: parier. Vasek, pour sa part, a décidé d'en avoir le coeur net en partant de la célèbre formule inventée il y a deux cent cinquante ans par le mathématicien anglais Thomas Bayes. Cette formule permet de calculer la probabilité d'un événement en fonction de la réalisation d'un autre dans un univers des possibles divisé en deux sous-ensembles ou plus. Cette méthode, destinée à déterminer la probabilité des causes d'un événement par les effets observés, constitue la base de la "technique bayésienne", très utilisée aujourd'hui en statistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Vasek s'est appuyé sur le livre du physicien Stephen D. Unwin The Probability of God : A Simple Calculation That Proves the Ultimate Truth (La probabilité de Dieu: un calcul simple qui prouve la vérité ultime.. Il est parti du principe qu'il y a 50% de chances que Dieu existe, ce qui revient à "ne rien savoir du tout", et a décomposé son univers d'étude en cinq champs d'indices. Le premier, "la naissance du cosmos", fait pencher la balance en faveur de Dieu et élève la probabilité de son existence à 67 %. Puisque l'état actuel des connaissances empêche de penser que quelque chose puisse surgir du néant, l'hypothèse que Dieu ait créé l'univers est donc "un peu plus plausible. Le deuxième champ d'indices, "l'ordre cosmique", joue également en faveur de Dieu, car l'étude des conditions physiques de l'univers montre qu'il suffirait de les changer d'un iota pour que celui-ci s'effondre et qu'un faisceau d'éléments donnent à penser que notre univers est "extrêmement improbable". Or il est toujours là, ce qui fait grimper la probabilité de l'existence de Dieu à 80 %. Le troisième champ d'indices, "l'évolution de la vie" sous toutes ses formes, met les chances d'une "autogenèse" à égalité avec celles d'une création, ce qui nous ramène à 50-50. Mais le quatrième indice, "l'existence du bien et du mal", porte un sérieux coup à Dieu. En effet, même si l'universalité de la notion de bien plaide pour la préexistence d'un Bien, celle-ci est contredite par l'abondance du mal sur terre, ce qui fait tomber la possibilité de Dieu à 45 %. Enfin, avec ses "expériences spirituelles", l'homme est paradoxalement l'événement qui vient sauver la mise à Dieu : deux mille cinq cents ans d'expérience humaine de la transcendance Lui donnent un avantage final de 62 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il corrige de 5 % à la baisse les calculs d'Unwin en 2005, ce résultat est supérieur aux 50 % du pari pascalien. Le philosophe et scientifique français était d'avis que, même si le plus raisonnable face à deux choses aussi possibles l'une que l'autre est de douter, une analyse approfondie montre que ceux qui font tout comme s'ils croyaient ont tout à gagner - qu'il y ait ou non une vie après la mort - et rien à perdre dans ce `jeu à somme nulle". Ceux qui décideraient de ne pas croire ont au contraire tout à perdre. Vasek, lui, conclut que, si "la raison ne peut rien nous dire de sûr concernant Dieu, il semble toutefois raisonnable de le faire entrer en ligne de compte".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source: Ramiro Villapadierna - HS Courrier international&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-4767983537614438209?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4767983537614438209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/4767983537614438209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/03/dieu-est-finalement-assez-probable.html' title='Dieu est finalement assez probable'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/Rg429tPT3rI/AAAAAAAAAAk/XlqH-HfnSgE/s72-c/448176%7E1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-8466594656599784814</id><published>2007-03-22T09:56:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:06.002+01:00</updated><title type='text'>Le droit à l'eau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RgJKdK9akcI/AAAAAAAAAAY/ckSccncLQHI/s1600-h/sgeaop%7E1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RgJKdK9akcI/AAAAAAAAAAY/ckSccncLQHI/s320/sgeaop%7E1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044676397626986946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;1,4 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable.&lt;br /&gt;2,6 milliards n’ont aucun moyen d’assainissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'eau en quête d'un statut&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En dépit de la croissance qu’elles ont connu au cours des cinquante dernières années, nos sociétés sont confrontées, à l’orée du 21ème siècle, à un problème aussi vital et urgent que celles de la fin du 19ème : assurer à chaque être humain l’accès à l’eau potable. Nous sommes déjà 6,5 milliards à abuser des réserves d’eau douce de la planète. Qu’adviendra-t-il lorsque se tendront quelques milliards d’autres mains ? On estime que d’ici 2025 un milliard supplémentaire de personnes viendront grossir les rangs des populations pour lesquelles l’eau constitue un problème majeur ; quatre milliards d’entre nous, la moitié de la population du globe, seront confrontés à un déficit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1980-1990, la décennie manquée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les premiers cris d'alarme ont été lancés il y aura bientôt… 30 ans : c’était à Mar del Plata, en Argentine, lors de la première conférence internationale sur l'eau organisée par les Nations Unies en 1977. Volontaires, les 150 nations présentes décidaient d’initier la "Décennie pour l'eau potable et l'assainissement" (DIEPA – 1981-1990). Son objectif : assurer, avant 1990, une eau potable accessible à chacun, en quantité et qualité suffisantes. Les résultats de cette décennie seront bien en deçà des espérances. Les besoins financiers avaient été sous-estimés, en même temps que la crise économique, l'accroissement démographique et l’urbanisation galopante allaient compliquer la situation. Réunis à New Delhi, en septembre 1990, le comité directeur de la DIEPA et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), entourés de 155 pays, prennent acte de l'impossibilité de couvrir les besoins en eau de toute la population à défaut d’une participation financière des usagers. L'eau ne peut plus être considérée comme un bien gratuit ; elle a un coût économique et social, en conséquence de quoi, les usagers doivent participer financièrement à son service. La conférence met tout de même en place un programme, "Eau salubre 2000", dont l'objectif est de permettre un accès à l'eau potable pour tous à l'aube du troisième millénaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décennie 1990 sera émaillée de rencontres internationales : la conférence de Dublin (1992), le sommet de Rio de Janeiro (1992), la conférence ministérielle de Noordwijk (1994), le 1er forum mondial de l'eau (Marrakech, 1997), la conférence internationale eau et développement durable (Paris, 1998). L’avènement du nouveau millénaire multiplieront les essais : avec le 2ème forum mondial de l'eau (La Haye, 2000), la conférence ministérielle de Bonn (2001), le sommet de Johannesburg (2002), le 3ème forum mondial de l’eau (Kyoto, 2003), le 4ème (Mexico, 2006) mais aussi le forum mondial alternatif de l’eau (Florence, 2003 – Genève, 2005 – Mexico, 2006) ainsi que les forums sociaux, régionaux ou mondiaux, ayant aussi placé les enjeux de l’eau au cœur des débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’eau y aura gagner une attention nouvelle, de nouveaux outils, de gestion ou de financement, mais aucunement un statut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’eau, entre politiques et société&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cette multiplication des conférences a permis aux spécialistes d’affiner leurs approches des problématiques de l’eau ainsi que leurs outils de gestion. De nouveaux concepts ont été élaborés ou étendus : le principe de pollueur-payeur, la gestion par bassin, la gestion intégrée des ressources, la notion d’eau virtuelle, etc. ; de nouveaux programmes ont été mis en œuvre dont le Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (en anglais WWAP). Parallèlement – et ce n’est pas le moindre, s’est progressivement imposée la nécessité d’une approche locale et partagée par les usagers pour "une meilleure gouvernance de l’eau".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chose a été entendue puisque le 4ème forum mondial, qui se tiendra le mois prochain à Mexico, focalisera les débats sur le thème "Des actions locales pour un défi mondial". Pour la première fois aussi, le courant "alternatif" sera présent à Mexico où, après moult hésitations, les principales ONG se sont accordées pour lancer une manifestation parallèle de "Défense de l’eau". De quoi donner, dans les médias du monde entier, une plus grande ampleur à Journée mondiale de l’eau (22 mars).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les OMD ou la menace d’un échec annoncé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves et celui à tracer d’ici 2015 est de taille puisqu’il s’agit de réduire de moitié d’ici cette date la proportion de gens qui, sur la planète, n’ont aucun accès à l’eau ou à l’assainissement. En pointillé de cet objectif du millénaire pour le développement (OMD) a aussi été affirmée l’ambition de couvrir l’intégralité des besoins en eau de la population mondiale et ce, d’ici à 2025.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule perspective de 2015 imposerait de doubler les investissements actuels et de consacrer au bas mot chaque année 10 milliards de dollars supplémentaires au secteur – 1. L’analyse démontre qu’il serait en conséquence nécessaire que les pays développés doublent leur aide pour l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’heure, les pays en développement se sont quasiment tous engagés dans l’évaluation de leurs besoins. Hydraulique urbaine et périurbaine, hydraulique rurale, réseau d’adduction, réservoirs de rétention, projets de transfert, usines de dessalement, opérations d’ensemencement des nuages, les programmes se multiplient, les colonnes de chiffres s’allongent avec frénésie mais souvent sans garantie aucune de financement. Le grand maître de la réussite de la plupart de ces projets sera de toute façon la Banque mondiale qui, au grand dam des organisations altermondialistes, est convaincue d’avoir trouver LA solution. Celle-ci tient en trois lettres : PPP comme partenariats public-privé – 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat, agité, qui en résulte est loin d’être constructif. Il omet le fond du problème : que meurent chaque année plus de 5 millions de personnes du fait de la mauvaise qualité de l’eau qu’elles ont consommée ; plus de 1,6 million d’enfants, un toutes les 20 secondes – 3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Droit à l’eau, droit de l’eau, l’eau en quête d’un statut&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En réalité le débat sur les financements et les modes de gestion de l’eau, s’il est légitime en soi, a, depuis 2000, mis de côté la question pourtant plus fondamentale du droit à l’eau. Ceci est d’autant plus regrettable que l’application de ce droit à l’eau – pouvant décemment être fixé à 40 litres par personne et par jour – 4 – serait d’un coût relativement limité, et en tout cas sans commune mesure avec la mise en œuvre des OMD. Le droit à l’eau a été reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution de 1999) ; sa reconnaissance au plan interne, dans les législations nationales, permettrait de hisser l’accès à l’eau et – c’est à espérer, à l’assainissement aux premiers rangs de l’action publique dans les pays en développement et de mettre fin progressivement à des discriminations intolérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de fait évident que l’accès à l’eau va de paire avec un assainissement adéquat. Mais c’est justement en matière d’assainissement que les objectifs seront les plus difficiles à atteindre ; c’est aussi à ce niveau que les coûts de l’inaction risquent à moyen terme de s’avérer très lourds et ce, autant en matière de santé publique que d’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question du droit à l’eau amènera un jour ou l’autre celle du droit de l’eau. L’utilisation non durable de l’eau menace de plus en plus notre environnement et, par voie de conséquence, notre santé. La déperdition des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria qui alimentaient la mer d’Aral n’est pas un cas tragique et isolé ; les plus grands fleuves de la planète s’assèchent aujourd’hui complètement durant certaines périodes de l’année et déjà 10 % des terres irriguées sont endommagées par le sel. Avec aujourd’hui la mise en exploitation intensive de certains grands aquifères, les plus gros dommages restent à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs le saviez-vous, l'eau serait peut-être schizophrène ? Ses propriétés physiques à l’état liquide ne respectent pas les lois établies pour les autres éléments liquides. Depuis plus d'un siècle, des physiciens soupçonnent que la cause en serait un dédoublement de la structure. Encore aujourd'hui, ils discutent... L’eau schizophrène ? Avouez qu’on le serait à moins.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. Cette estimation, qui se situe bien en deçà de celles provenant de divers organismes dont la Banque mondiale, n’intègre ni les investissements destinés à maintenir les réseaux actuels en fonctionnement, ni les investissements de traitement des eaux usées, ni ceux pour l’eau utilisée par l’agriculture, l’industrie ou les services. La prise en compte de ces infrastructures supposerait de multiplier le montant des investissements supplémentaires à réaliser par 10.&lt;br /&gt;2. Le principe des PPP consiste à réunir les autorités publiques et les agents privés pour concevoir, financer, construire, gérer ou préserver un projet d’intérêt public. Pour ou contre les PPP, voir à ce sujet l’avis, contrasté, de Pierre Jacquet de l’Agence française pour le développement, et de Riccardo Petrella de l’Association pour le contrat mondial de l’eau.&lt;br /&gt;3. 1,6 million d’enfants de moins de 5 ans. Chiffres de l’Organisation mondiale pour la santé, réaffirmés dans un communiqué du 03-06-2005.&lt;br /&gt;4. 20 litres d’eau potable par jour est la quantité nécessaire à un être humain pour ses besoins élémentaires (en boisson, alimentation et hygiène). En milieu urbain, ce seuil monte à 50 litres. La fondation France Libertés, présidée par Madame Danielle Mitterrand, a engagé en octobre dernier une campagne sur le thème, revendiquant 40 litres par jour et par personne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source:  Martine Le Bec Paris, le 22 février 2006.  &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.h2o.net/magazine/urgences/enjeux/humanitaire/droit/francais/11_eau.htm"&gt;H2O.ne&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;t&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;    &lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.academie-eau.org/article.php3?id_article=173%20"&gt;Le droit à l’eau dans les législations nationales&lt;/a&gt;, rapport de l’Académie de l’eau sous la coordination de Henri Smets, octobre 2005.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.unwater.org/wwd07/flashindex.html"&gt;Journée mondiale de l'eau 2007&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;   &lt;li&gt;&lt;a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dossier sur l'eau douce du CNRS&lt;br /&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.ccic.ca/f/docs/002_public_deliberation_water_guide.pdf%20"&gt;Réflexions sur l’eau. Parler des questions d’accès à l’eau douce,&lt;/a&gt; guide rédigé par le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) avec l'appui financier de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), septembre 2003.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;   &lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://millenniumindicators.un.org/unsd/mi/pdf/MDG%20Book_fr.pdf"&gt;Objectifs du Millénaire pour le développement&lt;/a&gt;. Rapport 2005, Nations Unies.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Portail de l'eau  : &lt;a href="http://www.unesco.org/water/index_fr.shtml"&gt;http://www.unesco.org/water/index_fr.shtml&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.unesco.org/water"&gt;&lt;br /&gt;    &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Programme hydrologique International  &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://www.unesco.org/water/ihp/index_fr.shtml"&gt;http://www.unesco.org/water/ihp/index_fr.shtm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau : «L'eau, une responsabilité partagée» (2006): &lt;a href="http://www.unesco.org/water/wwap/wwdr2/table_contents_fr.shtml"&gt;http://www.unesco.org/water/wwap/wwdr2/table_contents_fr.shtml &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;  &lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-8466594656599784814?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8466594656599784814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/8466594656599784814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/03/le-droit-leau.html' title='Le droit à l&apos;eau'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RgJKdK9akcI/AAAAAAAAAAY/ckSccncLQHI/s72-c/sgeaop%7E1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-5391664321431757030</id><published>2007-02-14T11:53:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T06:16:06.233+01:00</updated><title type='text'>J.C 2.0</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RdLwgO8c5bI/AAAAAAAAAAM/QkYp6ONbxpo/s1600-h/socialjesus.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RdLwgO8c5bI/AAAAAAAAAAM/QkYp6ONbxpo/s320/socialjesus.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5031348170284393906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le réseau social entre les personnages du Nouveau Testament existe! Le site many eyes d'IBM fournit une &lt;a href="http://services.alphaworks.ibm.com/manyeyes/view/SMGTJEsOtha6zD-hkydKE2-"&gt;vision graphique animée&lt;/a&gt; des premiers fidèles et acteurs de la vie de JC. Un &lt;a href="http://services.alphaworks.ibm.com/manyeyes/app"&gt;superbe service &lt;/a&gt;de partage de connaissances et de visualisation.&lt;br /&gt;source:  ESV  &lt;a href="http://www.esv.org/blog/2007/01/mapping.nt.social.networks"&gt;http://www.esv.org/blog/2007/01/mapping.nt.social.networks&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-5391664321431757030?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5391664321431757030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/5391664321431757030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/02/jc-20.html' title='J.C 2.0'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GbRlR6xV6LE/RdLwgO8c5bI/AAAAAAAAAAM/QkYp6ONbxpo/s72-c/socialjesus.png' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116962646243517554</id><published>2007-01-24T09:07:00.000+01:00</published><updated>2007-01-24T09:17:42.386+01:00</updated><title type='text'>Solidarité n'est pas charité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/713657/abbepierre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 286px; height: 192px;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/155749/abbepierre.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La question de la solidarité est souvent appréhendée comme une démarche individuelle sous la forme d'un engagement volontaire pour venir en aide à ceux qui souffrent. Elle incarne une action valorisée socialement, mais dont on aime à rappeler le caractère électif : «Solidaire, oui, mais seulement si je veux...» Les défenseurs de la pensée libérale classique, qui se méfient depuis toujours d'un Etat social bureaucratique gouverné par une administration jugée contraignante, ne peuvent qu'encourager ces formes spontanées et souvent généreuses de la solidarité privée. Ils sont relayés par tous ceux qui aujourd'hui déplorent une culture de la déresponsabilisation individuelle et vont, dans certains cas, jusqu'à dénoncer l'imposture des droits sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé de cette conception, le solidarisme de Léon Bourgeois, tel qu'il a été pensé dès la fin du XIXe siècle, était fondé sur l'idée que la justice sociale ne peut exister entre les hommes que s'ils deviennent des associés solidaires en neutralisant ensemble les risques auxquels ils sont confrontés. La socialisation du risque qui avait ainsi pris le pas sur la notion de responsabilité individuelle apparaît aujourd'hui en recul. On assiste bien en France à une érosion du socle historique de l'Etat social. Les assurances sociales sont en réalité de moins en moins sociales. Les notions classiques d'universalité des droits, de prévention, de redistribution institutionnalisée sont peu à peu remplacées par des notions de responsabilité individuelle, de ciblage de la protection sociale, de prise en compte individuelle des besoins. On peut donc se demander si la solidarité, organisée sous la forme d'un contrat social, n'a pas déjà plus ou moins perdu la partie. Ce débat prend même des formes sophistiquées à chaque fois qu'il est question du financement de notre protection sociale. Mais ne risque-t-on pas aujourd'hui, en opposant ainsi de façon radicale la responsabilité individuelle et la responsabilité sociale, de perdre de vue ce qui constitue le fondement de toute société humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons-nous les leçons d'Emile Durkheim et de Marcel Mauss. Selon ce dernier, le citoyen doit être ni trop bon et trop subjectif, ni trop insensible et trop réaliste. Il faut, disait-il, dans son célèbre Essai sur le don, qu'il ait un sens aigu de lui-même, mais aussi des autres, de la réalité sociale et qu'il agisse en tenant compte de lui, des sous-groupes, et de la société. En réalité, il ne peut exister de société humaine sans solidarité entre ses membres.&lt;br /&gt;La vie en société place tout être humain, dès sa naissance, dans une relation d'interdépendances aux autres et la solidarité constitue à tous les stades de la socialisation le socle de ce que l'on pourrait appeler l' homo sociologicus, l'homme lié aux autres et à la société, non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme. Mais le risque n'existe-t-il pas que cette interdépendance fonctionnelle soit méconnue et que les individus, à mesure que croissent leur autonomie et leur liberté, se sentent libérés de toute dette à l'égard des générations passées, peu sensibles au destin des générations futures, et hostiles à l'idée d'une redistribution à l'égard des plus défavorisés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque chaque individu dépend des autres, la solidarité doit correspondre à une morale partagée par tous. Dans les sociétés modernes, cette morale passe par un contrat social. Or ce dernier a été défini à la fin de la seconde guerre mondiale. Il doit aujourd'hui être réévalué à l'aune des nouveaux défis auxquels la société française est confrontée : crise de la société salariale entraînant un risque accru de disqualification sociale de franges importantes de la population active ; inégalités entre les générations qui se traduisent par des difficultés accrues pour les jeunes de participer pleinement à la vie économique et sociale ; inégalités de genre ­ dans le travail, la rémunération et l'accès aux fonctions de responsabilités dans la sphère publique ­, lesquelles tardent à être reconnues et combattues ; discriminations à l'égard des immigrés et des Français d'origine étrangère ; ségrégations urbaines et scolaires qui suscitent un doute sur nos modèles d'intégration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solidarité correspond à une responsabilité à la fois individuelle et sociale. Ce sont deux dimensions qui se renforcent mutuellement. La liberté individuelle n'est atteignable, dans une société démocratique, qu'à la condition d'offrir à chacun la possibilité de l'exercer pleinement. Cette ambition passe par le recours à la notion de responsabilité sociale. Avant d'incriminer les plus faibles en les rendant responsables de leur sort, il faudrait se poser la question de la place des plus défavorisés dans le système social. Est-ce normal que les moins qualifiés soient aussi les moins protégés en termes de couverture sociale ? Est-ce normal que les enfants des milieux défavorisés soient condamnés à échouer dans le système scolaire sans avoir la chance d'acquérir les bases nécessaires à leur intégration sociale ? Est-ce normal que les moins qualifiés aient moins accès à la formation continue que les plus qualifiés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour renouveler le contrat social, il faut commencer par débattre. La France a besoin d'améliorer sa politique d'éducation et de formation continue pour donner à chacun de réelles chances d'être intégré dans la vie professionnelle. Elle a besoin d'une grande politique du logement social pour permettre enfin aux plus défavorisés d'avoir un toit. Elle a besoin d'un rééquilibrage des quartiers urbains pour désenclaver les territoires où se concentrent toutes les inégalités, les humiliations et les souffrances. Elle a besoin d'une politique sociale et éducative pour offrir à tous les enfants, dès le plus jeune âge, de meilleures chances d'épanouissement et à leurs parents les moyens réels de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale. De la réponse à ces questions dépend le re-décollage de la France. La solidarité en est une condition. L'investissement dans le capital humain, dans la protection sociale, dans des emplois de qualité, ne constitue pas une dépense superflue. Il s'agit au contraire d'accroître notre efficacité collective à sortir la France par le haut. Face à une économie de plus en plus flexible et globalisée, la comparaison de la France avec d'autres pays européens nous montre qu'il existe des marges d'autonomie pour les réformateurs sociaux en faveur d'une intégration plus solidaire. La campagne pour l'élection présidentielle doit être un moment privilégié pour réfléchir ensemble sur les fondements de cette solidarité à réinventer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;source: Serge PAUGAM directeur d'études à l'EHESS.&lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.liberation.fr/rebonds/230228.FR.php"&gt;- Libération &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116962646243517554?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116962646243517554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116962646243517554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/01/solidarit-nest-pas-charit.html' title='Solidarité n&apos;est pas charité'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116842668735225084</id><published>2007-01-10T11:54:00.000+01:00</published><updated>2007-01-22T22:48:03.370+01:00</updated><title type='text'>L'appel du 1er février</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/874625/t-solidarite1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 232px; height: 171px;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/842367/t-solidarite1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.lalliance.fr/"&gt;L’Alliance pour la Planète&lt;/a&gt; (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.  &lt;p class="spip"&gt;Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites le également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Contact/ information : Cyrielle, &lt;a href="http://www.amisdelaterre.org/"&gt;Les Amis de la Terre&lt;/a&gt; : 01 48 51 18 95&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116842668735225084?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116842668735225084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116842668735225084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/01/lappel-du-1er-fvrier.html' title='L&apos;appel du 1er février'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116782089031598657</id><published>2007-01-03T11:34:00.000+01:00</published><updated>2007-01-03T11:45:56.206+01:00</updated><title type='text'>1% de solidarité numérique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/352169/1mono-s.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/338752/1mono-s.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La fracture numérique entrave les possibilités de développement que les TIC pourraient offrir aux plus démunis.  Elle limite la production et la circulation de connaissances, accentue le retard économique et intensifie dangereusement l’incompréhension entre les peuples. Elle est de nature à amplifier l’émigration et la déculturation. Enfin, elle réduit les efforts engagés pour promouvoir la diversité culturelle. Aujourd’hui, il n’est pas acceptable que plus de 80% des êtres humains restent exclus des réseaux informationnels mondiaux, qui sont les nouvelles voies incontournables des échanges économiques, culturels, politiques et sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fracture numérique n’est pas un problème technique.  C’est une question politique : elle met en évidence les inégalités d’accès aux savoirs entre populations, entre pays et continents. Contribuer à l’égalité des chances à l’ère du numérique signifie aller au-delà des déclarations d’intention : il faut agir sans délai.  Désenclaver les zones marginalisées, répondre au déficit en équipements et investir dans l’alphabétisation informatique sont des actions nécessaires et urgentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mission du Fonds mondial de Solidarité Numérique (FSN) est de réduire la fracture numérique et de contribuer à l’édification d’une société de l’information solidaire et inclusive :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- en mettant les technologies de l’information et de la communication au service du développement humain ;&lt;br /&gt;- en facilitant l’accès de tous à la société des connaissances ;&lt;br /&gt;- en contribuant aux objectifs du Millénaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2002, à Monterrey, la Conférence internationale sur le financement du développement a mis en évidence la nécessité d’accroître substantiellement les financements pour réaliser les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM). C’est dans ce contexte que le Fonds mondial de Solidarité Numérique (FSN) a proposé la contribution de « 1% de solidarité numérique » sur les marchés publics relatifs aux TIC, spécifiquement affectée à la lutte contre la fracture numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le principe du « 1% de solidarité numérique»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les institutions, publiques ou privées, désireuses de contribuer à la réduction de la fracture numérique, de permettre l’accès aux connaissances et, de participer à l’édification d’une société de l’information plus équitable peuvent appliquer ce principe. Sa mise en oeuvre est simple et efficace. Elle a déjà été testée par diverses collectivités publiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Introduction d’une clause de solidarité numérique dans tous les appels d’offres de biens et services relatifs aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Au terme de cette clause, les fournisseurs répondant aux appels d’offres s’engagent à verser 1% de la transaction, prélevé sur leur marge bénéficiaire, au Fonds mondial de Solidarité Numérique (FSN).&lt;br /&gt;- Versement du 1% de la transaction au FSN.&lt;br /&gt;- Investissement des sommes récoltées par le FSN dans des projets communautaires structurants, visant la demande insolvable et utilisant les TIC comme catalyseur de développement. De nouvelles activités, de nouveaux emplois, et, à terme, de nouveaux marchés sont ainsi créés dans les pays et les régions aujourd’hui marginalisés. Le  principe du « 1% de solidarité numérique » doit être le principe universel d’une société de l’information équitable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il complète efficacement les financements traditionnels du développement en offrant une source de revenus stable, destinée spécifiquement à la réduction de la fracture numérique.&lt;br /&gt;- Basé sur la décision volontaire d’institutions publiques ou privées, il permet à tous d’agir concrètement pour l’édification d’une société de l’information plus équitable.&lt;br /&gt;- Prélevé sur la marge bénéficiaire du fournisseur, il n’implique aucun coût direct pour l’institution qui l’applique.&lt;br /&gt;- Clairement spécifié lors de l’appel d’offre, son application ne peut faire l’objet d’une interprétation ou d’une négociation. Par conséquent, il respecte les règles de la libre concurrence.&lt;br /&gt;- Les sommes prélevées sur les marges bénéficiaires des fournisseurs de biens et services relatifs aux TIC sont directement réinvesties dans le même secteur d’activités. Cette contribution n’est donc ni un impôt, ni un don, mais un investissement dans les marchés de l’avenir.&lt;br /&gt;- Les institutions qui appliquent le principe, ainsi que les fournisseurs qui répondent aux appels d’offre reçoivent le &lt;a href="http://www.dsf-fsn.org/cms/content/view/41/75/lang,fr/"&gt;label de la  solidarité numérique&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment s’engager&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectivités publiques ou entreprises privées qui achètent des biens et services relatifs aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Les collectivités publiques et les entreprises privées peuvent appliquer le principe du « 1% de solidarité numérique »  lors des achats de biens et/ou services relatifs aux TIC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il leur suffit d’introduire une clause de solidarité numérique dans leurs appels d’offres. Au terme de cette clause, les fournisseurs s’engagent à verser une contribution de solidarité numérique, équivalant à 1% du montant de la transaction, au FSN. Cette contribution est prélevée sur leur marge bénéficiaire et donne droit au label de la solidarité numérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises privées qui fournissent des biens et services relatifs aux TIC, ont plusieurs options pour contribuer concrètement à la réduction de la fracture numérique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Appliquer spontanément le principe du « 1% de solidarité numérique »&lt;br /&gt;Chaque entreprise peut décider d’adhérer au principe du « 1% de solidarité numérique », en versant au FSN une contribution de 1% du montant de leurs transactions de vente, prélevée sur leur marge bénéficiaire. Les entreprises reçoivent alors le label de la solidarité numérique et peuvent bénéficier de ses avantages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Financer un projet spécifique&lt;br /&gt;Une entreprise peut financer un projet spécifique, choisi parmi les &lt;a href="http://www.dsf-fsn.org/cms/content/view/43/77/lang,fr/"&gt;propositions de projets&lt;/a&gt; adressées au FSN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  « 1% de solidarité numérique » c'est l’engagement concret en faveur d’une société de l’information plus équitable, basée sur l’accès universel à l’information et aux savoirs, en mettant les technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Source: &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.dsf-fsn.org/cms/"&gt;Fond mondial de Solidarité Numérique&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116782089031598657?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116782089031598657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116782089031598657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2007/01/1-de-solidarit-numrique.html' title='1% de solidarité numérique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116677488841273046</id><published>2006-12-22T09:01:00.000+01:00</published><updated>2006-12-22T09:51:47.406+01:00</updated><title type='text'>Vivre sans travailler !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/540297/embauche_min.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/967891/embauche_min.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai longtemps refusé l’idée d’un revenu social qui permette de "vivre sans travailler". Personne ou presque ne veut d’un revenu garanti, cela choque les convictions. On peut se dire qu’il est inutile de tout chambouler et qu’il est plus simple de traiter séparément retraite, chômage, travailleurs pauvres, insertion, allocations familiales, étudiants, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inconditionnalité du droit à un revenu de base suffisant soulève des objections immédiates : ne va-t-elle pas produire une masse croissante d’oisifs vivant du travail des autres ? quel contenu donner au travail obligatoire exigible en contrepartie de l’allocation de base ?   Si l’on veut que l’allocation universelle d’un revenu de base soit liée à l’accomplissement d’une contre-prestation qui la justifie, il faut que cette contre-prestation soit un travail d’intérêt dans la sphère publique et que ce travail puisse avoir sa rémunération (en l’occurrence le droit à l’allocation de base) pour but sans que cela altère son sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette revendication  devrait s’imposer dans le contexte actuel car le revenu garanti n’est pas seulement l’instrument de la lutte contre la précarité et la misère, c’est surtout un renversement complet de logique de la sécurité sociale au développement humain, c’est l’investissement dans la personne, dans son autonomie et sa créativité exigées par le devenir immatériel de l’économie où les travailleurs du savoir sont destinés à la résolution de problèmes dans un environnement incertain. Elle devrait s’imposer car cohérente avec les perspectives et les changements introduits par le post-fordisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour chaque heure, ou semaine, ou année de travail immédiat, combien faut-il de semaines ou d’années, à l’échelle de la société, pour la formation initiale, la formation continue, la formation des formateurs, etc. ? Et encore la formation elle-même est peu de chose en regard des activités et des conditions dont dépend le développement des capacités d’imagination, d’interprétation, d’analyse, de synthèse, de communication qui font partie intégrante de la force de travail postfordiste. Dans l’économie de l’immatériel, le travailleur est à la fois la force de travail et celui qui la commande. Elle ne peut plus être détachée de sa personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut plus compter sur la continuité des emplois à l’ère de l’information, ce qui change tout par rapport à l’ère industrielle. Il est temps d’affirmer, comme un nouveau "Droit de l’homme", le droit à un revenu décent, revenu d’autonomie sans lequel il n’y a pas vraiment de droits.&lt;br /&gt;Le revenu garanti n’est pas seulement une mesure symbolique unifiant le système de redistribution et d’assistance, c’est une rupture effective, une refondation des droits sur la personne, une toute autre logique économique. C’est surtout une révolution dans la production, une véritable libération des nouvelles forces productives en permettant le développement des activités autonomes (informaticiens, créateurs, etc.) et facilitant la relocalisation de la production (artisanat, agriculture biologique, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le revenu garanti pourrait s’imposer dans la lutte actuelle contre la précarité comme la réponse la plus adaptée, la plus ouverte sur l’avenir en même temps que la plus démocratique, conquête d’un approfondissement démocratique, d’un progrès des droits de l’homme, de la solidarité sociale et de la civilisation, dans la grande tradition révolutionnaire. Ce n’est pas tant parce qu’il est la seule réponse à l’insécurité économique qui se développe que le revenu garanti est incontournable, malgré son caractère révolutionnaire et la difficile rupture idéologique qu’il implique. C’est parce qu’il est devenu possible, et surtout parce que cela correspond aux exigences écologiques de décroissance matérielle, de sortie du productivisme salarial, tout autant qu’aux exigences des nouvelles forces productives immatérielles basées sur l’autonomie cognitive, les relations et les interactions sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’ère de l’économie de l’information immatérielle, le Revenu Garanti donnerait à tout un chacun les moyens d’une plus grande autonomie dans le choix, l’organisation et le développement de sa vie sociale voire professionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle écologie supporterait l’absence de revenu garanti ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que le revenu garanti peut être la base d’une production alternative implique qu’on ne peut en rester au revenu garanti, il faut lui associer des institutions comme des coopératives municipales, les instruments d’une production effective, relocalisée. Le revenu garanti n’est donc pas tout, il est nécessaire à la sortie du salariat mais n’est pas suffisant pour vivre une vie humaine qui a besoin de reconnaissance sociale et de valorisation de ses compétences. C’est un nouveau système de production relocalisé qu’il faut construire, sur d’autres rapports de production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l’intelligence et l’imagination (...) deviennent la principale force productive, le temps cesse d’être la mesure du travail ; de plus, il cesse d’être mesurable. La valeur d’usage produite peut n’avoir aucun rapport avec le temps consommé pour produire. Elle peut varier très fortement selon les personnes et le caractère matériel ou immatériel de leur travail. Enfin le travail-emploi continu et payé au temps est en régression rapide. Il devient de plus en plus difficile de définir une quantité de travail incompressible à accomplir par chacun au cours d’une période déterminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas le temps de travail qu’il faut réduire, c’est le travail qu’il faut changer, construire une alternative au productivisme, d’autres rapports de production.&lt;br /&gt;Le revenu garanti se trouve au nœud de la révolution des droits sociaux à l’ère de l’information et de la relocalisation de l’économie. Il permet d’accéder à de nouveaux droits individuels et de retrouver un avenir, une nouvelle dignité, refusant de laisser des hommes dans la misère et procurant une nouvelle convivialité dans les rapports humains en même temps que les moyens d’une sortie du productivisme et de la création immatérielle. C’est sans doute un des enjeux majeur de cette révolution qui commence à peine et qui est loin d’être gagnée encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: EcoRev - André Gorz  &lt;em&gt;(&lt;a href="http://ecorev.org/article.php3?id_article=508"&gt;Revenu garanti et postfordisme&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;  &amp;amp;  Jean Zin (&lt;em&gt;&lt;a href="http://ecorev.org/article.php3?id_article=509"&gt;Vers la révolution du revenu garanti&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116677488841273046?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116677488841273046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116677488841273046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/12/vivre-sans-travailler.html' title='Vivre sans travailler !'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116556861365792496</id><published>2006-12-08T09:37:00.000+01:00</published><updated>2006-12-08T10:19:33.170+01:00</updated><title type='text'>La décroissance : une solution</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/144702/people2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 219px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 210px" height="276" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/607381/people2.jpg" width="246" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La croissance, recherchée par tous les courants économiques, c’est l’augmentation de la production. Il y a deux discours à ce sujet : néoclassique et marxiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;I. Rappels sur les théories de la croissance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les économistes caractérisent la production par l’équation suivante : Q = A x f (K, L) où Q est la production, A la productivité, K le capital et L le travail. La croissance, recherchée par tous les courants économiques, c’est l’augmentation de la production. Il y a deux discours à ce sujet : néoclassique et marxiste. Les néoclassiques affirment que le marché assure l’efficacité c’est-à-dire l’augmentation maximale possible de la production. Il faut que le marché soit parfait : information parfaite (c’est-à-dire les prix sont tous connus de tous), la mobilité est parfaite etc. bref toutes choses irréalistes mais vers lesquelles il faut tendre si on veut le maximum de production. L’Etat peut ensuite redistribuer ce maximum de production. Les marxistes affirment que le marché n’assure pas l’efficacité car il existe une asymétrie de pouvoir entre le prolétariat (qui n’a que sa force de travail à vendre) et les propriétaires du capital. Les seconds se rémunèrent mieux sur les profits réalisés aussi faussent-ils tant la production que l’allocation des ressources. Ce ne sont pas les meilleurs biens et services qui sont produits et ils ne sont pas distribués de manière équitable. Les capitalistes ne parlent de concurrence que pour la fausser. Les marxistes souhaitent donc réaliser l’allocation parfaite sans le marché et pour cela ils entrevoient plutôt la solution de la planification démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;II. La prise en compte de la critique écologiste&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La critique écologiste vient compliquer ce jeu. En effet néoclassiques et marxistes se sont longtemps accordés sur la conception d’une richesse purement matérielle (plus de croissance = plus de consommation = plus de biens et de services = plus de bonheur et de moyens pour les diverses institutions humaines) et d’un rapport purement instrumental à la nature (la nature est un matériau qui sert de ressource pour l’économie et de moyen pour la technique). La prise en compte de la critique écologiste par les néoclassiques et les marxistes se traduit : d’une part par la reconnaissance d’un " bien-être naturel " des nations : la richesse est constituée de production mais aussi de " biens naturels " comme un environnement sain, un climat non déstabilisé etc.&lt;br /&gt;et d’autre part par la mise à l’agenda de la question des " limites à la croissance ", ce qui se traduit par la notion de " capital naturel critique ". Les écologistes divergent avec les économistes sur la question de la substituabilité : les économistes ont tendance à mettre les limites assez loin (" durabilité faible ") alors que les écologistes tendent à vouloir les mettre assez près (" durabilité forte "). Le débat n’est pas tranché et il porte sur plusieurs facteurs sans réponse claire, ce qui ne permet pas de poser des limites précises à l’appropriation contemporaine (et plus généralement intragénérationnelle, ce que les économistes appellent « l’usufruit ») des milieux : divergences sur la capacité de l’homme à inventer de nouvelles techniques et trouver de nouvelles ressources (" on va trouver ") pour assurer la pérennité des fonctions sociales actuellement mises en œuvre (automobile à hydrogène etc.) divergences substantielles sur les droits accordés respectivement aux générations actuelles et aux générations à venir, l’importance relative des biens naturels de l’environnement et des biens manufacturés (les écolos préfèrent les parcs naturels et les économistes préfèrent les supermarchés) diagnostic sur l’état du milieu : la modification de tel ou tel écosystème est-elle dangereuse ou pas ? (discussion sur la précaution) l’attribution des responsabilités : devons-nous nous considérer comme responsables de la modification de tel ou tel écosystème ou est-ce le voisin qui est responsable ? Est-il efficace de chercher à faire quelque chose (ex : changements climatiques) ? Quelle est la part de responsabilité due à l’imperfection des marchés ? A tel territoire (ex : la France) par rapport à tel autre (ex : l’Inde) ? etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;III. L’originalité de la perspective de la décroissance&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La décroissance naît de la convergence de deux courants. La première est la critique du développement, emmenée par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Latouche"&gt;Serge Latouche &lt;/a&gt;: le développement est une idée occidentale, basée sur " l’économisme " et la monétisation de toutes les relations sociales. L’économie est une mégamachine qui a été " désenchâssée " de la société et cette manière d’améliorer le monde commun n’est pas universelle. En réalité il y a diverses manières d’améliorer les mondes communs et pas de solution donnée a priori. Qualité des relations familiales, procédures démocratiques, place de la femme dans la société, connaissance des milieux etc. : il n’y a pas d’arrangements institutionnels qui garantissent un progrès de manière universelle, ce sont chaque fois des arrangements qui doivent tenir compte des réalités locales et en particulier de ce qu’on appelle " la culture ". Toute tentative d’imposer un modèle unique est donc vouée à l’échec et à la dévastation du monde. D’ailleurs dans les faits le développement a causé plus de dégâts, cautionnant impérialisme et néocolonialisme, qu’il n’a amélioré les choses. Pour donner quelques exemples : - faut-il davantage d’écoles dans le monde ? on ne peut pas répondre simplement à cette question car l’école peut servir l’injustice : l’école de Jules Ferry a servi à franciser les régions (comme la Bretagne), elle peut servir à assimiler les Bochimans et autres minorités dérangeantes...&lt;br /&gt;- faut-il davantage de maisons en dur dans le monde ? idem car les constructions traditionnelles sont souvent mieux adaptées au climat local : en Guinée par exemple les gens ont été relogés dans des maisons en béton à la suite de la construction d’un barrage, ce qui a coûté fort cher, mais ils les ont désertées pour reconstruire leurs cases, bien plus confortables selon leur point de vue (mais moins chères donc du point de vue développementiste ils se sont appauvris)... Il est donc urgent de se défaire de cet imaginaire économiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde est la critique écologiste emmenée par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich"&gt;Ivan Illich &lt;/a&gt;: tous les économistes pensent que la technique " avance " et " progresse ". Certes, elle peut être pervertie par le capitalisme mais nous devons reconnaître qu’un progrès existe : nous allons plus vite, nous communiquons mieux, nous sommes en meilleure santé etc. Illich montre au contraire que nous allons moins vite, nous communiquons moins bien etc. et cela devient manifeste quand on envisage le développement de manière globale, au niveau planétaire et dans le long terme. En réalité l’augmentation des performances locales passe par une dégradation des performances globales. Pour que quelques personnes puissent aller vite, communiquer davantage etc. alors toutes les autres doivent être ralenties, communiquer moins bien etc. Pour donner quelques exemples :&lt;br /&gt;l’automobile exclut les piétons et ne peut donc pas être une solution démocratique / " durable "&lt;br /&gt;internet accroît la désinformation et le fossé communicationnel entre Nord et Sud. Il est donc urgent de se défaire de l’imaginaire technique. La décroissance est donc un concept-fantôme lancé dans l’arène de celles et ceux pour qui la croissance est un élément essentiel voire l’élément unique de toute bonne solution à tous les problèmes du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;IV. La décroissance : pourquoi un tel scandale ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;De la part des développementistes, la décroissance suscite le scandale et des dénonciations véhémentes. Les arguments sont de trois ordres. Tout d’abord, les procès d’intention :&lt;br /&gt;" vous voulez empêcher le Sud de consommer "&lt;br /&gt;" vous voulez éliminer la monnaie "&lt;br /&gt;" vous voulez imposer un écofascisme "&lt;br /&gt;" vous êtes contre les droits de la personne "&lt;br /&gt;Comme rien de tel n’a été affirmé par aucun des partisans actuels de la décroissance, au contraire, nous laisserons de côté ces arguments qui sont dénués de tout fondement. Ensuite, les arguments qui sont des critiques irrationnelles et passionnelles tenant au fait que la décroissance désacralise certaines des croyances les plus profondes des développementistes de l’Occident (et c’est bien là son but) : " vous voulez revenir à l’âge de pierre " : qu’on nous explique comment un tel risque pourrait exister - c’est continuer dans la voie actuelle, qui est celle du développement, qui a le plus de chances de nous " ramener à l’âge de pierre " - que celles et ceux qui manient cet argument réfléchissent à ce à quoi ils ont réellement peur puisqu’il n’y a nul risque de retour à l’âge de pierre, même si le concept de décroissance est entièrement dévoyé, alors qu’au contraire nous pouvons démontrer avec certitude que la croissance mène à la guerre et au retour à l’âge de pierre. " le monde doit croître, il a besoin d’écoles, de puits etc. " : oui en effet mais cela améliore-t-il la vie des gens de manière durable ? Ca dépend des cas, on ne peut donc pas affirmer que la croissance soit toujours une solution. La décroissance au sens économique du terme ne s’applique qu’au Nord, dont il est urgent de réduire l’empreinte écologique. La décroissance appliquée au monde entier c’est la marginalisation des discours et des pratiques développementistes, rien d’autre. Enfin les mises en garde et de dénonciation de dérives possibles, qui sont finalement les seuls arguments sérieux, que l’on trouve par exemple chez &lt;a href="http://www.republicain.net/site1/cafe_pol/duval.html"&gt;Guillaume Duval&lt;/a&gt; : la monétisation c’est l’émancipation voire la pacification, l’arrêter est réactionnaire voire générateur de guerre : mais la monétisation c’est aussi la corruption par conséquent le critère, sans être faux, est très réducteur, trop réducteur pour avoir une portée quelconque ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la protection de l’environnement étendra la sphère monétaire : l’argument est vrai à la marge, mais faux si on veut modifier les tendances écologiques dans des proportions qui dépassent l’anecdotique. La contraction des échanges économiques conséquente à un raccourcissement de la division du travail, elle-même nécessaire à une réduction ambitieuse de l’empreinte écologique (produire localement etc.), ne peut à terme qu’engendrer une décroissance importante de la sphère monétaire, abstraction faite évidemment de tous les ajustements (inflation etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- restreindre la croissance est totalitaire : pourquoi donc ? Il faut penser que la liberté est principalement d’ordre économique pour croire qu’une diminution des échanges économiques devra être imposé de force. La diminution des échanges économiques est rendue nécessaire par la nécessaire extension d’autres types de liberté, pour toutes et tous, dans le monde entier, et à long terme. La décroissance et la simplicité volontaire sont un cosmopolitisme, le seul d’ailleurs qui puisse justifier ses prétentions réellement et pas simplement formellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la décroissance va augmenter le chômage : probablement vrai à court terme, pas à long terme, et de toute manière le problème du chômage est bien plus vaste que la question de l’emploi. La question posée est celle de l’exclusion et l’injustice, ce qui tombe parfaitement dans l’escarcelle des partisans de la décroissance qui dénoncent le développement comme principal fautif. Le chômage est l’un des aspects de l’exclusion. La croissance crée du chômage depuis 30 ans. La restructuration écologique demandera de toute manière une profonde modification de l’économie, ce qui peut être une bonne occasion pour créer massivement de l’emploi et pour ouvrir la discussion sur l’attribution de revenus sur d’autres motifs que le travail productif.&lt;br /&gt;Sortir de l’imaginaire économique, c’est aussi cesser de rémunérer les gens en fonction de leur productivité économique, cesser d’accorder tous les droits aux consommateurs et rien au citoyen, et récompenser d’autres comportements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe enfin une dernière critique : la décroissance ferait le jeu des dominants. Mais les critiques de la décroissance pensent-ils mieux défendre le bien des plus faibles quand ils se raccrochent à des mots tels que " développement durable " ? Rien de plus consensuel aujourd’hui que ce terme, comment font-ils la différence d’avec « les dominants » ? Ils ne la font pas, c’est bien là le problème. Que proposent-ils d’autre ? Rien. Or s’ils ne sont pas pour la décroissance, ils sont pour la croissance, ce qui signifie augmentation des inégalités mondiales (depuis 150 ans), augmentation du chômage (depuis 30 ans), destruction de la planète (tous les scénarios de croissance maximum sont les plus polluants et destructeurs), augmentation de l’exclusion (au Nord comme au Sud) etc. Remarquons d’ailleurs que d’une manière générale, avant que l’on parle de décroissance, les partisans de la croissance faisaient beaucoup moins la fine bouche sur l’importance qu’il y a à bien identifier ce qui croît et ce qui décroît ! C’est une première victoire à porter à l’actif de la décroissance que d’avoir mis fin à l’usage irréfléchi du concept de « croissance ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, qui fait le jeu de qui ? Je vous le demande. Le choix du mot " décroissance " aujourd’hui peut donc parfaitement être défendu en termes stratégiques. Quand les dominants l’auront récupéré, comme ils ont récupéré le mot " développement durable " et comme ils ont récupéré tous les développements " à particule " (développement " social ", " humain " etc.), la situation sera différente. Les critiques de la décroissance ne proposent donc rien qui ne soit suspect des mêmes dérives que celles dont ils soupçonnent la décroissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;V. Conclusion : le bien commun au cœur de la décroissance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La décroissance est un concept-fantôme provocateur dont l’ambition est de contribuer à se défaire de l’imaginaire économiste et de l’imaginaire technique, bref de l’imaginaire développementiste, dans nos discours et surtout dans nos pratiques. C’est une critique radicale du « progrès » entendu comme « l’extension historique des pouvoirs humains automatiquement générateur d’amélioration du monde commun », discours implicite à tous les discours sur le développement et sans lequel celui-ci perd son sens. Si le « développement » peut cesser de se focaliser sur les miracles technologiques à court terme et se passer de ce discours mythologique sur l’arrachement de l’homme à la nature, pourquoi ne pas laisser tomber le mot « développement » et se contenter de parle de l’amélioration des conditions de vie des gens ou de la construction d’un monde commun ? Lorsqu’on y réfléchit sérieusement, « développement » ne signifie rien, c’est un terme obscurantiste, un problème sur le chemin d’un monde meilleur et non une solution. C’est un vestige du passé, un vestige des discours historicistes sur les triomphes de la science et de l’industrie dans leur marche vers la domination de la nature. Ces discours sont aujourd’hui vides de sens et nous faut en faire le deuil si nous voulons inventer autre chose. On comprend mieux l’importance de la discussion sur les nouveaux facteurs de richesse. Nous ne pourrons pas modifier les tendances néfastes qui orientent notre destin actuel sans repenser les institutions qui nous y mènent, et ces institutions sont avant tout en nous, ancrées dans le sens commun, dans nos représentations et nos pratiques quotidiennes du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une manière « croissance » de vivre et une manière « décroissance ». Dans la manière « décroissance », l’entreprise n’apparaît plus comme le lieu de production des richesses. C’est la communauté qui construit son monde commun et en assure la qualité. C’est le citoyen en tant qu’élément du demos, du peuple, qui a la charge de cette tâche. C’est lui qu’il faut solliciter et récompenser s’il travaille pour nous - et pas nécessairement pas de l’argent ! L’entreprise a pour tâche de résoudre des problèmes techniques de production et de mise en relation - bref une tâche d’ingénierie. Elle est un sous-traitant, une sous-fonction de la communauté dont elle doit donc reprendre les finalités si elle veut être respectée. C’est donc à l’entreprise de garantir que les solutions qu’elle adopte respectent bien les modalités de vivre-ensemble recherchées par la communauté. Si l’entreprise est multinationale, elle doit respecter les modalités de coexistence mises en place par les différentes communautés entre elles. Elle doit concourir à faire en sorte que les modalités élaborées par les instances gouvernantes soient démocratiques et respectueuses des droits fondamentaux, et peuvent bien être poursuivies dans le long terme.&lt;br /&gt;L’entreprise ne peut pas être citoyenne en elle-même, car elle n’est pas un sujet politique : elle est une institution, qui ne doit son existence qu’à ses statuts - que la communauté pourrait décider de dissoudre si ça lui chante. Elle peut seulement être mise au service du bien commun tel que décidé par des citoyens. La décroissance, finalement, c’est simplement affirmer que la démocratie et les droits humains fondamentaux priment sur toute forme d’augmentation des revenus, de gouvernance d’entreprise, d’autogestion ou de destin technique. Et cela n’est qu’un préalable. Si nous voulons une mondialisation solidaire et durable, ces finalités doivent être replacées dans un contexte global et à long terme, discutées par toutes et tous et au premier chef les plus démuni-e-s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon critère pourrait être celui-là : une finalité ne doit être acceptée que si elle fait la preuve de contribuer à réduire l’exclusion dans le monde entier et dans le long terme. La simplicité volontaire appliquée ici, dans nos communautés riches, sans avoir l’arrogante prétention de faire la leçon au reste du monde sans lui demander son avis, passe aisément le test.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source : Fabrice Flipo &lt;/em&gt;&lt;a href="http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=38322"&gt;&lt;em&gt;Bellaciao&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116556861365792496?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116556861365792496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116556861365792496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/12/la-dcroissance-une-solution.html' title='La décroissance : une solution'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116531283363813757</id><published>2006-12-05T10:55:00.000+01:00</published><updated>2006-12-05T11:23:25.433+01:00</updated><title type='text'>La recette de la bombe atomique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/675061/Depleted%20uranium%20munitions.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/548005/Depleted%20uranium%20munitions.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Durant plusieurs semaines, un véritable « livre de recettes » pour fabriquer une bombe atomique était en ligne sur un site du gouvernement américain. L’affaire, révélée vendredi par le New York Times fait grand bruit, en pleine crise du nucléaire iranien. Informées jeudi par le quotidien américain, les autorités américaines ont aussitôt fermé le site, dans « l’attente d’une révision destinée à garantir que son contenu puisse être mis à la disposition du public », précise-t-on à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les documents mis en ligne sur ce site d’archives, appelé « Operation Iraqi Freedom Document Portal », contenaient des comptes rendus détaillés des recherches nucléaires secrètes menées par l’Irak avant la première guerre du Golfe, rapporte le New York Times. L’internaute pouvait ainsi y trouver des dizaines de diagrammes, de graphiques, d’équations et d’articles explicatifs sur la fabrication de l’arme atomique. Selon les experts interrogés par le journal, ces informations étaient bien plus détaillées que celles actuellement disponibles sur Internet. Un ancien responsable du département de l’Energie, cité par le journal, estime que les autorités américaines ont commis « un acte irresponsable ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le New York Times, ce sont les responsables de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui auraient prévenu l’ambassadeur américain à l’AIEA du contenu de ce site. Les responsables craignaient en effet de voir ces informations utilisées par des pays comme l’Iran pour fabriquer des armes nucléaires. Vendredi, le porte-parole du représentant américain à l’AIEA a toutefois déclaré n’avoir jamais eu vent de cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pression des Républicains &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le site a été lancé en mars dernier par les autorités américaines. Selon le journal américain, le coordinateur des services de renseignement américains, John Negroponte, aurait tout fait à l’époque pour empêcher sa création. Mais George W. Bush aurait cédé à la pression des Républicains du Congrès, qui avaient proposé une loi pour que ces archives soient publiées. En publiant des dizaines de documents découverts dans les palais de Saddam Hussein au moment de l’invasion américaine de 2003, les Républicains du Congrès espéraient se servir de « la puissance d’Internet pour trouver de nouveaux éléments accréditant la thèse du danger représenté par Saddam Hussein », écrit le New York Times, et ainsi justifier la guerre en Irak, à un moment où l’opinion publique américaine doutait du bien fondé de l’opération. Selon le journal, les conservateurs espèrent toujours faire le lien entre Saddam Hussein et les armes de destruction massive. Un lien jamais établi mais qui avait permis aux autorités américaines de justifier la guerre en Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Le Figaro Internationnal - 03 novembre 2006 &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/20061103.WWW000000248_les_etats_unis_ont_publie_la_recette_de_la_bombe_atomique.html"&gt;Les Etats-Unis ont publié la recette de la bombe atomique&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116531283363813757?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116531283363813757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116531283363813757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/12/la-recette-de-la-bombe-atomique.html' title='La recette de la bombe atomique'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116479390538600588</id><published>2006-11-29T10:49:00.000+01:00</published><updated>2006-11-29T11:16:47.446+01:00</updated><title type='text'>L'argent a-t-il une odeur ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/540903/reinesanstitre2jm.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 228px; height: 220px;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/862541/reinesanstitre2jm.png" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il était une fois un empereur romain issu de la plèbe, grand organisateur et redresseur des finances impériales dilapidées par Néron sous le règne duquel eut lieu le grand incendie de Rome. Vespasien régna de 69 à 79 après J.-C. et, en « bon » gouvernant, n'eut de cesse de multiplier les taxes et impôts. L'un d'eux devait faire florès à double titre. Il s'agit de l'impôt sur les urines, humaines et animales, collectées dans de grandes urnes d'argile et utilisées par les teinturiers comme source d'ammoniac pour traiter les peaux et fixer les teintures. Sous le nez de son fils, Titus, qui protestait contre cette taxe nauséabonde dont se moquait le peuple, Vespasien aurait agité des pièces de monnaie en disant : « Non olet », « cela ne sent rien ». D'où l'expression « pecunia non olet », « l'argent n'a pas d'odeur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix-sept siècles plus tard, les « barils d'aisance », disposés aux quatre coins des rues de Paris, devinrent de petites constructions sous l'impulsion du comte Claude-Philibert de Rambuteau. D'abord appelées « colonnes Rambuteau », ces toilettes publiques devinrent très vite les fameuses « vespasiennes ». Mais Vespasien avait tort. L'argent a bel et bien une odeur. Et une étude récente de chercheurs allemands apporte de surprenants éclaircissements et un début d'explication paradoxale : les pièces de monnaie ont une odeur bien qu'elles ne sentent rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout d'abord, qu'est-ce qu'une odeur ? On pourrait dire que c'est le souvenir d'une rencontre avec une molécule volatile. Il en existe quelque 300 000 différentes. Et l'homme est en moyenne capable d'en distinguer 10 000. Le bourdon, par exemple, monte, lui, à 30 000. Le système olfactif est un peu comme un « oeil » muni de millions de facettes capable de « voir » les molécules volatiles. Transportées par l'air, elles atteignent la muqueuse olfactive (4 à 5 cm2 de tissu au fond des fosses nasales). Les cellules de cette muqueuse portent à leur surface des récepteurs qui sont comme des serrures, chaque cellule ayant son propre type de serrures. L'homme possède environ un millier de serrures différentes réparties sur 10 millions de cellules olfactives (contre 1 milliard chez le chien). La molécule volatile odoriférante joue le rôle de clé. Lorsqu'elle trouve « sa » serrure, elle s'y insère. Ceci déclenche, dans le neurone correspondant, un signal électrique qui va gagner le bulbe olfactif du cerveau. Là se trouve un millier de « centres intégrateurs » qui vont « classer » ces informations puis les envoyer au cortex cérébral. Là, elles seront combinées pour former un « motif odorant » qui sera classé dans deux grands « classeurs », les bonnes et les mauvaises odeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour pouvoir reconnaître un aussi grand nombre d'odeurs, le système olfactif s'est fait mathématicien. Attention les neurones. L'équation de base est : un récepteur olfactif (la serrure) peut reconnaître plusieurs molécules odorantes (les clés) et une même molécule odorante peut être reconnue par plusieurs récepteurs olfactifs. La reconnaissance de l'odeur va donc se faire par la combinatoire. Comme si le souvenir d'une odeur était un coffre dont la combinaison d'ouverture est l'activation d'un certain nombre de neurones olfactifs bien précis. Si chaque récepteur peut s'activer pour trois molécules différentes et qu'il y ait un millier de récepteurs différents, plusieurs millions de combinaisons d'identification sont possibles. Les découvreurs de ce système, les chercheurs Richard Axel et Linda Buck ont d'ailleurs reçu le prix Nobel de médecine 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reconnaissance d'une odeur est aussi liée à sa concentration. En la matière, l'homme n'est pas champion du flair. Les chiens ont une capacité à détecter une odeur de 300 à 10 000 fois plus faible que l'homme et les rats de 8 à 50 fois. Les poissons, les insectes, les oi­seaux sont également de « grands nez », contrairement (est-ce étonnant ?) aux mammifères marins, dauphins et baleines. Chez l'homme, au seuil de détection en dessous duquel on est « aveugle » aux odeurs se produit le phénomène que l'on appelle l'« odeur indéfinissable ». Comme si l'image mentale de l'odeur était floue. On ne peut mettre un nom dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La subtilité du système olfactif ne s'arrête pas là comme viennent de le démontrer des chercheurs allemands du Virginia Tech de Blacksburg. Ils ont ainsi analysé l'odeur émise lorsqu'un humain touche des pièces de monnaie ou tout autre élément métallique. Chacun connaît cette « odeur métallique » caractéristique. Mais l'analyse a montré qu'il n'y avait en fait aucune molécule proprement métallique dans cette odeur qui n'est donc qu'une illusion. Celle-ci est créée par des réactions chimiques d'éléments organiques présents sur la peau (sueur, corps gras, etc.) au contact du métal (le composant clé le plus caractéristique s'appelle 1-octène-2-one). Odeur humaine d'épiderme qui sera associée par le cerveau au métal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces chercheurs proposent même une explication au fait que le sang ait lui aussi une odeur métallique car l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène, possède des molécules de fer. Ce qui aurait pu « faciliter » la vie des chasseurs préhistoriques dans leurs traques pour retrouver des animaux ou des adversaires blessés. En ce temps-là, on se laissait donc bien guider par le nez mais pas « au pif ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source:   Jean-Luc Nothias - &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/sciences/20061129.FIG000000023_l_argent_a_t_il_une_odeur.html"&gt;&lt;em&gt;Le Figaro &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;29.11.2006&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116479390538600588?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116479390538600588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116479390538600588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/11/largent-t-il-une-odeur.html' title='L&apos;argent a-t-il une odeur ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116456631178934713</id><published>2006-11-26T19:28:00.000+01:00</published><updated>2006-11-26T19:39:38.613+01:00</updated><title type='text'>Eloge du bon sens</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/1600/517888/208.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 249px; height: 174px;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1476/2215/320/515255/208.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Notre monde malade d’inconstance et de délaissements souffre d’une autre affection bien cruelle : l’absence de larges espaces ouverts au dialogue et au travail partagé. Où trouver une aire de réunion dans laquelle la rencontre et l’échange seraient encore possibles ? Ne pourrait-on commencer par la chercher dans le sens commun ? Ce bon sens désormais si précieux et si rare.   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Prenons les dépenses militaires par exemple. Chaque jour, le monde consacre 2,2 milliards de dollars à la production de mort. Plus précisément, le monde consacre cette fortune colossale à promouvoir de gigantesques parties de chasse où le chasseur et la proie sont de la même espèce, et dont sort vainqueur celui qui aura occis le plus grand nombre de ses congénères. Neuf jours de dépenses militaires suffiraient à procurer nourriture, éducation et soins à tous les enfants de la Terre qui en sont dépourvus.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;A priori, cette débauche financière constitue une flagrante violation du sens commun. Et a posteriori, qu’en est-il ? La version officielle justifie ce gaspillage en raison de la guerre contre le terrorisme. Mais le bon sens nous dit que le terrorisme lui en est extrêmement reconnaissant. Nul besoin d’être grand clerc pour constater que les guerres d’Afghanistan et d’Irak ont produit sur le terrorisme un considérable effet de dopage. Les guerres relèvent du terrorisme d’Etat, le terrorisme d’Etat se nourrit du terrorisme privé, et réciproquement...&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les chiffres ont été publiés récemment : l’économie américaine se redresse et croît de nouveau à un rythme satisfaisant. Selon les experts, sans les dépenses liées à la guerre en Mésopotamie, cette croissance serait nettement moins forte. En quelque sorte, la guerre contre l’Irak constitue une excellente nouvelle pour l’économie. Et pour les morts ? Le sens commun se fait-il entendre par la voix des statistiques économiques, ou par la voix de ce père meurtri, Julio Anguita (1), lorsqu’il dit : « Maudites soient cette guerre et toutes les guerres » ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les cinq plus grands fabricants et vendeurs d’armes (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France) sont les Etats qui jouissent du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Que les garants de la paix mondiale soient également les plus importants fournisseurs d’armes de la planète, n’est-ce pas une insulte au bon sens ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;A l’heure de vérité, ce sont ces cinq pays qui commandent. Ce sont également eux qui dirigent le Fonds monétaire international (FMI). La plupart d’entre eux figurent parmi les huit Etats qui prennent les décisions déterminantes au sein de la Banque mondiale. Ainsi qu’au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) où le droit de vote est prévu mais jamais utilisé.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La lutte pour la démocratie dans le monde ne devrait-elle pas commencer par la démocratisation des organismes prétendument internationaux ? Qu’en dit le sens commun ? Il n’est pas prévu qu’il émette un avis. Le bon sens n’a pas le droit de vote, et guère davantage droit à la parole.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Une grande partie des crimes les plus atroces et des pires préjudices commis sur cette planète sont perpétrés par l’entremise de ces organismes (FMI, Banque mondiale, OMC). Leurs victimes sont les « disparus » : non pas ceux qui se sont perdus dans la nuit et le brouillard de l’horreur des dictatures militaires, mais les « disparus de la démocratie ». Ces dernières années, en Uruguay, mon pays, comme dans tout le reste de l’Amérique latine et les autres régions du monde, on a vu disparaître les emplois, les salaires, les retraites, les usines, les terres, les rivières. Même nos propres enfants ont disparu, forcés d’émigrer à la recherche de ce qu’ils ont perdu, reprenant en sens inverse le chemin d’émigrants de leurs aïeux.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Le bon sens nous oblige-t-il à subir ces douleurs évitables ? A les accepter, en nous croisant les bras, comme si c’était l’œuvre fatale du temps ou de la mort ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Acceptation, résignation ? Force est d’admettre que, peu à peu, le monde devient moins injuste. Pour prendre un exemple, la différence entre le salaire de la femme et celui de l’homme n’est certes plus aussi abyssale qu’autrefois. Mais, au train où vont les choses, c’est-à-dire pas bien vite, l’égalité salariale entre hommes et femmes aura lieu dans 475 ans ! Que conseille le bon sens ? D’attendre ? Il n’existe aucune femme, à ma connaissance, qui pourrait vivre aussi longtemps...&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La véritable éducation, celle qui émane du bon sens et qui mène au bon sens, nous enseigne à lutter pour récupérer ce qu’on nous a usurpé. L’évêque catalan Pedro Casaldaliga (2) a une longue expérience des années passées dans la forêt brésilienne. Et il dit que, s’il est vrai qu’il vaut mieux enseigner à pêcher qu’offrir un poisson, en revanche, rien ne sert d’enseigner la pêche si les rivières ont été empoisonnées ou vendues.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pour faire danser les ours dans les cirques, le dompteur les dresse : au rythme de la musique, il leur frappe la croupe à l’aide d’un bâton hérissé de pointes. S’ils dansent correctement, le dompteur cesse de les battre et leur donne de la nourriture. Sinon, la torture continue, et, la nuit tombée, les ours retournent dans leurs cages le ventre vide. Par peur, peur des coups, peur de la faim, les ours dansent. Du point de vue du dompteur, cela n’est que pur bon sens. Mais du point de vue de l’animal brisé ?&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Septembre 2001, New York. Lorsque l’avion éventra la seconde tour, et que celle-ci commença à craquer puis à s’effondrer, les gens se sont précipités en dévalant à toute vitesse les escaliers. Les haut-parleurs ont alors intimé l’ordre à tous les salariés de retourner à leur poste de travail. Quels sont ceux qui ont agi avec bon sens ? Seuls ceux qui ont désobéi eurent la vie sauve.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Pour nous sauver, se rassembler. Comme les doigts d’une même main. Comme les canards d’une même volée.&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Technologie du vol collectif : le premier canard se lance et ouvre la voie au second, qui indique le chemin au troisième, et l’énergie du troisième fait s’envoler le quatrième, qui entraîne le cinquième, et l’élan du cinquième provoque l’envol du sixième, qui donne de la force au septième...&lt;/p&gt;   &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Lorsque le canard éclaireur se fatigue, il rejoint la queue de l’essaim et laisse sa place à un autre, qui monte au sommet de ce V inversé que les canards dessinent dans l’air. Tous prendront à tour de rôle la tête et la queue du groupe. D’après mon ami Juan Díaz Bordenave (3), qui n’est pas « palmipédologue » mais qui s’y connaît, aucun canard ne se prend pour un supercanard s’il vole devant, ni pour un sous-canard s’il est en queue. Les canards, eux, n’ont pas perdu leur bon sens.&lt;/p&gt; &lt;span style=";font-family:arial narrow,arial,helvetica,sans-serif;font-size:100%;"  &gt;        &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Source: Eduardo Galeano &lt;span style="font-style: italic;"&gt;- &lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/GALEANO/11491"&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/a&gt;  (Ecrivain uruguayen. Auteur, entre autres, de Sens dessus dessous. L’école du monde à l’envers, Homnisphères, Paris, 2004.)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116456631178934713?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116456631178934713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116456631178934713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/11/eloge-du-bon-sens.html' title='Eloge du bon sens'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116387289794863142</id><published>2006-11-18T18:40:00.000+01:00</published><updated>2006-11-22T11:55:04.520+01:00</updated><title type='text'>Blogosphère, blogosphère est-ce que  ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/arletty.2.gif"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/arletty.2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il ne s'agit pas de la réplique d'anthologie du chef d'oeuvre de Marcel Carné mais d'une expérience originale en cours. La blogosphère est-elle réelle ? Quelle gueule a-t-elle au juste ?&lt;br /&gt;Pour essayer de répondre à cette question, un premier test de viralité pure de la blogosphère francophone, une démarche empirique a été lancé le 16 novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La blogosphère est-elle un mythe? Quelle puissance virale est la sienne ? Existe-t-elle ailleurs que dans l’imaginaire de quelques papes des blogs ? La blogosphère a-t-elle pour seule demeure Technorati ? C'est ce que se demande &lt;a title="Blogospherus" href="http://www.blogospherus.net/" target="_blank"&gt;Blogospherus&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe est simple : "&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Un premier message est déposé sur un blog. Aucune autre forme de publicité sera faite pour indiquer l’existence de Blogospherus. A partir de cette unique bouteille jetée sur cet unique blog, chaque blogueur découvrant ce message devient libre d’être un connecteur. Il peut signaler son existence à Blogospherus, il peut signaler l’existence de Blogospherus&lt;/span&gt;" explique Blogospherus.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Tout repose sur le système du &lt;strong&gt;Trackback&lt;/strong&gt;, instrument de la connectivité blogosphérique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour signaler son existence à Blogospherus, un blogueur poste un message sur son blog annonçant l’existence de Blogospherus, et envoyant un trackback vers ce message :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.blogospherus.net/wp-trackback.php?p=3"&gt;http://www.blogospherus.net/wp-trackback.php?p=3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;"&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Chaque lecteur de ce nouveau message, s’il est blogueur lui-même, peut alors continuer la chaîne des connecteurs. L’expérience permettra de visualiser, par la succession des trackbacks, le chemin blogosphérique parcouru par le message originel. Une cartographie de ce chemin sera enfin construite, menant d’un blog à l’autre, reconstituant l’espace blogosphérique viral du Web francophone&lt;/span&gt;" précise Blogospherus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience a eu comme &lt;a href="http://blog.tcrouzet.com/2006/02/16/reagissez/#comment-2759"&gt;point de départ&lt;/a&gt; le blog de &lt;a href="http://blog.tcrouzet.com/2006/11/18/bouteille-a-la-mer/trackback/" target="_blank"&gt;Thierry Crouzet&lt;/a&gt; sans qu'il y soit pour quelque chose. Personne ne peut mesurer évidemment l’impact qu’aura ce test mais tarte à la crème 2.0 ou authentique approche "d'intelligence alter-connective " gageons qu'il rejoindra Arletty dans les anals du web. "&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;L’avenir n’est pas écrit&lt;/span&gt;". "&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le temps des connecteurs est arrivé"&lt;/span&gt; et nous avons tous besoin de rêve et de poésie pour agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116387289794863142?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116387289794863142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116387289794863142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/11/blogosphre-blogosphre-est-ce-que.html' title='Blogosphère, blogosphère est-ce que  ...'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116375232137894423</id><published>2006-11-17T09:22:00.000+01:00</published><updated>2006-11-17T09:49:57.293+01:00</updated><title type='text'>Chirac, la bonne blague</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/20020801.OBS4185.2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/400/20020801.OBS4185.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce n'était donc que ça, Chirac ? Un brave gars, un peu déplacé sous les ors de la République. Un agité sur commande, manipulé par ses conseillers successifs. Une machine à conquérir le pouvoir pour le pouvoir, sans trop savoir qu'en faire ensuite. Un robot programmé pour tuer ses concurrents et ses compagnons, mais tellement attentionné pour les copains et les électeurs de Corrèze. Une erreur de casting, en somme. Une absence, un blanc de douze ans dans l'histoire de France. Voilà ce qui ressortait des deux soirées, proposées par Patrick Rotman sur France 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le montage des témoignages d'une brochette d'anciens dignitaires de la Ve République, victimes, amis et séides mélangés, composait le récit d'un étrange festival de meurtres compulsifs, de gaffes attendrissantes et de rendez-vous manqués. Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel, interrogé sur ce qui restera du bilan de Chirac, et demandant sans honte à son intervieweur, comme pris de court par une impossible question : vous pouvez m'aider ? Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée de Mitterrand, racontant comment, pendant la cohabitation, Chirac avait failli appeler Mitterrand «&lt;em&gt;mon général&lt;/em&gt;», avant de se reprendre. Moscovici, ancien ministre cohabitationniste de Jospin, racontant comment, en visite en Russie, il ne savait quoi inventer pour éviter la corvée de visite du musée de l'Ermitage avec le couple Chirac. Il finit par prétexter, auprès de Bernadette, qu'il n'a «&lt;em&gt;plus rien à [se] mettre&lt;/em&gt;» . Alors, Chirac : si vous voulez que je vous prête une chemise...Plutôt que les récits eux-mêmes, et le commentaire de Patrick Rotman, le plus étonnant, le plus terrible, était, dans la bouche des interviewés, l'absence totale de respect pour l'(encore) Président. Vieux barons (Messmer, Pasqua, Séguin ou Guéna), ou socialistes plus ou moins jeunes, témoins de la période plus récente, on les eût dit rassemblés par la jubilation commune de raconter une bonne blague faite à la France. Allez, Françaises, Français, citoyens, camarades, compagnons, il est l'heure de s'attabler et de cracher le morceau : on vous mène en bateau depuis quarante ans. Celui que vous avez pris successivement pour un bulldozer, un facho, un tueur, le rédacteur de l'«appel de Cochin», ou le réducteur de la fracture sociale, celui que vous prenez aujourd'hui pour votre président de la République, eh bien, il est temps d'avouer comme il nous a fait rire, et frissonner, avec son culot, ses plaisanteries, ses exploits, ses gaffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un documentaire réussi, ce n'est pas seulement la somme de ses révélations. C'est un ton, une couleur. Et le documentaire de Patrick Rotman resplendissait d'un étrange éclat de rire jaune, de bouche en bouche. Le rire rauque permanent de Philippe Séguin. Les cruels rires rentrés de Pasqua. La jubilation de l'ancien conseiller Jean-François Probst, vedette incontestée du montage, à imiter Chirac et Pasqua. Cette toile de fond, les bordées d'injures de la Chiraquie venaient la parsemer de quelques taches de couleur. Chirac Premier ministre, à propos du ministre de l'Intérieur Poniatowski : &lt;em&gt;«Gros Cul, il fait péter l'emmerdomètre.»&lt;/em&gt; Pasqua, à propos de l'arrivée de Balladur dans les instances dirigeantes du RPR :&lt;em&gt; «On vient de se récolter un sacré casse-couilles.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel documentaire, diffusé sur une grande chaîne, à 20 h 50, est sans précédent en France, s'agissant du Président en exercice. Qu'on imagine la même opération à la fin des règnes de Mitterrand ou Giscard : impensable. Pour ne rien dire de De Gaulle. Ce ton de dévoilement était jusqu'alors caché au creux des livres politiques, de Zemmour à Giesbert. Il fallait aller le découvrir en solitaire, dans la secrète expédition de la lecture, tandis que le JT, pour la galerie, maintenait debout la solennelle façade de la République Potemkine : le Président est arrivé hier soir à Pékin, il a eu un entretien de trois quarts d'heure avec son homologue, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, le lendemain, le JT de la même chaîne proposait le clip habituel sur le voyage en Chine du héros rotmanien. Lancement agencier de Pujadas ­ «&lt;em&gt;Le président de la République a notamment rencontré les entrepreneurs français installés sur place&lt;/em&gt;» ­, plans sempiternels de bains de foule, toujours sans le son, pour ne pas risquer de capter les énormités chiraquiennes, commentaires pravdaïesques de l'envoyée spéciale ­ «&lt;em&gt;Toujours le même objectif : entretenir et resserrer les liens avec la Chine&lt;/em&gt;» ­, extraits de la conférence de presse présidentielle ­ «&lt;em&gt;Construire ensemble un monde harmonieux, un monde de paix, un monde de sécurité collective&lt;/em&gt;» ­ et en point d'orgue, ce «&lt;em&gt;plateau&lt;/em&gt;» de l'envoyée spéciale : «&lt;em&gt;Jacques Chirac s'inquiète en privé du raidissement actuel de la Chine vis-à-vis des droits de l'homme et de liberté de la presse, mais il considère qu'il s'agit d'un avatar qui sera bientôt dépassé, dans l'histoire d'une grande démocratie qui se cherche.&lt;/em&gt;» Rassurez-vous, bonnes gens : les inquiétudes «&lt;em&gt;en privé&lt;/em&gt;» resteront «&lt;em&gt;privées&lt;/em&gt;». Les yeux encore embués des révélations des soirs précédents, on rêvait que Pujadas interrompe l'envoyée spéciale. «&lt;em&gt;Allez, Véronique, raconte-nous la vraie histoire, maintenant. Dis-nous si le président chinois a fait péter l'emmerdomètre, quels sont les vrais résultats du voyage, ce qu'il a vraiment dit sur le Tibet&lt;/em&gt;.» Mais non. Il faudra attendre dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Source:  Daniel SCHNEIDERMANN  - &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/213249.FR.php"&gt;&lt;em&gt;Liberation&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116375232137894423?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116375232137894423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116375232137894423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/11/chirac-la-bonne-blague.html' title='Chirac, la bonne blague'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116158409317386826</id><published>2006-10-23T08:13:00.000+02:00</published><updated>2006-10-23T09:00:04.773+02:00</updated><title type='text'>Qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui ?</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="200" height="166"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/6Jga7eKUmiXOS3jhS"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/6Jga7eKUmiXOS3jhS" type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="166" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xgww8_finkielkraut-et-edgar-morin"&gt;Finkielkraut et  Edgar Morin &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;source: FR3-Ce soir ou jamais : Alain Finkielkraut et Edgar Morin &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116158409317386826?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116158409317386826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116158409317386826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/10/quest-ce-qutre-juif-aujourdhui.html' title='Qu&apos;est-ce qu&apos;être juif aujourd&apos;hui ?'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-116141790187497367</id><published>2006-10-21T10:00:00.000+02:00</published><updated>2006-10-22T10:18:01.726+02:00</updated><title type='text'>Les nouvelles cibles fumeuses du paternalisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/bilde.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 217px; height: 149px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/bilde.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il fut un temps, pas si ancien, où les économistes s'accommodaient, bon an mal an, d'un modèle particulièrement simple de l'individu. Selon cette vision, la société est une collection d'individus rationnels ; le choix de chacun (en termes de consommation, d'épargne, d'éducation ou autres...) révèle ce qu'il estime le plus à même de le satisfaire, compte tenu de ses capacités financières et de ses goûts. Pour l'essentiel, ces goûts sont reconnus comme légitimes et le bien-être collectif n'est alors rien d'autre que l'agrégation des satisfactions individuelles. Dans un tel monde, une situation donnée est inacceptable seulement lorsqu'il serait possible d'améliorer la condition de certains sans pénaliser personne d'autre. Outre les considérations d'équité, le domaine d'intervention de l'Etat est alors relativement délimité, puisqu'il s'agit de corriger les seules situations où la coordination des activités individuelles n'est pas satisfaisante ; mais le critère reste la satisfaction des individus souverains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous admettaient le caractère très réducteur de l'hypothèse de rationalité individuelle. Mais beaucoup revendiquaient cette extrême rigidité méthodologique, tant elle contraignait à faire preuve d'imagination pour expliquer, dans un tel corset, des phénomènes apparemment peu rationnels. Surtout, la cohérence de son cadre conceptuel articulait de manière limpide un modèle descriptif des comportements individuels et une théorie normative de l'action publique. Las ! ce bel échafaudage intellectuel est en train de s'effondrer sans que l'on puisse encore voir ce qui le remplacera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement rapide des recherches à l'interface de la psychologie et de l'économie a mis en évidence de multiples violations de ce modèle du choix rationnel. Dans de nombreuses situations, des choix individuels ne sont «clairement» pas dans le meilleur intérêt de celui qui effectue ces choix. Par exemple, de nombreux fumeurs s'expriment en faveur d'une hausse des taxes sur le tabac, manifestant ainsi un désir de se «lier les mains» pour moins fumer, à la manière d'Ulysse exigeant de ses marins qu'ils l'attachent au mât du bateau, afin de pouvoir entendre le chant des sirènes sans céder à leurs irrésistibles appels. Dans cet exemple, l'individu en appelle à la société (le fisc ou les marins) pour pallier la défaillance future de sa volonté, dont il anticipe à la perfection les funestes conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendre compte de ce type de comportement, mais aussi de nombreuses autres formes d'incohérence temporelle, nécessite de s'écarter du modèle de l'individu souverain, maître de ses choix. Longtemps cantonnée aux marges de l'analyse économique, l'étude de ces situations occupe peu à peu un rôle de plus en plus central, reconnu par l'attribution du Nobel d'économie 2002 à Daniel Kahneman et à Vernon Smith. Même s'il est encore trop tôt pour parler de nouveau paradigme, la boîte de Pandore des irrationalités est bel et bien ouverte, ce qui ne va pas sans poser d'innombrables questions. En particulier, peut-on encore parler de satisfaction individuelle ? Qui est le plus légitime : Ulysse froidement calculateur, celui qui hurle à ses marins de le détacher, ou encore celui qui les remercie, après coup, de ne pas l'avoir fait ? Et que faire de ceux, moins sophistiqués, qui n'anticiperaient pas leurs défaillances et se laisseraient ballotter au gré de leurs goûts instables ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on ne s'y trompe pas : bien loin de se réduire à un débat de théoriciens, ces réflexions sont au coeur de nombreux débats sur la légitimité de certaines politiques publiques. En effet, à l'aune de quels critères évaluer le succès de telle ou telle mesure censée améliorer le bien-être des membres de la société si ceux-ci changent de goûts ? Il devient alors impossible de ne pas être paternaliste, car il faut bien choisir de privilégier l'un des Ulysse et décider en son nom de ce que doivent faire les autres. C'est d'ailleurs le fondement du «paternalisme libéral» défendu par certains : si les choix individuels sont imparfaitement rationnels, il convient de jouer de ces irrationalités pour orienter les comportements dans «le bon» sens. En contribuant à la fondation, même bancale, des politiques publiques paternalistes, les économistes s'inscrivent ainsi résolument dans l'air de leur temps : qu'il s'agisse des campagnes contre l'obésité, l'alcool, le tabac ou les autres drogues ou en faveur de loisirs culturels plus exigeants que la télévision, la lutte contre les comportements jugés «néfastes» semble de plus en plus acceptée par l'opinion publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est ainsi de l'interdiction de fumer dans les espaces publics, qui sera imposée par décret, interdiction dont les rares opposants sont vus comme particulièrement ringards (les débitants de tabac). On sent bien que cette victoire de l'hygiénisme n'est qu'une première bataille gagnée et que la guerre continuera tant que certains individus persisteront à fumer dans le secret de leur intimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, vous avez remarqué ? Tous ces mauvais comportements qui sont la cible du nouveau paternalisme ­ et dont il convient de guérir ceux qui en sont, bien malgré eux, les auteurs ­ sont souvent le fait des plus démunis. Drôle de manière d'aider les «pauvres gens»...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;source: Pierre-Yves GEOFFARD - &lt;a href="http://www.liberation.fr/opinions/chronique/rebonds/economiques/209302.FR.php"&gt;Libération&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-116141790187497367?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116141790187497367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/116141790187497367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/10/les-nouvelles-cibles-fumeuses-du.html' title='Les nouvelles cibles fumeuses du paternalisme'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-115909510194135386</id><published>2006-09-24T12:45:00.000+02:00</published><updated>2006-09-24T15:12:12.926+02:00</updated><title type='text'>Externalités positives 1.0</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/BEE.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 222px; height: 167px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/BEE.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Web 2.0 agit comme le révélateur d’une réalité préexistante. La plupart des modèles économiques aujourd’hui s’appuient déjà sur la prédation d’externalités positives (&lt;a href="http://multitudes.samizdat.net/La-revanche-des-externalites.html"&gt;Yann Moulier-Boutang&lt;/a&gt;), et donc sur les richesses non prises en compte par le marché et les prix. Le capital s’appuie toujours sur le gratuit pour ouvrir de nouveaux territoires au payant, en cueillant les fruits d’une abondance naturelle ou sociale. Yann M-B évoque &lt;em&gt;“l’économie pollen”&lt;/em&gt;, à  partir de l’exemple de l’économiste anglais &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/James_Meade"&gt;James Meade&lt;/a&gt; sur le &lt;em&gt;business model&lt;/em&gt; de l’apiculteur: les abeilles butinent gratuitement les fleurs du champ voisin et grâce à cela peuvent produire du miel. Tenter de faire payer l’apiculteur pour l’usage des fleurs conduirait très sûrement à la faillite de celui-ci, à la destruction des ruches, à la disparition du miel des rayons…. et à celle des fleurs, que les abeilles ne polléniseraient plus. L’enseignement de la fable? Vouloir systématiquement “faire payer” peut conduire à la ruine collective.&lt;br /&gt;Cette logique économique est omniprésente. Sans temps libre, pas d’entertainment ou de tourisme de masse. Sans désir de communication orale entre les gens, pas d’industrie des télécoms. Les modèles des médiateurs de l’information fonctionnent selon ce schéma depuis longtemps. Un journaliste professionnel, par exemple, collecte des faits (gratuits), des citations (gratuites) en utilisant le temps donné (gratuitement) par une foule de gens. Puis il en fait un produit commercialisable. Quand un journaliste sérieux titulaire d’un carte de presse avec sa bobine dessus interviewe quelqu’un, il est payé. Pas l’interviewé. Furieusement web 2.0, &lt;em&gt;indeed&lt;/em&gt;. Est-ce si critiquable? Sauf à considèrer que les journaux qui rémunérent leurs sources pour obtenir leur histoire en exclu (au risque de les inciter à mentir ou biaiser) sont des modèles de vertu, on peut douter. &lt;p&gt;Selon cette analyse, l’important n’est donc pas en soi la valorisation marchande du travail coopératif gratuit mais la façon dont le capital traite sa “ressource” gratuite, jusqu’à la détruire (TF1 cherche seulement à cultiver des neurones, quitte à les épuiser et à susciter la &lt;a href="http://1libertaire.free.fr/BStiegler01.html"&gt;misère symbolique&lt;/a&gt;) ou en la fertilisant. On a déjà l’habitude de ce mode de raisonnement en matière d’environnement, bien moins dans le domaine de l’esprit, où manque encore une écologie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;source: &lt;a href="http://caveat.ouvaton.org/2006/08/18/web-20-bashing-et-lexploitation-de-linternaute-par-linternaute/"&gt;Caveat Emptor&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-115909510194135386?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115909510194135386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115909510194135386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/09/externalits-positives-10.html' title='Externalités positives 1.0'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-115884515842918809</id><published>2006-09-21T15:22:00.000+02:00</published><updated>2006-09-21T15:36:51.906+02:00</updated><title type='text'>Contre pied ...de nez!</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/parfum2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/parfum2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si un parfum crée incontestablement des émotions, peut-il pour autant faire l'objet d'une protection par le droit d'auteur en ce qu'il traduirait un acte de création ? Le principe d'une telle protection semblait acquis. Et, pourtant, par une décision du 13 juin 2006, la Cour de cassation vient de le remettre en cause en jugeant que « la fragrance d'un parfum, qui procède de la simple mise en oeuvre d'un savoir-faire, ne constitue pas la création d'une forme d'expression pouvant bénéficier de la protection des oeuvres de l'esprit par le droit d'auteur » (Cass. 1re ch. civ.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste des créations susceptibles d'être protégées par le droit d'auteur ne vise pas les fragrances de parfum, mais cette liste, énoncée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L.112-2), n'est pas limitative et une telle protection a été reconnue à plusieurs reprises par les tribunaux. Ainsi, dans une affaire L'Oréal récemment jugée par la cour d'appel de Paris (arrêt du 25 janvier 2006), les magistrats ont estimé qu'un parfum est susceptible de constituer une oeuvre de l'esprit protégeable par le droit d'auteur dès lors que, révélant l'apport créatif de son auteur, il est original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le « nez », simple technicien&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La notion d'originalité, bien connue du droit d'auteur, constitue donc le critère de référence même si son appréciation ne peut être que subjective. La Cour de cassation vient cependant de mettre un terme à cette tendance jurisprudentielle. En l'espèce, il s'agissait d'une salariée qui, ayant quitté son employeur dans des conditions conflictuelles, avait décidé de revendiquer des droits d'auteur sur les parfums qu'elle avait créés. L'enjeu était de taille puisque si elle avait obtenu gain de cause, la société qui l'employait aurait dû lui verser une redevance calculée sur la base des recettes d'exploitation du parfum objet du litige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute protection d'une fragrance de parfum est-elle pour autant exclue ? Si l'on raisonnait a contrario, on pourrait soutenir qu'un parfum qui ne relève pas de la « simple mise en oeuvre d'un savoir-faire » est protégeable par le droit d'auteur. Cette interprétation nous semble peu fondée, non seulement parce que le principe énoncé par la cour présente un caractère tout à fait général, mais aussi parce qu'une telle distinction apparaît délicate à opérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire la décision rendue, le « nez » qui crée un parfum est relégué au rang de simple technicien, mettant en oeuvre un savoir-faire, certes grâce à son talent mais sans accéder à la qualité d'auteur. La mise au point de ce savoir-faire s'apparenterait donc à une méthode, tout comme une recette de cuisine, qui ne bénéficie pas d'une telle protection. Il est vrai qu'étendre le droit d'auteur aux parfums s'avère extrêmement délicat. Une des difficultés provient du fait que les parfums, contrairement aux couleurs, ne font pas l'objet d'une codification ou d'une traduction verbale officiellement reconnue. Une autre difficulté serait de déterminer quels sont les parfums pouvant être considérés comme originaux, et ceux qui ne le seraient pas. Car on sait qu'en matière de droit d'auteur, le mérite ou la notoriété n'ont pas d'incidence sur le droit à la protection. Le risque serait que tous les parfums soient protégeables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une nécessaire réforme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le refus d'étendre la protection du droit d'auteur à un parfum semble justifié. Cependant, l'absence de protection par le droit d'auteur ne signifie pas que les fabricants de parfums soient démunis face aux contrefacteurs. Déjà, le nom d'un parfum est protégeable par le droit des marques et la forme des flacons constitue un modèle. De plus, une action reste possible sur le fondement de la concurrence déloyale et du parasitisme. Elle semble d'ailleurs parfaitement adaptée puisque le comportement déloyal consistera à profiter indûment des investissements réalisés par autrui dans la création d'un produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la décision rendue par la Cour de cassation apparaît particulièrement justifiée dans le cas d'espèce. Bien que cela puisse sembler surprenant, l'existence d'un contrat de travail n'entraîne pas cession des droits d'auteur du salarié, quand bien même celui-ci a réalisé ses créations dans l'exercice de ses fonctions et avec les moyens mis à disposition par son employeur. Cette règle de droit, bien souvent invoquée lorsqu'un salarié quitte son employeur en de mauvais termes, peut avoir des effets pervers si le salarié se découvre subitement une qualité d'auteur qu'il ignorait... La décision de la cour ne remet pas en cause ce principe, mais elle met en lumière, selon nous, la nécessaire réforme du droit d'auteur sur ce point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source: Héloïse Deliquiet - &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.lesechos.fr/journal20060921/lec1_competences/4472725.htm"&gt;Les Echos&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-115884515842918809?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115884515842918809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115884515842918809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/09/contre-pied-de-nez.html' title='Contre pied ...de nez!'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-115790904698937262</id><published>2006-09-10T19:21:00.000+02:00</published><updated>2006-09-10T19:36:40.226+02:00</updated><title type='text'>Vive Mai 68 !</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/Cohn-Bendit.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/Cohn-Bendit.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tous ceux qui tapent sur Mai 68, la "montée de l'individualisme", la société qui "va à vau-l'eau" et la "perte des valeurs" (famille, patrie et autres tartes à la crème), et c'est à la mode par les temps qui courent aussi bien à droite qu'à gauche, feraient bien de se souvenir que c'est la révolte des étudiants contre la vie standardisée et ennuyeuse de leurs parents dans les grandes organisations (le bureau ou l'usine) des années d'après-guerre qui a débouché sur le moyen de s'en sortir : l'informatique, Internet, la société de l'information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les jeunes chercheurs qui accaparent le réseau Arpanet mis au point en 1969 par le Pentagone pour résister à une attaque nucléaire, ce sont d'autres étudiants qui inventent le modem pour communiquer gratuitement sans passer par le serveur du département de la défense, ce sont trois révoltés qui bidouillent Unix pour relier facilement leurs ordinateurs. Autant de " ruptures" (tsoin-tsoin) par rapport aux gros machins obligatoires, uniformes, massifiés, contrôlés. Sans compter la trouvaille par Apple de l'ordinateur personnel, en lutte contre IBM, modèle, à l'époque, de l'organisation de papa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On jubilait à lire ce rappel au détour des pages du formidable livre de Daniel Cohen (Trois leçons sur la société postindustrielle, "La République des idées", Seuil, 91 pages, 10,50 €). Le "Vive 68 !", n'est pas du tout le propos du professeur de l'Ecole normale supérieure. C'est le nôtre. Mais les arguments y sont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révolte étudiante n'est pas le début du "désordre" social parce qu'avec les soixante-huitards triomphaient le laxisme et la lâcheté. Il s'agit de bien autre chose, et croire, dès lors, qu'on pourra résoudre la question sociale en rétablissant l'ordre à coups de morale et d'"autorité" est se tromper lourdement d'analyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Cohen explique que Mai 68 a été l'un des moments, dans le monde entier, de la remise en cause du capitalisme dit "fordien", né, à la fin du XIXe, autour de la figure centrale de la grande firme industrielle. Pour intégrer des ouvriers immigrés, sans qualification, ne parlant pas l'anglais, il avait fallu standardiser leurs tâches. Le modèle se révèle très efficace, il est copié partout. Puis, pour conserver les ouvriers, améliorer leur productivité et maintenir la paix sociale, les patrons décident de les payer "bien". Le social fait route commune avec l'économie.&lt;br /&gt;Au milieu des années 1960, le modèle fordien s'épuise. L'ennui des tâches, défaut constitutif, a fini par peser. Les "bons" salaires ne débouchent plus sur des gains de productivité, mais sur l'inflation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitalisme entre en crise et il commence, alors, une remise en question "systématique" des principes fordiens. Les étudiants, pointe la plus éduquée de la main-d'oeuvre, "récusent la société hiérarchisée léguée, subie, par leurs parents. L'équation "salaire égale obéissance" leur paraît inacceptable", explique Daniel Cohen. Mais la révolution étudiante, l'éveil de l'individualisme, n'est qu'un des pans de la révolution capitaliste. Celle-ci, faisant son lait de quatre autres "ruptures" (tsoin-tsoin), va déboucher sur le capitalisme qui domine aujourd'hui et qui a, finalement, démembré la firme industrielle et séparé le social de l'économie.&lt;br /&gt;Ces "ruptures" (tsoin-tsoin) sont l'informatique, qui autorise la souplesse ; la prise de pouvoir de la Bourse sur le management des entreprises ; la mondialisation, qui exacerbe la concurrence ; et la nouvelle organisation du travail. Ce dernier point est essentiel pour comprendre. La firme industrielle, agrégée en vaste conglomérat, fabriquait dans le fordisme l'essentiel de ce dont elle avait besoin. Pour se protéger du mauvais temps, la fabrique de maillots de bain produisait aussi des parapluies, s'amuse Cohen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la règle est à l'adaptabilité, la réactivité et l'optimisation des coûts en supprimant les temps morts et en sous-traitant tout ce qui peut l'être. Renault ne fabrique plus que 20 % de ses voitures contre 80 % naguère. L'actionnaire couvre ses risques en achetant une action de l'usine de maillots et une action de l'usine de parapluies. Tout le risque est porté par le salarié menacé de perdre son emploi. La solidarité du fordisme a volé en éclats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économie va bien, mais le social va mal, le divorce est prononcé. Le risque, imagine le professeur en prolongeant une hypothèse du sociologue Alain Touraine, est un grand saut en arrière pour voir le social épouser le religieux, "la religion devenant la solution à la solitude sociale". On voit déjà, au Liban et ailleurs, les partis de Dieu asseoir leur propagande sur de réels services sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désordre social a donc des causes bien plus sérieuses que le laxisme. En rester à une critique de Mai 68 et prôner un retour de " la morale" ne résoudra rien, au contraire. En appeler à l'ordre et au respect de l'autorité n'a de sens que si l'ordre est économiquement légitime et si cette autorité est respectable, sinon les esprits se tourneront peu à peu vers les seuls prêtres. L'important est, comme conclut Daniel Cohen, de faire remarcher les institutions laïques : les syndicats, les universités, les villes... Ajoutons à l'école d'apprendre aux enfants à garder l'esprit toujours libre, c'est-à-dire rebelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source: Eric Le Boucher - &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-811314,0.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22379462-115790904698937262?l=eznogood.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115790904698937262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22379462/posts/default/115790904698937262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://eznogood.blogspot.com/2006/09/vive-mai-68.html' title='Vive Mai 68 !'/><author><name>Wysiwyg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11942464643290029160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://www.afnet.fr/erick/Blog/vignette4.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22379462.post-115694481663885920</id><published>2006-08-30T15:19:00.000+02:00</published><updated>2006-08-30T15:38:08.300+02:00</updated><title type='text'>De la misère symbolique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/1600/girl_pic.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1476/2215/320/girl_pic.png" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La question politique est une question esthétique, et réciproquement :              la question esthétique est une question politique. J'emploie              ici le terme "esthétique" dans son sens le plus vaste.              Initialement, aisthésis signifie sensation, et la question              esthétique est celle du sentir et de la sensibilité              en général.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Je soutiens qu'il faut poser la question esthétique à              nouveaux frais, et dans sa relation à la question politique,              pour inviter le monde artistique à reprendre une compréhension              politique de son rôle. L'abandon de la pensée politique              par le monde de l'art est une catastrophe.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Je ne veux évidemment pas dire que les artistes doivent "s'engager".              Je veux dire que leur travail est originairement engagé dans              la question de la sensibilité de l'autre. Or la question politique              est essentiellement la question de la relation à l'autre dans              un sentir ensemble, une sympathie en ce sens.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Le problème du politique, c'est de savoir comment être              ensemble, vivre ensemble, se supporter comme ensemble à travers              et depuis nos singularités (bien plus profondément encore              que nos "différences") et par-delà nos conflits              d'intérêts.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          La politique est l'art de garantir une unité de la cité              dans son désir d'avenir commun, son individuation, sa singularité              comme devenir-un. Or un tel désir suppose un fonds esthétique              commun. L'être-ensemble est celui d'un ensemble sensible. Une              communauté politique est donc la communauté d'un sentir.              Si l'on n'est pas capable d'aimer ensemble les choses (paysages, villes,              objets, oeuvres, langue, etc.), on ne peut pas s'aimer. Tel              est le sens de la "philia" chez Aristote. Et s'aimer, c'est              aimer ensemble des choses autres que soi.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Pour autant, l'esthétique humaine a une histoire et est donc              une incessante transformation du sensible. Manet rompant avec la tradition              est la pointe d'un sentir qui n'est pas partagé par tous -              d'où les conflits esthétiques qui se multiplient à              partir du XIXe siècle. Mais ces conflits sont un processus              de construction de la sympathie qui caractérise l'esthétique              humaine, une créativité qui transforme le monde en vue              de bâtir une nouvelle sensibilité commune, formant le              nous interrogatif d'une communauté esthétique à              venir. C'est ce que l'on peut nommer l'expérience esthétique,              telle que l'art la fait - comme on parle d'expérience scientifique :              pour découvrir l'altérité du sentir, son devenir              porteur d'avenir.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Or je crois que, de nos jours, l'ambition esthétique à              cet égard s'est largement effondrée. Parce qu'une large              part de la population est aujourd'hui privée de toute expérience              esthétique, entièrement soumise qu'elle est au conditionnement              esthétique en quoi consiste le marketing, qui est devenu hégémonique              pour l'immense majorité de la population mondiale - tandis              que l'autre partie de la population, celle qui expérimente              encore, a fait son deuil de la perte de ceux qui ont sombré              dans ce conditionnement.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          C'est au lendemain du 21avril 2002 que cette question m'a en quelque              sorte sauté à la figure. Il m'est apparu ce jour-là,              dans une effrayante clarté, que les gens qui ont voté              pour Jean-Marie Le Pen sont des personnes avec lesquelles je ne sens              pas, comme si nous ne partagions aucune expérience esthétique              commune. Il m'est apparu que ces hommes, ces femmes, ces jeunes gens              ne sentent pas ce qui se passe, et en cela ne se sentent plus appartenir              à la société. Ils sont enfermés dans une              zone (commerciale, industrielle, d'"aménagements"              divers, voire rurale, etc.) qui n'est plus un monde, parce qu'elle              a décroché esthétiquement.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Le 21 avril a été une catastrophe politico-esthétique.              Ces personnes qui sont en situation de grande misère symbolique              exècrent le devenir de la société moderne et              avant tout son esthétique - lorsqu'elle n'est pas industrielle.              Car le conditionnement esthétique, qui constitue l'essentiel              de l'enfermement dans les zones, vient se substituer à l'expérience              esthétique pour la rendre impossible.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Il faut savoir que l'art contemporain, la musique contemporaine, les              intermittents du spectacle, la littérature contemporaine, la              philosophie contemporaine et la science contemporaine font souffrir              le ghetto que forment ces zones.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Cette misère n'affecte pas simplement les classes sociales              pauvres : le réseau télévisuel, en particulier,              trame comme une lèpre de telles zones partout, concrétisant              ce mot de Nietzsche : "Le désert croît." Pour              autant, tous ne sont pas exposés également à              la maladie : d'immenses pans de la population vivent dans des espaces              urbains dénués de toute urbanité, tandis qu'une              minuscule minorité peut jouir d'un milieu de vie digne de ce              nom.&lt;br /&gt;          Il ne faut pas croire que les nouveaux misérables sont d'abominables              barbares. Ils sont le coeur même de la société              des consommateurs. Ils sont la "civilisation". Mais telle              que, paradoxalement, son coeur est devenu un ghetto. Or ce ghetto              est humilié, offensé par ce devenir. Nous, les gens              réputés cultivés, savants, artistes, philosophes,              clairvoyants et informés, il faut que nous nous rendions compte              que l'immense majorité de la société vit dans              cette misère symbolique faite d'humiliation et d'offense. Tels              sont les ravages que produit la guerre esthétique qu'est devenu              le règne hégémonique du marché. L'immense              majorité de la société vit dans des zones esthétiquement              sinistrées où l'on ne peut pas vivre et s'aimer parce              qu'on y est esthétiquement aliéné.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Je connais bien ce monde : j'en viens. Et je sais qu'il est porteur              d'insoupçonnables énergies. Mais si elles sont laissées              à l'abandon, ces énergies se feront essentiellement              destructrices.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Au XXe siècle, une esthétique nouvelle s'est mise en              place, fonctionnalisant la dimension affective et esthétique              de l'individu pour en faire un consommateur. Il y eut d'autres fonctionnalisations :              certaines eurent pour but d'en faire un croyant, d'autres un admirateur              du pouvoir, d'autres encore un libre-penseur explorant l'illimité              qui résonne dans son corps à la rencontre sensible du              monde et du devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Il ne s'agit pas de condamner, bien loin de là, le destin industriel              et technologique de l'humanité. Il s'agit en revanche de réinventer              ce destin et, pour cela, d'acquérir une compréhension              de la situation qui a conduit au conditionnement esthétique              et qui, si elle n'est pas surmontée, conduira à la ruine              de la consommation elle-même et au dégoût généralisé.              On distingue au moins deux esthétiques, celle des psycho-physiologues,              qui étudie les organes des sens, et celle de l'histoire de              l'art, des formes artéfactuelles, symboles et oeuvres.              Alors que l'esthétique psycho-physiologique apparaît              stable, l'esthétique des artefacts ne cesse d'évoluer              à travers le temps. Or la stabilité des organes des              sens est une illusion en ce qu'ils sont soumis à un processus              incessant de défonctionnalisations et refonctionnalisations,              précisément lié à l'évolution des              artefacts.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          L'histoire esthétique de l'humanité consiste en une              série de désajustements successifs entre trois grandes              organisations qui forment la puissance esthétique de l'homme :              son corps avec son organisation physiologique, ses organes artificiels              (techniques, objets, outils, instruments, oeuvres d'art), et              ses organisations sociales résultant de l'articulation des              artefacts et des corps.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Il faut imaginer une organologie générale qui étudierait              l'histoire conjointe de ces trois dimensions de l'esthétique              humaine et des tensions, inventions et potentiels qui en résultent.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Seule une telle approche génétique permet de comprendre              l'évolution esthétique qui conduit à la misère              symbolique contemporaine - où, il faut bien sûr l'espérer              et l'affirmer, une force nouvelle doit se cacher, aussi bien dans              l'immense ouverture de possibles que portent la science et la technologie              que dans l'affect de la souffrance elle-même.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Que s'est-il passé au XXe siècle quant à l'affect                Au cours des années 1940, pour absorber une surproduction de              biens dont personne n'a besoin, l'industrie américaine met              en oeuvre des techniques de marketing (imaginées dès              les années 1930 par Edward Barnay, un neveu de Freud) qui ne              cesseront de s'intensifier durant le XXe siècle, la plus-value              de l'investissement se faisant sur les économies d'échelle              nécessitant des marchés de masse toujours plus vastes.              Pour gagner ces marchés de masse, l'industrie développe              une esthétique où elle utilise en particulier les médias              audiovisuels qui vont, en fonctionnalisant la dimension esthétique              de l'individu, lui faire adopter des comportements de consommation.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Il en résulte une misère symbolique qui est aussi une              misère libidinale et affective, et qui conduit à la              perte de ce que j'appelle le narcissisme primordial : les individus              sont privés de leur capacité d'attachement esthétique              à des singularités, à des objets singuliers.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Locke comprit au XVIIe siècle que je suis singulier à              travers la singularité des objets avec lesquels je suis en              relation. Je suis le rapport à mes objets en tant qu'il est              singulier. Or le rapport aux objets industriels, qui par ailleurs              se standardisent, est désormais standardisé et catégorisé              en particularismes qui constituent pour le marketing des segments              de marché tout en transformant le singulier en particulier.              Car les techniques audiovisuelles du marketing conduisent à              faire que progressivement, mon passé vécu, à              travers toutes ces images et ces sons que je vois et que j'entends,              tend à devenir le même que celui de mes voisins. Et la              diversification des chaînes est elle aussi une particularisation              des cibles - raison pour laquelle elles tendent toutes à faire              la même chose.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Mon passé étant de moins en moins différent de              celui des autres parce que mon passé se constitue de plus en              plus dans les images et les sons que les médias déversent              dans ma conscience, mais aussi dans les objets et les rapports aux              objets que ces images me conduisent à consommer, il perd sa              singularité, c'est-à-dire que je me perds comme singularité.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          Dès lors que je n'ai plus de singularité, je ne m'aime              plus : on ne peut s'aimer soi-même qu'à partir du savoir              intime que l'on a de sa propre singularité. Si notre singularité              est détruite, notre amour de nous-même est détruit.&lt;br /&gt;          Quant à l'art, il est l'expérience et le soutien de              cette singularité sensible comme invitation à l'activité              symbolique, à la production et à la rencontre de traces              dans le temps collectif.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;          L'amour propre que rend possible la singularité de l'individu,            
